Conclusion
- Par Jacques Brasseul
Pages 291 à 296
Citer ce chapitre
- BRASSEUL, Jacques,
- Brasseul, Jacques.
- Brasseul, J.
https://doi.org/10.3917/arco.brass.2013.01.0291
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- Brasseul, J.
- Brasseul, Jacques.
- BRASSEUL, Jacques,
https://doi.org/10.3917/arco.brass.2013.01.0291
L’histoire économique à long terme de l’humanité peut être divisée en trois époques : celle de l’économie préhistorique basée sur la chasse et la cueillette, celle de l’économie agricole sédentaire basée sur l’élevage et la culture, celle enfin de la croissance économique moderne née en Europe au xviiie siècle et se diffusant progressivement au monde entier. Cette dernière est basée sur les échanges, les découvertes techniques et scientifiques, l’augmentation de la productivité et l’allongement de la durée de vie. Ces trois époques se sont bien sûr succédé mais elles peuvent encore se rencontrer dans le monde au début du xxie siècle depuis les peuples de chasseurs d’Amazonie ou de Nouvelle-Guinée, les paysans africains, asiatiques ou andins, et les citadins un peu partout. Les prochaines générations seront sans doute les dernières à les voir coexister, du fait de la mondialisation. On peut essayer d’établir un bilan de la période contemporaine, avant d’esquisser une prospective à travers les idées actuelles. Les points suivants résument tout d’abord les évolutions en cours :
– De même que le capitalisme financier du xviie siècle a suivi le capitalisme commercial du xvie, le capitalisme industriel des xixe et xxe siècles, serait suivi au xxie d’un capitalisme cognitif, c’est-à-dire basé sur la connaissance, une économie du savoir.
– Le secteur agraire (agriculture, élevage, exploitation des forêts, pêche) représentait 28 % de l’emploi en 1913 aux États-Unis, 41 % en France, 60 % au Japon et 12 % en Grande-Bretagne, il est passé à moins de 5 % au début d…
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