Chapitre d’ouvrage

XV. La vaccination contre la rage

Pages 307 à 335

Citer ce chapitre


  • Morange, M.
(2022). XV. La vaccination contre la rage. Pasteur (p. 307-335). Gallimard. https://shs.cairn.info/pasteur--9782072729041-page-307?lang=fr.

  • Morange, Michel.
« XV. La vaccination contre la rage ». Pasteur, Gallimard, 2022. p.307-335. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/pasteur--9782072729041-page-307?lang=fr.

  • MORANGE, Michel,
2022. XV. La vaccination contre la rage. In : Pasteur. Paris : Gallimard. NRF Biographies, p.307-335. URL : https://shs.cairn.info/pasteur--9782072729041-page-307?lang=fr.

Notes

  • [1]
     Antonio Cadeddu, Les Vérités de la science. Pratique, récit, histoire : le cas Pasteur, ch. 5, Università di Cagliari, 2003, et G. L. Geison, The Private Science of Louis Pasteur, op. cit., ch. 7-9.
  • [2]
     Œuvres, t. VI, p. 579-586.
  • [3]
     Ibid., p. 586-589.
  • [4]
     Ibid., p. 741-747.
  • [5]
     Ibid., 10 août 1884, p. 590-602.
  • [6]
     Voir ci-dessus, chapitre XII.
  • [7]
     Voir ci-dessus, chapitre XIV.
  • [8]
     Œuvres, t. VI, p. 753-758.
  • [9]
     Ibid., p. 857-858.
  • [10]
     Corr., t. III, 29 mai 1884, p. 418.
  • [11]
     Œuvres, t. VII, p. 372-374.
  • [12]
     Corr., t. III, 4 août 1884, p 435-437.
  • [13]
     Ibid., 20 décembre 1884, p. 446-448.
  • [14]
     Corr., t. IV, 12 avril 1885, p. 17-19.
  • [15]
     Corr., t. IV, 21 avril 1885, p. 19.
  • [16]
     A. Besson, Louis Pasteur, aventurier de la science, op. cit., partie 7, ch. 3.
  • [17]
     Voir ci-dessus, chapitres II et III.
  • [18]
     Œuvres, t. VII, jeudi 10 décembre 1885, p. 391-403, citation p. 402-403.
  • [19]
     Œuvres, t. VI, p. 603-610.
  • [20]
     Ibid., p. 610-612.
  • [21]
     A. Cadeddu, Les Vérités de la science, op. cit., ch. 5, et G. L. Geison, The Private Science of Louis Pasteur, op. cit., ch. 7-9.
  • [22]
     Voir ci-dessus, chapitre XII.
  • [23]
     G. L. Geison, The Private Science of Louis Pasteur, op. cit., ch. 7-9.
  • [24]
     Corr., t. III, 22 septembre 1884 ; réponse de Pedro II le 19 octobre 1884, p. 438-439.
  • [25]
     Corr., t. IV, p. 12-13, 23 février 1885.
  • [26]
     Jean Théodoridès, Histoire de la rage, Masson, 1986.
  • [27]
     André Soubiran et Jean Théodoridès, Guillotin et la rage : un mémoire inédit, communication présentée à la séance du 21 novembre 1981 de la Société française d’histoire de la médecine et parue dans Histoire des sciences médicales, t. XVI, no 4, 1982, p. 227-238.
  • [28]
     A. Loir, À l’ombre de Pasteur, op. cit.
  • [29]
     Œuvres, t. VI, p. 637-652.
  • [30]
     F. Dagognet, Méthodes et doctrine dans l’œuvre de Pasteur, op. cit., ch. 6.
  • [31]
     Ibid.
  • [32]
     Richard E. Weisberg et Bert Hansen, « Collaboration of Art and Science in Albert Edelfelt’s Portrait of Louis Pasteur : The Making of an Enduring Medical Icon », Bulletin of the History of Medicine, vol. 89, no 1, 2015, p. 59-91.
  • [33]
     Œuvres, t. VI, p. 741-747.
  • [34]
     Voir ci-dessus, chapitre XIV.
  • [35]
     Voir ci-dessous, chapitre XVI.
  • [36]
     Corr., t. IV, 13 juillet 1885, p. 26-27.

Le 25 février 1884, Pasteur informa l’Académie des sciences et l’Académie de médecine qu’il avait réussi à atténuer le virus de la rage, ce qui ouvrait ainsi la voie à la production d’un vaccin. En mai, puis en août de la même année, il dévoila la méthode d’atténuation, mais il fallut attendre plus d’un an (octobre 1885) pour qu’il annonçât aux mêmes académies qu’il avait vacciné avec succès un enfant alsacien du nom de Joseph Meister, mordu par un chien enragé, et appliqué depuis peu le même traitement à un jeune berger franc-comtois sévèrement blessé en défendant ses camarades contre les attaques d’un autre chien enragé. Entre février 1884 et juillet 1885, date de la vaccination de Meister, rien d’essentiel ne survint en apparence dans son laboratoire sur le front de la rage. En réalité, en parallèle à ses activités « mondaines », Pasteur, secondé par Émile Roux, et avec l’aide d’Adrien Loir et d’Eugène Viallat, effectua un extraordinaire « bricolage » pour mettre au point le premier vaccin antirabique. C’est ce bricolage, encore mal connu malgré les travaux d’Antonio Cadeddu et de Gerald Geison, qui va nous intéresser tant il est révélateur de la véritable méthode pasteurienne.
Pasteur ne débuta pas sa communication de février 1884 par des annonces retentissantes. Il avait porté le nombre de chiens réfractaires à la rage de quatre à vingt-trois. Il avait également complété la localisation du virus dans l’organisme en prouvant que l’on pouvait infecter un animal avec un broyat de nerfs ou de glandes maxillaires…


Date de mise en ligne : 12/01/2023

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