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Préface. La vérité, de la logique à l’anthropologie

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  • Pécharman, M.
(2000). Préface. La vérité, de la logique à l’anthropologie. Dans
  • M. Pécharman
Pascal : Qu'est-ce que la vérité? (p. 1-13). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.pecha.2000.01.0001.

  • Pécharman, Martine.
« Préface. La vérité, de la logique à l’anthropologie ». Pascal Qu'est-ce que la vérité? Presses Universitaires de France, 2000. p.1-13. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/pascal--9782130502036-page-1?lang=fr.

  • PÉCHARMAN, Martine,
2000. Préface. La vérité, de la logique à l’anthropologie. In : Pascal Qu'est-ce que la vérité? Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Débats philosophiques, p.1-13. DOI : 10.3917/puf.pecha.2000.01.0001. URL : https://shs.cairn.info/pascal--9782130502036-page-1?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.pecha.2000.01.0001


Notes

  • [1]
    Pour cette datation, préférable à celle le plus souvent adoptée de 1658-1659, voir les arguments avancés par Jean Mesnard dans Blaise Pascal, Œuvres complètes, t. III, Desclée de Brouwer, 1991, p. 368-376.
  • [2]
    Pour cette citation – comme pour toutes celles qui suivent – d’Arnauld et Nicole, voir, en préliminaire de La Logique ou l’Art de penser, le Discours sur le dessein de cette Logique (rédigé par Nicole). Dans l’édition critique de La Logique par Pierre Clair et François Girbal (Paris, Vrin, 1981, seconde édition revue), ce discours est reproduit aux p. 15-26.
  • [3]
    De l’esprit géométrique, deuxième partie (De l’art de persuader), in Œuvres complètes, t. III, p. 416. Pour l’explication de ce qu’il faut entendre par « définition » et la restriction de celle-ci à la seule définition de nom, voir dans la première partie, Réflexions sur la géométrie en général, les p. 393-394.
  • [4]
    Pour cette réfutation du père Noël. voir la lettre à Monsieur Le Pailleur (écrite en février 1648), éditée par Jean Mesnard dans le t. II des Œuvres complètes, p. 559-576 (les citations sont prises des p. 563 et 561).
  • [5]
    Voir pour ce qui suit les p. 308-312 et 315-320 dans l’édition Clair-Girbal de La Logique. L’expression « règle de l’évidence » est utilisée p. 324. Pour la source de cette règle, voir la Troisième Méditation : « je puis poser pour règle générale qu’est vrai tout ce que je perçois fort clairement et distinctement » (Méditations métaphysiques, traduction par Michelle Beyssade, Le Livre de Poche, 1990, p. 85).
  • [6]
    Pour l’utilisation par Arnauld et Nicole de cette expression, voir La Logique ou l’Art de penser, p. 324 de l’édition Clair-Girbal.
  • [7]
    Ibid., p. 309.
  • [8]
    De l’esprit géométrique, p. 390 de l’édition Mesnard.
  • [9]
    La Logique ou l’Art de penser, p. 319 de l’édition Clair-Girbal.
  • [10]
    De l’esprit géométrique, deuxième partie. De l’art de persuader, p. 413 de l’édition Mesnard.
  • [11]
    Ibid.. p. 414.
  • [12]
    Ibid.. p. 413 et 414.
  • [13]
    Ibid., p. 416.
  • [14]
    Pour l’explication par Descartes de la cause de l’erreur, voir Quatrième Méditation, in extenso (p 143-172 dans la traduction de Michelle Beyssade).
  • [15]
    Ibid., p. 163.
  • [16]
    Pour cette expression tirée de la Quatrième Méditation, voir ibid., p. 153.
  • [17]
    De l’esprit géométrique, deuxième partie, De l’art de persuader, p. 414 de l’édition Mesnard.
  • [18]
    Ibid, p. 413.
  • [19]
    Ibid., p. 415.
  • [20]
    Ibid.
  • [21]
    Pour l’opposition entre la preuve et l’agrément. voir ibid., p. 413, 414 et 416.
  • [22]
    Ibid., première partie, p. 390.
  • [23]
    Ibid., deuxième partie, p. 413.
  • [24]
    Pour le dédoublement puis la restriction de l’art de persuader, voir ibid., p. 416-418,
  • [25]
    Ibid., p. 417.
  • [26]
    Ibid., p. 418.
  • [27]
    Ibid., p. 416.
  • [28]
    Ibid., p. 419.
  • [29]
    Cette Lettre du 29 octobre 1647 est éditée par Jean Mesnard dans le t. II des Œuvres complètes, p. 518-527. Pour la formule citée, voir p. 519.
  • [30]
    De l’esprit géométrique, deuxième partie, p. 416.
  • [31]
    Ibid., p. 416 et 417.
  • [32]
    Pour l’ensemble de ces citations, voir, dans le fragment de Préface pour un Traité du vide (1651) édité par Jean Mesnard dans le t. II des (Œuvres complètes (p. 777-785), les p. 778-779.
  • [33]
    Ibid., p. 779.
  • [34]
    Ibid., p. 778.
  • [35]
    De l’esprit géométrique, deuxième partie, p. 416.
  • [36]
    Ibid., p. 413.
  • [37]
    Ibid., p. 418.
  • [38]
    Ibid.
  • [39]
    De l’esprit géométrique, première partie, p. 390.
  • [40]
    De l’esprit géométrique, deuxième partie, p. 422.
  • [41]
    Ibid., p. 416 et p. 414.
  • [42]
    Ibid., p. 414.
  • [43]
    De l’esprit géométrique, première partie, p. 391.
  • [44]
    Voir, dans le t. III de l’édition des Œuvres complètes par Jean Mesnard, les p. 703-707 et 787-796 tout particulièrement. Ces Écrits ont probablement été composés à « une date largement postérieure à 1649 » (Jean Mesnard. p. 553).
  • [45]
    Entretien avec M. de Sacy, p. 152 du t. III de l’édition Mesnard.
  • [46]
    Écrits sur la grâce, p. 704.
  • [47]
    Entretien avec M. de Sacy, p. 154.
  • [48]
    Ibid. p. 151.
  • [49]
    Écrits sur la grâce, p. 704.
  • [50]
    Nous empruntons cette formule à la Pensée 150 (numérotation Lafuma).

