XXII. Déficit nature et nécessité de reconnexion des enfants et adolescents avec les milieux naturels
Pages 383 à 396
Citer ce chapitre
- ADJIZIAN, Jean-Marc,
- AUGER, Denis,
- ROULT, Romain
- et ADJIZIAN, Jean-Marc,
- Adjizian, Jean-Marc.
- Adjizian, J.-M.
- D. Auger,
- R. Roult
- et J. Adjizian
https://doi.org/10.3917/herm.roult.2020.01.0383
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- Adjizian, J.-M.
- D. Auger,
- R. Roult
- et J. Adjizian
- Adjizian, Jean-Marc.
- ADJIZIAN, Jean-Marc,
- AUGER, Denis,
- ROULT, Romain
- et ADJIZIAN, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/herm.roult.2020.01.0383
Notes
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[1]
Ph.D., professeur au département d’Études en loisir, culture et tourisme.
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[2]
L’ouvrage de Louv est grandement inspiré par son expérience personnelle et ses observations de la société américaine. Néanmoins, les projets de recherche effectués sur le sujet dans d’autres sociétés occidentales démontrent que le phénomène est également présent à l’extérieur des États-Unis.
-
[3]
Mode de vie basé sur une préférence à une vie casanière caractérisée par le confort et la sécurité du chez-soi. En loisir, le phénomène de coconnage illustre une tendance marquée par la pratique d’activités de loisir à la maison.
-
[4]
« même si tous les éléments constitutifs d’une conservation efficace sont en place, nous ne réussirons que si le grand public s’en soucie, et il est peu probable que les individus s’en soucient suffisamment s’ils ne font plus l’expérience directe de la nature » (traduction libre)
- [5]
Depuis les années 2000, la nécessité de reconnecter les jeunes et la nature est devenue un enjeu majeur dans les sociétés occidentales. La popularisation de cette problématique découle en grande partie de la publication d’un livre de Richard Louv (2005) intitulé Last Child in the Woods : Saving Children from Nature-Deficit Disorder, ouvrage rapidement devenu best-seller. L’idée de Louv est assez simple : les changements sociaux opérés durant le dernier siècle ont créé une déconnexion entre l’être humain et la nature. Les enfants sont, selon l’auteur, les plus touchés par les répercussions de ce phénomène.
Pour illustrer son propos, Louv reprend le concept de frontière (Frontiers), utilisé à l’origine par l’historien Frederick Jackson, pour exprimer les transformations dans la relation entre l’être humain et la nature. La première frontière, celle exprimée par Jackson, est représentée par une relation utilitaire avec la nature. Elle se termine en même temps que la fin de la colonisation du territoire et de l’apparition d’une délimitation continue de la frontière américaine marquée par le recensement de 1890. La deuxième frontière est davantage caractérisée par une vision romanesque du territoire naturel et prend fin avec la disparition en 1990 du sondage annuel sur les résidents de terres agricoles, devenu obsolète alors que ces derniers ne représentaient plus que 1,9 % de la population totale (Louv, 2005). La troisième et dernière frontière, celle dans laquelle nous vivons, est fondamentalement urbaine, technologique, rationnelle et individualisée…
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