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III. Le Cinéma de Pascal Quignard ou les transfigurations de la présence

Pages 305 à 316

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  • Kherbi, S.
(2015). III. Le Cinéma de Pascal Quignard ou les transfigurations de la présence. Dans
  • M. Calle-Gruber,
  • J. Degenève
  • et I. Fenoglio
Pascal Quignard. Translations et métamorphoses : Avec un inédit de Pascal Quignard (p. 305-316). Hermann. https://doi.org/10.3917/herm.alvar.2015.01.0305.

  • Kherbi, Süuad.
« III. Le Cinéma de Pascal Quignard ou les transfigurations de la présence ». Pascal Quignard. Translations et métamorphoses Avec un inédit de Pascal Quignard, Hermann, 2015. p.305-316. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/pascal-quignard-translations-et-metamorphoses--9782705691073-page-305?lang=fr.

  • KHERBI, Süuad,
2015. III. Le Cinéma de Pascal Quignard ou les transfigurations de la présence. In :
  • CALLE-GRUBER, Mireille,
  • DEGENÈVE, Jonathan
  • et FENOGLIO, Irène,
Pascal Quignard. Translations et métamorphoses Avec un inédit de Pascal Quignard. Paris : Hermann. Colloques de Cerisy, p.305-316. DOI : 10.3917/herm.alvar.2015.01.0305. URL : https://shs.cairn.info/pascal-quignard-translations-et-metamorphoses--9782705691073-page-305?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/herm.alvar.2015.01.0305


Notes

  • [1]
    Paul Schrader, Transcendental Style in Film : Ozu, Bresson, Dreyer, New York, Da Capo Press, 1972, p. 10-11 (je traduis).
  • [2]
    Pascal Quignard, Petits TraitésII, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1997, p. 464.
  • [3]
    Sandro Bernardi, Antonioni. Personnage paysage, Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2006.
  • [4]
    Pascal Quignard, « Petit traité sur Méduse », in Le Nom sur le bout de la langue (1993), Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1995, p. 58.
  • [5]
    Sandro Bernardi, Antonioni…, p. 10.
  • [6]
    « Petit traité sur Méduse », in Le Nom sur le bout de la langue…, p. 61.
  • [7]
    Ibid., p. 57.
  • [8]
    André Bazin, Qu’est-ce que le cinéma ? (1958-1962), Paris, Cerf, 2011, p. 14.
  • [9]
    Sandro Bernardi, Antonioni…, p. 10.
  • [10]
    Pascal Quignard, Sur l’image qui manque à nos jours, Paris, Arléa, 2014, p. 34.
  • [11]
    Ibid., p. 29-30.
  • [12]
    « Petit traité sur Méduse », in Le Nom sur le bout de la langue…, p. 59.
  • [13]
    Sur l’image qui manque à nos jours…, p. 56-57.
  • [14]
    Pascal Quignard, L’Origine de la danse, Paris, Galilée, 2013, p. 109-110.
  • [15]
    Julien Neutres, « Roberto Rossellini », in Antoine de Baecque et Philippe Chevallier (dir.), Dictionnaire de la pensée du cinéma, Paris, PUF, 2012, p. 611.
  • [16]
    Agnès Cousin de Ravel, Chantal Lapeyre-Desmaison et Dominique Rabaté (dir.), Les Lieux de Pascal Quignard (Actes du colloque du Havre, 29 et 30 avril 2013), Paris, Gallimard, coll. « Les Cahiers de la NRF », 2014.
  • [17]
    Pascal Quignard, Villa Amalia, Paris, Gallimard, coll. « Blanche », 2006, p. 141.
  • [18]
    Emmanuel Siety, Le Plan, au commencement du cinéma, Paris, Cahiers du Cinéma/CNDP, coll. « Les petits Cahiers », 2001, p. 60.
  • [19]
    Villa Amalia…, p. 159.
  • [20]
    Greed (Les Rapaces), réalisé par Erich von Stroheim, États-Unis, 1924.
  • [21]
    Villa Amalia., p. 195.

Une partie de la critique s’est habituée à penser l’œuvre romanesque de Pascal Quignard en regard de ses fragments (aussi bien dans ses Petits Traités que dans l’ensemble des volumes de Dernier Royaume), tout en reconnaissant les déplacements incessants entre fiction et non-fiction qui les caractérisent. Au-delà de ces frontières fluctuantes entre genres, les lectrices et lecteurs de Pascal Quignard restent frappés par la façon singulière qu’a celui-ci d’inscrire dans son œuvre, plus que de représenter, le corps ou des indices de corporéité. À tel point que l’on pourrait presque dire que son dispositif d’écriture maintes fois évoqué, où parataxe et ellipse (entre autres) dominent et créent des instantanés, n’est pas sans rappeler certains dispositifs cinématographiques propres au style dit « transcendantal », pour reprendre l’expression de Paul Schrader. Celui-ci, dans son livre Transcendental Style in Film. Ozu, Bresson, Dreyer (1972), dit du style transcendantal qu’il « cherch(e) à amplifier au maximum le mystère de l’existence ; il évite toutes les interprétations conventionnelles de la réalité […] [et il] élimine (ou presque) tous les éléments qui expriment de manière littérale l’expérience humaine, privant ainsi de toute force ou pertinence les représentations conventionnelles de la réalité ».
Par des procédés stylistiques récurrents où prédomine une certaine « inexpressivité » apparente du jeu des acteurs associé à des tropes – les modèles de Bresson en sont peut-être l’exemple le plus connu, qui se trouvent « stylisés » visuellement par des plans récurrents de parties de corps telles que les pieds ou les mains –, le corps est fragmenté…


Date de mise en ligne : 12/08/2024

https://doi.org/10.3917/herm.alvar.2015.01.0305

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