France-États-Unis, deux conceptions de l’autonomie
- Rencontre avec Alain Ehrenberg,
- Propos recueillis par Xavier Molénat
Pages 150 à 156
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- Rencontre avec EHRENBERG, Alain,
- Propos recueillis par MOLÉNAT, Xavier,
- BEDIN, Véronique,
- Rencontre avec Ehrenberg, Alain.,
- et al.
- Rencontre avec Ehrenberg, A.,
- Propos recueillis par Molénat, X.
- V. Bedin
https://doi.org/10.3917/sh.colle.2011.01.0150
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- Rencontre avec Ehrenberg, A.,
- Propos recueillis par Molénat, X.
- V. Bedin
- Rencontre avec Ehrenberg, Alain.,
- et al.
- Rencontre avec EHRENBERG, Alain,
- Propos recueillis par MOLÉNAT, Xavier,
- BEDIN, Véronique,
https://doi.org/10.3917/sh.colle.2011.01.0150
Notes
-
[1]
A. Ehrenberg, La Société du malaise. Le mental et le social, Odile Jacob, 2010.
-
[2]
R. Sennett, Les Tyrannies de l’intimité, 1977, rééd. Seuil, 1995.
-
[3]
C. Lasch, La Culture du narcissisme, 1979, rééd. Flammarion, coll. « Champs », 2008.
-
[4]
M. Mauss, « L’expression obligatoire des sentiments rituels oraux funéraires australiens », Journal de psychologie, vol. XVIII, 1921.
-
[5]
L. Dumont, Essais sur l’individualisme. Une perspective anthropologique sur l’idéologie moderne, Seuil, coll. « Points », 1991.
En France, les transformations liées à la généralisation des valeurs de l’autonomie sont vécues comme un déclin de la société et l’abandon de l’individu à lui-même. Une vision éminemment singulière… et pessimiste.En trois ouvrages qui ont ponctué la décennie 1990, le sociologue Alain Ehrenberg avait décrit en précurseur les transformations liées au déclin de la société disciplinaire et à l’émergence d’un nouvel individu. Le point de départ de sa réflexion, explique-t-il, c’est en effet que « l’on a assisté au cours des cinq ou six dernières décennies à la généralisation des valeurs de l’autonomie à l’ensemble de la vie sociale. L’autonomie, c’est-à-dire en gros les valeurs de choix, de propriété de soi et d’initiative individuelle. L’un des changements majeurs est le déplacement de toutes nos valeurs vers l’activité et l’entrée dans un type de socialité où chacun doit être l’agent de son propre changement ». Or parallèlement, comme il l’a montré dans L’Individu incertain et La Fatigue d’être soi en particulier, « tout ce qui concerne la subjectivité individuelle, les affects, les émotions, la vie psychique, voire la vie “cérébrale”, est passé au centre de la vie sociale via la santé mentale et la souffrance psychique. Nos relations sociales se donnent de plus en plus dans un langage des affects qui se distribue entre le bien de la santé mentale et le mal de la souffrance psychique ». Autrement dit, « l’autonomie telle qu’elle se donne concrètement aujourd’hui est intimement liée à la subjectivité »…
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