20. De Thanatos à Éros, par l’énergie d’Éros
- Par Emmanuel Brassat
Pages 267 à 292
Citer ce chapitre
- BRASSAT, Emmanuel,
- Brassat, Emmanuel.
- Brassat, E.
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Notes
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[1]
Le texte de cette étude découle d’une intervention faite au colloque Place et raison de la pulsion de mort dans le schématisme de la psychanalyse, qui s’est tenu à Berlin du 7 au 10 juin 2019, organisé par les associations Freuds Agora et Psychoanalytische Bibliothek, dans le cadre de la Biennale de la psychanalyse à partir du travail de René Lew.
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[1]
Platon, Le Banquet, Œuvres complètes, vol. I, Paris, Gallimard, La Pléiade, 1950.
-
[2]
Spinoza, Éthique, Livre I, appendice, p. 104.
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[3]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », dans Essais de psychanalyse, Paris, Payot, 1981, p. 99.
-
[4]
S. Freud, « Pour introduire le narcissisme », dans La vie sexuelle, Paris, Puf, 1969, p. 81.
-
[5]
S. Freud. « Le moi et le ça », dans Essais de psychanalyse, op. cit., p. 238.
-
[6]
Ibid., note n° 5, p. 238.
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[7]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », op. cit., p. 101.
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[8]
Spinoza, Éthique, Livre III, Proposition 20, p. 201.
-
[9]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », op. cit., p. 102.
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[10]
Ibid.
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[11]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », op. cit., p. 103.
-
[12]
J. Lacan, Écrits, Paris, Le Seuil, 1966, p. 9.
-
[13]
S. Freud, « Psychologie des foules et analyse du moi », dans Essais de psychanalyse, op. cit., p. 123.
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[14]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », op. cit., p. 104.
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[15]
Hegel, Phénoménologie de l’esprit, Paris, Flammarion, 2012, p. 203.
-
[16]
Ibid., p. 204.
-
[17]
Ibid., préface, p. 80.
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[18]
Ibid.
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[19]
S. Freud, « Au-delà du principe de plaisir », op. cit., p. 101.
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[20]
Ibid., p. 105.
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[21]
Cité dans ibid., note n° 14, p. 105.
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[22]
Hegel, Phénoménologie de l’esprit, préface, op. cit., p. 95.
-
[23]
Ibid., p. 98.
-
[24]
Ibid., p. 98.
-
[25]
Ibid., p. 99.
Freud va se et nous proposer de faire un « pas de plus ». L’audace d’un pas de plus. Il opère alors par un saut dialectique qui implique quasiment d’attribuer une dimension politique propre à la vie cellulaire. Les organismes pluricellulaires ont pu en se complexifiant durer plus longtemps, et – si l’on veut transposer –, obtenir un gain de jouissance, ou, au sens de Spinoza, accroître leur conatus, leur puissance d’être. Pour cela, il y a eu une sorte de division du travail, des cellules seront restées vouées à la vie simple comme des êtres isolés et d’autres seront détachées, pour le « collectif », à la conservation, la copulation et la sexualité en naissant. La vie évoluant semble ici distribuer aux cellules des rôles sociaux bien distincts, de même que chez Hegel le conflit et l’inégalité des consciences entre elles donnent lieu à des destinées individuelles opposées, indépendance et solitude pour la mort et la guerre d’un côté, dépendance et soumission sociale pour la vie et le travail de l’autre. Dans cette division du travail cellulaire, il s’agit pour Freud alors de « fusionner temporairement pour se rajeunir l’un et l’autre ». Le récit mythologique freudien vient ici se nouer à un nœud symbolique fondamental, la conjonction des identiques dans une relation fusionnelle qui fait du deux une unicité fonctionnelle. Le mythe d’Aristophane, exposé par Platon dans Le Banquet, sera effectivement un peu plus loin convoqué. Il s’agit du récit de la réunion amoureuse des couples humains…
Date de mise en ligne : 30/10/2025
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