Chapitre d’ouvrage

Fiche 4

Une République de citoyens

Pages 38 à 44

Citer ce chapitre


  • Clavé, Y.
  • et Teyssier, É.
(2024). Fiche 4 Une République de citoyens. Petit Atlas historique de l'Antiquité romaine (2e éd, p. 38-44). Armand Colin. https://shs.cairn.info/petit-atlas-historique-de-l-antiquite-romaine-2e-ed--9782200639235-page-38?lang=fr.

  • Clavé, Yannick.
  • et al.
« Fiche 4 : Une République de citoyens ». Petit Atlas historique de l'Antiquité romaine, Armand Colin, 2024. p.38-44. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/petit-atlas-historique-de-l-antiquite-romaine-2e-ed--9782200639235-page-38?lang=fr.

  • CLAVÉ, Yannick
  • et TEYSSIER, Éric,
2024. Fiche 4 Une République de citoyens. In : Petit Atlas historique de l'Antiquité romaine. Paris : Armand Colin. Petit Atlas historique, p.38-44. URL : https://shs.cairn.info/petit-atlas-historique-de-l-antiquite-romaine-2e-ed--9782200639235-page-38?lang=fr.

La République est fondée en 509 av. J.-C., selon la date avancée par la tradition (mais difficilement vérifiable), quand le tyran étrusque Tarquin le Superbe est chassé de l’Urbs. Pour les Romains, la « république » (res publica) désigne deux choses : les affaires publiques (l’État avec ses institutions), et un système politique opposé à la royauté et à la tyrannie (les dirigeants sont plusieurs et ne sont pas héréditaires). Si elle n’implique aucunement la démocratie, encore moins l’égalité, elle repose en revanche sur l’idéal d’une communauté de citoyens soudés par des valeurs communes et l’envie de défendre leur territoire. Le terme de « peuple » (populus) est parfois utilisé pour désigner l’ensemble des citoyens, pauvres comme riches ; il ne désigne donc pas forcément les seuls citoyens pauvres.
La civitas, c’est-à-dire la citoyenneté ou droit de cité, est d’abord une notion juridique pour les Romains : il s’agit d’un ensemble d’individus libres (par opposition aux non-libres, c’est-à-dire les esclaves) formant une communauté de droits (politiques, juridiques) et de devoirs (service militaire, impôts), mais qui n’implique pas nécessairement le partage d’une vie en commun au sein d’une même cité. La citoyenneté romaine est en effet une citoyenneté ouverte, ce qui en fait une exception dans l’Antiquité : Rome est capable d’accorder le droit de cité à des étrangers, souvent ceux qu’elle a vaincus la veille. La citoyenneté a donc été régulièrement accordée aux peuples étrangers dès les premières conquêtes à l’époque royale, ce qui permet d’étendre plus facilement la domination de Rome à de nouveaux territoires…


Date de mise en ligne : 11/03/2025

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