7 - Francs et Arabes au quotidien
Pages 136 à 151
Citer ce chapitre
- BALARD, Martine,
- DEMURGER, Alain
- et GUICHARD, Pierre,
- Balard, Martine.,
- et al.
- Balard, M.,
- Demurger, A.
- et Guichard, P.
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- Balard, M.,
- Demurger, A.
- et Guichard, P.
- Balard, Martine.,
- et al.
- BALARD, Martine,
- DEMURGER, Alain
- et GUICHARD, Pierre,
Notes
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[1]
Souverain chrétien mythique, régnant pour les uns en Éthiopie, pour les autres au cœur de l’Asie, et dont on espérait l’alliance pour lutter contre les Sarrasins.
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[2]
Nom donné à leur chef par les membres de la secte des Assassins.
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[3]
Le Moinestre des Croisés, au Liban, à 15 km à l’est de Byblos.
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[4]
Al-Mâzarî.
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[5]
Le dâr al-harb (« territoire de guerre ») s’oppose au dâr al-islam, communauté des croyants, ensemble des pays où règne la loi de Mahomet.
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[6]
Théologien et juriste malikite de la fin du Xe siècle, ayant joué dans l’Irak des Bouyides un rôle important de praticien et de théoricien du sunnisme.
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[7]
Il s’agit de Malik ibn Anas (711-796), juriste de la première période de l’islam, qui à Médine s’attacha à codifier la loi en usage. Il est le fondateur de l’école juridique du malikisme, censée représenter la Sunna vivante de Mahomet et de ses compagnons.
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[8]
Traité juridique malikite, composé par Sahnun au début du IXe siècle.
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[9]
Il s’agit du Kerak de Moab, dans la principauté franque d’Oultre-Jourdain. Comme les précédentes, cette tentative de Saladin, en août 1184, fut infructueuse.
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[10]
La ville fut enlevée aux Francs en 1164.
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[11]
Hûnin, sur le parallèle de Tyr. C’est le Château Neuf des Francs, qui sera donné à l’ordre militaire des teutoniques au XIIIe siècle.
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[12]
Un parasange équivaut à 5 kilomètres environ.
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[13]
Condominium fréquent en Syrie. Ce contrat de partage par moitié des fruits et revenus de l’exploitation s’appelle le contrat muqâsama.
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[14]
Ferme ou village. Il s’agit probablement d’un fief exploité au profit d’un seigneur franc d’Acre.
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[15]
Khan ou caravansérail, équivalent du fundûq ou fondaco des colonies et comptoirs marchands italiens (voir texte 3 du chapitre 8). Ici il est réservé aux seuls caravaniers musulmans, ce qui explique que les services douaniers des Francs y soient installés.
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[16]
Titre honorifique arabe réservé à des fonctions civiles.
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[17]
Les revenus des douanes sont affermés et constituent des fiefs-rentes.
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[18]
Coran, sourate 55, verset 24.
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[19]
À prendre aussi au sens moral. La réputation d’Acre, ville active, cosmopolite, n’est pas meilleure chez Ibn Djubayr que, plus tard, chez Jacques de Vitry.
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[20]
1104, mais vie siècle de l’ère musulmane fondée sur l’hégire, 622.
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[21]
La grande mosquée est devenue église et le mirhâb, une sorte d’oratoire.
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[22]
Prophète précurseur de Mahomet qui s’est adressé à la tribu arabe des Thamud.
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[23]
Bénédiction, source de grâce.
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[24]
La ville en arabe.
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[25]
Guillaume II, fils de Guillaume Ier et Marguerite de Navarre, roi de Sicile de 1166 à 1189.
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[26]
Le mot fityân est ordinairement traduit par eunuque mais l’historien Gaudefroy-Demombynes préfère lui associer la notion d’officier au sens médiéval de ce terme (exerçant un office). Toutefois, on retrouve le problème quelques lignes plus loin : qu’est-ce qu’un eunuque fityân ?
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[27]
Guillaume ne craint pas le poison !
-
[28]
Cela reprend une formulation musulmane.
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[29]
Le tremblement de terre daterait de 1179.
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[30]
Thietmar est évidemment sensible au sort de ses compatriotes, dont certains sont chevaliers. Doit-on faire remonter leur captivité à la Troisième Croisade ? À celle d’Henri VI (1196) ? Où à des événements plus récents ? Sur Thietmar, voir le document 3 du chapitre 3.
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[31]
Il s’agit de l’île de Graye ou Jazirat Firawûn, l’île de Pharaon, dans le golfe d’Aqaba, que les Latins du royaume de Jérusalem occupèrent jusqu’à la chute du premier royaume de Jérusalem. Selon la légende, Pharaon y aurait été arrêté et englouti en poursuivant Moïse.
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[32]
Ces captifs sont probablement là depuis longtemps. C’était une région de pêche, et de cueillette du corail, probablement un monopole appartenant au sultan.
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[33]
Il s’agit des musulmans originaires d’al-Andalus et du Maghreb.
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[34]
Ce ne sont peut-être pas des philanthropes ! Ces marchands de Damas, qui font toutes leurs affaires avec les Francs du littoral ont sans doute beaucoup à se faire pardonner. Comme les marchands italiens qui commercent avec les Infidèles, en somme !
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[35]
C’est la preuve que, à cette époque encore, la conversion de musulmans au christianisme n’était pas rare. Le mouvement de conversion n’était pas univoque comme on le pense souvent.
L’installation des croisés en Syrie-Palestine et les opérations de reconquête chrétienne dans la péninsule Ibérique et en Sicile fournissent l’occasion d’une découverte de l’Autre. Ibn Djubayr, qui parcourt les terres syriennes tout en proférant les malédictions rituelles à l’égard des Infidèles, ne peut s’empêcher de relever les traits positifs de l’occupation du pays par les Francs. Parallèlement, Jacques de Vitry, nommé évêque d’Acre, découvre avec étonnement le puzzle ethnique et religieux de son diocèse, tout en croyant avec un peu d’optimisme à la prochaine conversion des musulmans à la foi chrétienne.
Le prince syrien Usâma ibn Munqidh, émir de Shaizar, qui eut de nombreux contacts avec les Francs de Syrie du Nord, rapporte avec humour et étonnement un certain nombre d’anecdotes sur la conduite de ses voisins et en particulier sur leurs connaissances médicales limitées.
Ces Latins installés en Terre sainte, nous les voyons évoluer dans leur cadre de vie grâce aux découvertes archéologiques récemment effectuées par des chercheurs israéliens, qui ont mis au jour des villages et des exploitations rurales occupées par les Francs. Ils remettent ainsi en cause un schéma traditionnel, qui voulait considérer les Latins comme des citadins installés dans les villes côtières de Terre sainte. L’archéologie démontre leur installation aussi dans les régions rurales de l’intérieur, mais exclusivement dans celles occupées par des chrétiens orientaux, alors que les pays en majorité musulmans ne voient guère des croisés s’y installer…
Date de mise en ligne : 31/03/2020
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