Achevée d’imprimer quelques semaines avant la mort de Pascal (survenue le 19 août 1662), La Logique ou l’Art de penser d’Antoine Arnauld et Pierre Nicole avoue l’importance de sa dette à l’égard de l’opuscule (vraisemblablement composé en 1655) que cet « excellent esprit... avait intitulé De l’esprit géométrique » : si la Logique dite de Port-Royal constitue à bon droit une « nouvelle Logique », décidée à permettre enfin le « discernement de la vérité » au niveau des principes des raisonnements, plutôt que de s’appliquer de manière seulement formelle à éviter les mauvaises manières de raisonner ou sophismes, c’est pour une part essentielle grâce à quelques « réflexions » empruntées à Pascal, pour qui la possibilité de discerner le vrai du faux est enfermée dans la connaissance des règles permettant de prouver la vérité.
En quoi le « petit écrit » de Pascal contribue-t-il selon Arnauld et Nicole à remédier aux « faux jugements dont on tire de mauvaises conséquences », et mérite-t-il par là d’être considéré comme une autre source de leur art de penser, à côté et en complément des livres du « célèbre philosophe » Descartes ? Si l’on doit à Descartes la possibilité d’assigner comme cause des erreurs de jugement la propension à affirmer « témérairement » ce que l’esprit ne connaît pourtant que « confusément et obscurément », il revient en propre à Pascal d’avoir subordonné la connaissance certaine de la vérité en conclusion d’une démonstration à l’usage principiel des définitions de noms : en procédant constamment dans l’esprit à la substitution, aux termes définis, de leurs explications, la preuve d’une vérité se trouve pour ainsi dire dotée d’un moyen de contrôle purement interne à la pensée, si bien que par sa théorie de la définition nominale, Pascal redoublerait et confirmerait en quelque sorte la doctrine cartésienne de l’idée claire et distincte…


Date de mise en ligne : 01/01/2017

https://doi.org/10.3917/puf.pecha.2000.01.0001

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