Chapitre 7. Pensée et mot
Pages 425 à 510
Citer ce chapitre
- VYGOTSKI, Lev Semionovitch,
- VYGOTSKI, Lev Semionovitch,
- Traduction de SÈVE, Françoise,
- Vygotski, Lev Semionovitch.
- Vygotski, L.-S.
- L. Vygotski,
- Traduction de F. Sève
https://doi.org/10.3917/disp.vygot.2019.01.0425
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- Vygotski, L.-S.
- L. Vygotski,
- Traduction de F. Sève
- Vygotski, Lev Semionovitch.
- VYGOTSKI, Lev Semionovitch,
- VYGOTSKI, Lev Semionovitch,
- Traduction de SÈVE, Françoise,
https://doi.org/10.3917/disp.vygot.2019.01.0425
Notes
-
[1]
Une des variantes d’un poème d’Ossip E. Mandelstam, L’Hirondelle. [Note de l’édition soviétique, 1982.]
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[2]
Oswald Külpe, « Sovremennaja psihologija myšlenija » (« La psychologie contemporaine de la pensée »), Novye idei v filosofii (« Nouvelles idées en philosophie »), n° 16, 1914.
-
[3]
Lev Nikolaïevitch Tolstoï, Pedagogiceškie stat’i, op. cit.
-
[4]
Hamlet, acte I, scène 5.
-
[5]
Alexandre Sergueïevitch Pouchkine, Eugène Onéguine, troisième chapitre, XXVIII.
-
[6]
En russe, « cigale » est masculin, et « libellule », féminin.
-
[7]
Et « palmier » du genre féminin.
-
[8]
En russe, « sapin » est féminin, « cèdre », masculin, et « palmier », féminin.
-
[9]
Le sens du passage et la suite du texte montrent clairement, nous semble-t-il, qu’il manque ici un membre de phrase que nous rétablissons entre crochets. Les traductions en d’autres langues vont dans le même sens.
-
[10]
Dans le premier cas, Vygotski emploie le mot russe značenie, dans le second, le mot d’origine étrangère signifikacija.
-
[11]
Par cette expression imagée de « volatilisation du langage dans la pensée », l’auteur entend, comme le montre le contexte, la modification qualitative du processus verbal dans l’acte de pensée et nullement une disparition du langage. [Note de l’édition soviétique, 1956, 1982.]
-
[12]
Il s’agit d’Istorija razvitija vysših psihičeskih funkcij (« Histoire du développement des fonctions psychiques supérieures, 1930-1931 »), texte publié dans le tome 3 des Œuvres [en russe]. [Note de l’édition soviétique, 1982.]
-
[13]
La construction de la phrase donne de bonnes raisons de supposer qu’il y a ici une coquille dans le texte russe : ob”ektivna (adjectif) au lieu de ob”ektivno (adverbe).
-
[14]
On attend ici évidemment « égocentrique » et non langage « intérieur ».
-
[15]
Citation de Watson (voir p. 182 et 183).
-
[16]
Lev Nikolaïevitch Tolstoï, Anna Karénine, cinquième partie, chapitre XVIII.
-
[17]
Ibid., quatrième partie, chapitre XIII.
-
[18]
Lev Nikolaïevitch Tolstoï, Anna Karénine, sixième partie, chapitre III.
-
[19]
Alexandre Sergueïevitch Pouchkine, poème sans titre, 1830.
-
[20]
Fiodor M. Dostoïevski, Dnevnik pisatelja (« Journal d’un écrivain »), 1873.
-
[21]
Cf. Jean Piaget, Le Jugement et le raisonnement chez l’enfant, op. cit., p. 164.
-
[22]
Lev Nikolaïevitch Tolstoï, Anna Karénine, quatrième partie, chapitre XIII.
-
[23]
En français dans le texte.
-
[24]
Auguste Lemaître, « Observations sur le langage intérieur des enfants », Archives de psychologie, 1905, t. IV, p. 5.
-
[25]
Vygotski dit bien, ici et dans les deux phrases suivantes, « signification » et non « sens ».
-
[26]
Gleb Ouspienski, Prohožie [« Les Passants »]. (Cette référence nous a été indiquée par Alexis N. Léontiev.)
-
[27]
Alexandre S. Griboïédov, Le Malheur d’avoir de l’esprit, acte Ier, scène 7.
-
[28]
Fiodor I. Tiouttchev, Silentium. (L’édition de 1956 ne donne aucune indication sur l’auteur de ces vers ni sur celui du suivant. Celle de 1982 attribue les deux premiers vers à Fet et le suivant à Goumiliov. Nous avons retrouvé ces deux vers dans le poème indiqué de Tiouttchev et le suivant chez Fet.)
-
[29]
Afanassi A. Fet, poème sans titre, 11 août 1844.
-
[30]
Alexandre S. Griboïédov, Le Malheur d’avoir de l’esprit, acte Ier, scène VII.
-
[31]
Silentium, poème déjà cité.
-
[32]
Henri Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience, Félix Alcan, Paris, 1930, p. 102.
-
[33]
Vers extraits d’un poème de Goumiliov.
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[34]
Mandelstam (voir note 1, p. 425).
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[35]
Johann W. Goethe, Faust, Première partie, « Cabinet de travail ».
-
[36]
Karl Marx, Friedrich Engels, L’Idéologie allemande, Éditions sociales, Paris, 1976, éd. intégrale, p. 28.
-
[37]
Cf. Ludwig Feuerbach, Manifestes philosophiques, PUF, « Épiméthée », Paris, 1960, Principes de la philosophie de l’avenir, p. 185.
Nous avons tenté, en exorde à notre étude, d’élucider le rapport interne existant entre la pensée et la parole aux stades les plus extrêmes du développement phylogénétique et ontogénétique. Nous n’avons trouvé au début du développement de la pensée et de la parole, dans la période préhistorique de leur existence, aucun rapport déterminé, aucune dépendance entre les racines génétiques de l’une et celles de l’autre. Il s’avère ainsi que les rapports internes entre la pensée et la parole que nous cherchions ne sont pas une grandeur originelle, donnée d’avance, qui serait la prémisse, la base, le point de départ du développement ultérieur, mais qu’eux-mêmes n’apparaissent et ne s’établissent que dans le processus du développement historique de la conscience humaine, qu’ils sont eux-mêmes non pas la prémisse, mais le produit de l’évolution de l’homme.Même au degré supérieur du développement animal – chez les anthropoïdes –, le langage qui sous le rapport phonétique ressemble tout à fait à celui de l’homme n’est nullement lié à l’intellect, lui aussi semblable à celui de l’homme. Et au degré initial du développement enfantin nous avons pu indéniablement constater l’existence d’un stade préintellectuel dans le processus de formation du langage et d’un stade préverbal dans le développement de la pensée. La pensée et la parole ne sont pas liées entre elles par une relation originelle. Cette relation apparaît, se modifie et prend de l’importance au cours de leur développement même.
Il serait cependant faux, comme nous avons essayé de l’expliquer au début de notre étude, de se représenter la pensée et le langage comme deux processus extérieurs l’un à l’autre, comme deux forces indépendantes, qui évolueraient et agiraient parallèlement ou qui se recouperaient en des points particuliers de leur trajectoire et auraient entre elles une interaction mécanique…
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