Chapitre d’ouvrage

Discours inaugural du colloque international

Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique

Pages 8 à 9

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  • Toumi, K.
(2014). Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique. Dans
  • Sous la direction de B. Saou-Dufrêne,
  • avec la collaboration de B. Barbier
Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique (p. 8-9). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.barbi.2014.01.0008.

  • Toumi, Khalida.
« Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique ». Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique, Hermann, 2014. p.8-9. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/patrimoines-du-maghreb-a-lere-numerique--9782705689285-page-8?lang=fr.

  • TOUMI, Khalida,
2014. Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique. In :
  • Sous la direction de SAOU-DUFRÊNE, Bernadette,
  • avec la collaboration de BARBIER, Benjamin,
Patrimoines du Maghreb à l’ère numérique. Paris : Hermann. Hors collection, p.8-9. DOI : 10.3917/herm.barbi.2014.01.0008. URL : https://shs.cairn.info/patrimoines-du-maghreb-a-lere-numerique--9782705689285-page-8?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.barbi.2014.01.0008


1 Mesdames et Messieurs les Professeurs d’Université,

2 Honorable assistance,

3 Je tiens tout d’abord à exprimer mes remerciements pour votre présence, aujourd’hui, parmi nous en espérant que les thématiques abordées par ce premier colloque international, que co-organisent l’Ecole nationale de conservation et de restauration des biens culturels, l’Université Paris 8 et l’Université Paris Ouest, sous l’égide du ministère de la Culture, seront à la hauteur de vos attentes relatives à la question si importante du patrimoine à l’ère numérique.

4 Cette manifestation s’inscrit pleinement dans la célébration du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie et dans le mois du patrimoine, un événement annuel dont l’impact et l’aura ne cessent de croître année après année.

5 Le ministère de la Culture et, à travers lui, l’Ecole nationale de conservation et de restauration des biens culturels, souhaitent l’établir sur le long terme dans le cadre des offres de formation universitaire, à l’instar de la licence des biens culturels lancée au titre de l’année universitaire 2012-2013 ou encore des masters de restaurateur et de conservateur programmés pour l’année 2015-2016.

6 Comment amener les patrimoines du Maghreb à réussir leur passage à l’ère numérique ? Depuis les années 80 et 90, un nouvel intérêt pour les biens culturels et notamment pour les musées est observé dans le monde. Il s’est traduit par un nombre exceptionnel de musées réaménagés ou construits, ainsi que par un accroissement significatif des collections pour lesquelles sont proposés des moyens de conservation et de valorisation diversifiés et novateurs.

7 L’Algérie ne pouvait certainement pas rester en marge de cet effort mondial de démocratisation de la culture. En 2002, un diagnostic exhaustif sur l’état du patrimoine culturel national a constitué un préalable nécessaire afin de créer les conditions pour une approche inspirée des normes internationales. Le ministère de la Culture a mené depuis une politique active de création muséale et de réhabilitation des musées existants. Ainsi la carte muséale est désormais forte de 18 musées nationaux, 5 musées régionaux, 24 musées de site et un centre d’interprétation, soit au total 48 institutions culturelles et patrimoniales. Dans le cadre des programmes quinquennaux 2005-2009 et 2010-2014, sont en outre inscrites 45 nouvelles opérations de création muséale réparties sur l’ensemble du territoire national.

8 Un projet culturel d’une telle envergure ne peut aboutir sans être accompagné d’un développement des filières de formation appropriées pour l’utilisation de l’outil numérique. L’Ecole nationale de conservation et de restauration des biens culturels, établissement de formation supérieure nouvellement créé, prend pleinement en compte cette exigence dans le cadre de la formation initiale de niveau licence et master.

9 La complexité et la diversité des tâches d’inventaire des biens culturels matériels et de base de données des biens immatériels sur un territoire national de plus de 2,5 millions de km2 l’imposent. Inscrire notre patrimoine durablement dans l’ère numérique permet désormais d’imaginer une mise en réseau collaborative des inventaires et de la documentation, avec des bases de données qui dépassent le niveau des établissements et s’agrègent au niveau national, voire à l’échelle du Maghreb et de la Méditerranée.

10 Se posent également la question de l’indexation des collections informatisées et celle des modalités de collaboration documentaire entre institutions et entre pays.

11 Il va sans dire que l’inventaire du patrimoine culturel matériel et immatériel et le classement des biens culturels mobiliers et immobiliers constituent, pour chaque nation, et notamment pour nous Algériens, des actes souverains de construction, de restauration et de consolidation de l’identité nationale.

12 Outre la question centrale de l’inventaire, le colloque se propose d’orienter la réflexion et les débats sur les finalités des sites web des institutions patrimoniales ou encore sur les conséquences de l’utilisation des ressources numériques. Alors que le chantier de la numérisation des collections des musées d’Algérie est en cours, il est plus que jamais utile de confronter nos points de vue.

13 Soyez les bienvenus en Algérie et grand succès à vos travaux.


Date de mise en ligne : 20/01/2026

https://doi.org/10.3917/herm.barbi.2014.01.0008