Graphie
- Par Loïc Jean-Louis
- et Anne Zribi-Hertz
Pages 141 à 146
Citer ce chapitre
- JEAN-LOUIS, Loïc
- et ZRIBI-HERTZ, Anne,
- Jean-Louis, Loïc.
- et al.
- Jean-Louis, L.
- et Zribi-Hertz, A.
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- Jean-Louis, L.
- et Zribi-Hertz, A.
- Jean-Louis, Loïc.
- et al.
- JEAN-LOUIS, Loïc
- et ZRIBI-HERTZ, Anne,
Notes
-
[1]
Groupe d’études et de recherches en espace créolophone et francophone (GEREC).
-
[2]
Les parenthèses autour du graphème gn sont expliquées plus bas. Un autre code graphique, exposé sur le site web http://creoles.free.fr/Cours/index.htm, a été créé par Marie-Christine Hazaël-Massieux.
-
[3]
Cf. Bernabé (1983), Pinalie et Bernabé (1999), Bernabé (2002, 2003), Bernabé et Colot (2010).
-
[4]
Cette solution est celle dont Govain (2020) propose l’analogue pour l’haïtien.
-
[5]
Voir aussi fiche °prépositions, note 3, pour un complément de discussion.
-
[6]
C’est aussi la solution proposée pour l’haïtien par Govain (2020, 2022).
Le martiniquais est avant tout une langue orale qui coexiste dans les départements français d’outre-mer avec le français, la langue nationale, employée dans tous les écrits formels.
Des conventions graphiques ont cependant été mises au point depuis les années 1970 à l’université des Antilles par une équipe de linguistes (GEREC-F) soucieuse de contribuer à la valorisation et à la description grammaticale des langues créoles. La graphie GEREC-F a aujourd’hui un statut semi-officiel puisque son utilisation est attendue des candidats au CAPES et à l’agrégation, option « Créole », mais se prête encore à méditation et discussion.
La graphie GEREC-F est au départ de type phonographique : elle vise une correspondance bi-univoque entre sons et graphèmes – correspondance depuis bien longtemps perturbée en français par le changement linguistique, mais dont plusieurs auteurs (Bernabé 1977a, b, 2002, 2013 ; Hazaël-Massieux 1993 ; Bernabé et Colot 2010) ont souligné qu’elle a aussi guidé la création des systèmes romans quand ils se sont détachés du latin. Le premier système envisagé (désormais : GEREC-F1, Bernabé 1977a, b) est représenté dans le tableau (I) – et c’est la base des conventions que nous adaptons dans cet ouvrage :
Des questions et problèmes posés par le principe de bi- univocité ont toutefois émergé au fil du temps (Bernabé 2013). Ainsi, la convention de transcrire la voyelle orale [a] par le graphème a et la voyelle nasale [ã] par le graphème an ne permet pas de transcrire la séquence prononcée [an] (voyelle orale + consonne nasale), qu’on entend pourtant dans certains mots, comme le nom martiniquais de l’Espagne, prononcé [εspan], et non [εspã]…
Date de mise en ligne : 25/07/2024
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