Le sombre Paris des Fleurs du mal
- Par Éric Hazan
Pages 55 à 62
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Notes
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[1]
Les Dessous de Paris, 1865.
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[2]
« À propos de Baudelaire », NRF, 1er juin 1921, dernier texte de Proust avant sa mort. (« Proust était un incomparable lecteur des Fleurs du mal ; il y devinait à l’œuvre une entreprise du même genre que la sienne » écrit Walter Benjamin dans Charles Baudelaire, un poète lyrique à l’apogée du capitalisme, trad. fr. Jean Lacoste, Payot, 1982.)
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[3]
Charles Baudelaire…, op. cit.
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[4]
Les Sept Vieillards et Brumes et pluies.
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[5]
Chant d’automne.
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[6]
Spleen.
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[7]
Le Jeu et L’Amour du mensonge.
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[8]
Charles Asselineau, Charles Baudelaire, Paris, 1869 ; rééd. Le Temps qu’il fait, 1990.
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[9]
Mon cœur mis à nu.
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[10]
Le Peintre de la vie moderne.
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[11]
Le Jeu.
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[12]
Mon cœur mis à nu.
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[13]
Le Soleil.
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[14]
Petits poèmes en prose, Perte d’auréole.
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[15]
Fusées.
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[16]
Paris capitale du xixe siècle, trad. fr. Jean Lacoste, éd. du Cerf, 1989.
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[17]
Contre Sainte-Beuve.
Si l’on y trouve des pierres inouïes, d’immenses glaces éblouies, des gouffres de diamant, et l’évocation des cités antiques avec, comme l’a vu Proust, « la couleur écarlate qu’elles mettent ça et là dans son œuvre », Les Fleurs du mal sont avant tout parisiennes. Et si Baudelaire n’avait pas opté pour ce titre proposé par son ami Babou, il aurait été en droit de choisir Tableaux parisiens, nom qu’il a donné au groupe de dix-huit poèmes qui s’ouvre avec Paysage où il contemple du haut de sa mansarde « les tuyaux, les clochers, ces mâts de la cité », et qui se clôt dans le vent glacial du Crépuscule du matin :
On ne trouve pourtant dans Les Fleurs du Mal qu’un seul lieu parisien précisément nommé et décrit : le Carrousel, cet étrange quartier qui s’étendait encore entre le Louvre et la grille des Tuileries, « inextricable fouillis de baraques en planches et de masures en torchis, caravansérail du bric-à-brac » comme dit Delvau
. C’est en termes voisins que Baudelaire évoque, dans Le Cygne, « le nouveau Carrousel »,
L’oiseau qui donne son titre au poème (« Un cygne qui s’était évadé de sa cage… »), s’il est évidemment allégorique, n’a rien d’une abstraction : dans le guide Joanne de 1870, il est question d’« une foire perpétuelle de curiosités, de vieilles ferrailles et d’oiseaux vivants ». Les canaris et les oies dans leurs cages du quai de la Mégisserie sont, somme toute, ce qui reste du Carrousel ancien, et si Baudelaire a choisi ce quartier, c’est justement qu’il est en train de disparaître et qu’il lui inspire, sur la caducité, ces vers mille fois cités …
Date de mise en ligne : 02/10/2015
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