II. L’inventaire des arts et traditions populaires : l’importance du patrimoine immatériel
- Par M. CHADLI
Pages 312 à 325
Citer ce chapitre
- CHADLI, M.,
- Sous la direction de SAOU-DUFRÊNE, Bernadette,
- Avec la collaboration de BARBIER, Benjamin,
- CHADLI, M..
- CHADLI, M.
- Sous la direction de B. Saou-Dufrêne,
- Avec la collaboration de B. Barbier
https://doi.org/10.3917/herm.saou.2016.01.0312
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- CHADLI, M.
- Sous la direction de B. Saou-Dufrêne,
- Avec la collaboration de B. Barbier
- CHADLI, M..
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- Sous la direction de SAOU-DUFRÊNE, Bernadette,
- Avec la collaboration de BARBIER, Benjamin,
https://doi.org/10.3917/herm.saou.2016.01.0312
Notes
-
[1]
Louis Massignon, « Enquête sur les corporations musulmanes d’artisans et de commerçants au Maroc », Revue du Monde Musulman, Paris, Leroux, 1924, t. 58.
-
[2]
Alfred Bel, Les industries de la céramique à Fès, Paris/Alger, Jules Carbonnel, 1918.
-
[3]
Prosper Ricard, Corpus des tapis marocains, Paris, Paul Geuthner, 1975, 3 t.
-
[4]
Jules Colombani, Souvenirs d’un disciple… (Sous le signe de Lyautey.), Meknès, L’auteur, 1953, p. 14.
-
[5]
Raymond Koechlin, « L’Art Marocain », in L’Art et les Artistes – Le Maroc Artistique, Paris, 1917, p. 7-18.
-
[6]
Édouard Pommier, « Présentation historique de la problématique du contexte (xve-xviiie siècle) », in François Furet (dir.), Patrimoine, temps, espace, patrimoine en place, patrimoine déplacé. Actes des Entretiens du Patrimoine, Paris, Fayard, 1996, p. 34-35.
-
[7]
Maryvonne de Saint Pulgent, « Ouverture des Entretiens du Patrimoine », in François Furet (dir.), Patrimoine, temps, espace, patrimoine en place, patrimoine déplacé. Actes des Entretiens du Patrimoine, Paris, Fayard, 1996 ; Manuel de normes pour la documentation des collections africaines, Paris, ICOM, 1996, p. 7.
-
[8]
Mohammed Chadli, Musée et médiation du patrimoine, la création du Musée Nejjarine des Arts et Métiers du Bois à Fès, thèse de doctorat soutenue à l’université Nice/Sophia-Antipolis, France, 19 décembre 2007.
L’inventaire du patrimoine a vu le jour au Maroc lorsque les
autorités coloniales françaises ont décidé de procéder à un travail
de collecte et d’identification des objets, exhaustif et systématique.
Il existe une littérature assez abondante sur ce sujet : il dépasserait
notre propos de l’aborder ici.
En 1915 apparaissent les deux premiers musées : le musée du
Batha à Fès et celui des Oudayas à Rabat, tous deux dédiés aux arts
et traditions populaires. Leur vocation était de servir de modèles
aux futurs musées qui allaient être érigés dans d’autres villes et dans
d’autres régions du Maroc. Elles étaient destinées à « refléter » les
richesses culturelles du pays en vue de les « préserver ». On le sait, ce
genre d’institutions servait en réalité bien d’autres ambitions : notamment la mise en évidence de la mission civilisatrice du Protectorat.
Pourtant, l’objectif déclaré de « conserver », « préserver »
« protéger »… ne va pas tarder à se heurter à une réalité pour le
moins dérangeante pour les promoteurs de ces musées. Car le Maroc
présentait à l’époque, et peut-être encore aujourd’hui, une spécificité :
le dynamisme culturel et social incontestable présidant à l’existence
de ses savoir-faire. Comment donc parvenir à faire admettre que
l’on procédait à sauvegarder un patrimoine déjà protégé par tout un
système de transmission vive des connaissances, par des langages,
des pratiques et des techniques artisanales, ayant fait – et faisant
encore – ses preuves ?Les enquêtes menées à l’époque à ce sujet montrent bien non
seulement l’efficacité de ce système mais aussi son étendue…
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