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Une figure de la passion : l'adolescence à l'œuvre

Pages 87 à 101

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  • Gutton, P.
(2001). Une figure de la passion : l'adolescence à l'œuvre. Dans
  • J. Aïn
Passions : Aliénation et liberté (p. 87-101). érès. https://doi.org/10.3917/eres.ain.2001.01.0087.

  • Gutton, Philippe.
« Une figure de la passion : l'adolescence à l'œuvre ». Passions Aliénation et liberté, érès, 2001. p.87-101. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/passions--9782865869565-page-87?lang=fr.

  • GUTTON, Philippe,
2001. Une figure de la passion : l'adolescence à l'œuvre. In :
  • AÏN, Joyce,
Passions Aliénation et liberté. Toulouse : érès. Hors collection, p.87-101. DOI : 10.3917/eres.ain.2001.01.0087. URL : https://shs.cairn.info/passions--9782865869565-page-87?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/eres.ain.2001.01.0087


Notes

  • [*]
    Philippe Gutton, psychiatre, psychanalyste.
  • [1]
    P. Jeammet, « Actualité de l’agir », Nouvelle Revue de psychanalyse, 31, 1985, p. 201-222.
  • [2]
    A. Green, Narcissisme de vie et narcissisme de mort, Paris, Payot, Éd. de Minuit, 1983.
  • [3]
    P. Gutton, « La passion est d’enfance », Cliniques méditerranéennes, 23-24, 1989, p. 227-236.
  • [4]
    Clérambault, Les Psychoses passionnelles, 1921, p. 345.
  • [5]
    J. Gagey, « La passion : variations topologiques », Cliniques méditerranéennes, 23-24, 1989, p. 215-225.
  • [6]
    N’est-ce pas la perversion affective souvent définie par Christian David ?
  • [7]
    P. Gutton, Le Pubertaire, Paris, puf, 1991 ; Adolescens, Paris, puf, 1996 ; Psychothérapie et adolescence, Paris, puf, 1999.
  • [8]
    J’ai développé l’exemple de Thérèse de Lisieux : enfant passionnée par sa sœur aînée Pauline, à laquelle elle adressa son autobiographie en tant que supérieure du carmel de Lisieux où elle s’était retirée, Cliniques méditerranéennes, op. cit.
  • [9]
    Le Titus de Racine aurait guéri de sa passion pour Bérénice en entrant, à la mort de l’empereur son père, dans l’histoire de sa succession.
  • [10]
    R. Gori, « La passion : une folie au féminin », Cliniques méditerranéennes, 23-24, 1989, p. 11-27.
  • [11]
    Concernant l’opposition dialectique adolescente entre processus d’idéalisation parentale et idéal, voir P. Gutton : « Avoir la masculinité du père », Adolescence, 7, 1, 1989, p. 75-79 ; « Humiliation nécessaire à l’adolescence », Bloc-note de la psychanalyse, 16, 1999, p. 55-76 ; « Le processus d’adolescence contre la toxicomanie », dans Entre dépendances et liberté, les toxicomanies, Paris, greupp, 1988, p. 81-93 ; Le Mât et la baume (sous presse).
  • [12]
    P. Jeammet, « Réalité interne, réalité externe. Importance de leur spécificité et de leur articulation à l’adolescence », Revue française de psychanalyse, 44, 34, 1980, p. 481-521.
  • [13]
    Je reprends ici ces deux concepts qualifiant l’acte créateur dans la théorisation qu’en fait A. Green : créabilité, lisibilité. Je les ai étudiés dans mon texte (sous presse) concernant l’écriture adolescente et intitulé : « Lisible, non lu ».
  • [14]
    A. Novelletto, « Crimes d’adolescents et fantasmes de réalisation magique de la maturité », Adolescence, 6, 1, 1988, p. 185-199.
  • [15]
    P. Gutton, Adolescens, quatrième partie, Paris, puf, 1996.
  • [16]
    P. Gutton, L’Adolescence et le beau, en préparation.
  • [17]
    P. Gutton, Psychothérapie et adolescence, Paris, puf, 2000.

Les concepts et adjectifs qualificatifs utilisés dans les exposés de ces deux journées font précisément penser à l’adolescence. J’introduis avec eux cette conférence :La passion est une affaire de limite entre deux sujets et nous la verrons inscrite en ses commencements dans la relation parents-enfant. Je ne dis pas une pathologie limite, mais un état où la frontière du sujet se trouve interrogée de la façon la plus violente tant au niveau de son enveloppe corporelle, sa peau, que sa contenance représentative et langagière : affaire « inter-sujet » (Kaës).
La passion serait un affect à l’état quasi pur, non ou guère associé à une représentation, tant il bloque, limite, dépasse la capacité représentative du sujet. Affect à forte trace corporelle, à grande inscription sensorielle (est-elle pour autant sensuelle ?). La violence des éprouvés qui y sont en jeu passe mal ou pas dans le langage. Oui, la passion se situe du côté du non-représenté, voire de l’irreprésentable, assurément du difficile, de l’impossible à dire. Si la relation entre sujets se localise entre chair et langage, la passion susceptible de les unir et désunir à la fois est au plus près du corps, déboutant, au moins troublant, la parole. Elle laisse sans mot. Le sujet est hanté par une ou quelques métaphores et se trouve dans l’incapacité de laisser filer sa pensée métonymique. Le manque de tiercité et, en même temps, sa douloureuse recherche caractérisent l’état passionnel.
La passion est une souffranc…


Date de mise en ligne : 01/04/2010

https://doi.org/10.3917/eres.ain.2001.01.0087

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