Chapitre d’ouvrage

L’œil du peintre

Pages 296 à 304

Citer ce chapitre


  • Flahutez, F.
  • et Bauchard, E.
(2024). L’œil du peintre. Pierre Mabille et le surréalisme : Une anthologie critique (1934-1952) (p. 296-304). Hermann. https://shs.cairn.info/pierre-mabille-et-le-surrealisme--9791037039484-page-296?lang=fr.

  • Flahutez, Fabrice.
  • et al.
« L’œil du peintre ». Pierre Mabille et le surréalisme Une anthologie critique (1934-1952) Hermann, 2024. p.296-304. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/pierre-mabille-et-le-surrealisme--9791037039484-page-296?lang=fr.

  • FLAHUTEZ, Fabrice
  • et BAUCHARD, Emmanuel,
2024. L’œil du peintre. In : Pierre Mabille et le surréalisme Une anthologie critique (1934-1952) Paris : Hermann. Hors collection, p.296-304. URL : https://shs.cairn.info/pierre-mabille-et-le-surrealisme--9791037039484-page-296?lang=fr.

Notes

  • [1]
    En suivant la numérotation de Mabille. I : Victor Brauner, Autoportrait [à l’œil énucléé], 1931, huile sur toile, 22 × 16,2 cm, Centre Pompidou-Musée national d’art moderne, Paris ; II : Victor Brauner, Mort de la lune, 1932, huile sur toile, 61 × 50 cm, The Menil Collection, Houston, Texas ; III : Victor Brauner, Paysage méditerranéen, 1932, huile sur toile, 65 × 80,5 cm, Centre Pompidou-Musée national d’art moderne, Paris ; IV : Victor Brauner, Le dernier voyage, 1937, huile sur bois (chêne), 13,9 × 18 cm, Centre Pompidou-Musée national d’art moderne, Paris ; V : Victor Brauner, Le monde paisible, 1927, encre sur papier filigrané, 17,2 × 11,5 cm, Centre Pompidou-Musée national d’art moderne ; VI : Victor Brauner, Les prestiges de l’air, 1934, huile sur toile, 130 × 96.5 cm (ancienne collection Albert Loeb, vendu par Christie’s Londres le 29 juin 1992), coll. part. ; VII : Victor Brauner, sans titre, 1936, crayon et encre de chine sur papier, 65,4 × 50 cm, Centre Pompidou-Musée national d’art moderne, Paris.
  • [2]
    Ces manuscrits ont été mal classés, ils se trouvent dans le dossier « La conscience lumineuse », sous la cote MAB Ms 5.
  • [3]
    Le camarade en question est le peintre espagnol Esteban Francés. Marcel Jean raconte l’exaspération d’Oscar Dominguez qui se sent en effet « poursuivi par son double ». Francés s’est installé chez lui et éprouve un certain nombre de difficultés à s’intégrer, une situation qui fait perdre patience à Dominguez et déclenche l’altercation : Marcel Jean, Au galop dans le vent, Paris, Jean-Pierre de Monza, 1991, p. 73.
  • [4]
    La rixe entre Oscar Dominguez et Francés a donné lieu à de nombreux textes de surréalistes mais celui de Mabille aura sans doute été le plus lu, notamment parce qu’il analyse l’œuvre de Brauner des années précédentes comme un ensemble de tableaux prophétiques ayant annoncé l’énucléation de l’artiste.
  • [5]
    Mabille emploie la même métaphore de l’herbier dans les tout premiers paragraphes du Miroir du merveilleux : Pierre Mabille, op. cit., 1940, p. 9.

« L’œil du peintre », Minotaure, n° 12-13, Paris, mai 1939, p. 53-56. Illustré de sept œuvres de Victor Brauner. Signé.
« L’œil du peintre », in Pierre Mabille, Jacqueline Chénieux-Gendron et Remy Laville, op. cit., p. 31-86.
Un état dactylographié corrigé, annoté et non signé dans les archives de Luc de Heusch. Trois états manuscrits partiels dans le fonds Mabille.Aux premières loges de la rixe qui coûte à Victor Brauner son œil, Pierre Mabille prodigue au peintre les premiers soins lors de cet accident qui ne relève pas pour lui d’une coïncidence. Tous les éléments de l’analyse psychologique de Brauner convergent vers cet évènement qui permet à Mabille de redéfinir la notion de hasard objectif. Il ne s’agit plus de questionner l’étrangeté ou le trouble poétique mais d’embrasser la nature éminemment prophétique de l’œuvre d’art. La mutilation de Brauner interroge également sur la contribution du regard surréaliste à l’état déplorable de la sensibilité contemporaine, tiraillée entre les avancées effrénées de la science et l’inertie des mentalités qui peinent à assimiler philosophiquement l’étendue du changement. « Tuer l’optique » pour augmenter notre conscience d’un monde qui ne se limite plus à ce que l’œil perçoit, riche d’une infinité de dimensions à explorer, autant à l’échelle du cosmos que de l’inconscient et dans lesquelles le hasard n’existe pas.La soirée du 27 août 1938 s’annonçait fort banale. La chaleur orageuse du jour continuait à peser accablante au fond des rues étroites du quartier Saint-Germain-des-Prés…


Date de mise en ligne : 14/01/2025

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