Chapitre 4. L’Encyclopédie
- Par Bruno Belhoste
Pages 79 à 101
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- BELHOSTE, Bruno,
- Belhoste, Bruno.
- Belhoste, B.
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Notes
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[1]
Lettre de Patte en date du 23 novembre 1759, L’Année littéraire (Fréron), 1759, t. 7, p. 341.
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[2]
Lettre de Patte en date du 29 janvier 1760, L’Année littéraire (Fréron), 1760, t. 1, p. 246.
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[3]
D. Diderot, Œuvres complètes (éd. Asségat et Tourneux), t. 18, Garnier, 1875-77, p. 436-438. La lettre a été datée du 1er juillet 1760, très certainement à tort.
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[4]
P.-V. Ac. sc., année 1760, fol. 94r et suivants, samedi 23 février 1760.
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[5]
S. Juratic, « Publier les sciences au 18e siècle : la librairie parisienne et la diffusion des savoirs scientifiques », in Passeron, 2008, p. 301-313.
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[6]
Lettre de Voltaire à Diderot envoyée de Postdam, 5 septembre 1752.
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[7]
F. Kafker et M. Pinault-Sørensen, « Notices sur les collaborateurs du recueil de planches de l’Encyclopédie », Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n° 18-19, 1995, p. 200-230.
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[8]
Lettre de Diderot à Voltaire, 29 septembre 1762.
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[9]
D. Diderot, Salon de 1765, n° 149 : « Halte de paysans en été (par Le Prince) ».
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[10]
Lettre de Voltaire à M. de Gauffecourt, 30 août 1755.
Le 14 décembre 1759, le directeur de l’Académie royale des sciences, Morand, et cinq de ses confrères se rendirent à la librairie de Briasson À la science, rue Saint-Jacques, pour y examiner des dessins et épreuves gravées destinées à l’Encyclopédie. L’architecte et dessinateur Pierre Patte venait de dénoncer dans l’Année littéraire de Fréron, l’ennemi juré des philosophes, un plagiat, assorti, qui plus est, d’un vol : les libraires-associés de l’Encyclopédie auraient soudoyé le graveur de l’Académie des sciences pour obtenir des planches que Réaumur avait préparées pour la Description des arts et métiers. Patte était très bien placé pour le savoir, puisque c’est lui qui avait été chargé de vérifier et classer les documents préparatoires pour les planches de l’Encyclopédie. Il avait été renvoyé par ses employeurs et c’est pourquoi il se vengeait. Pour les libraires-associés, Le Breton, Briasson, David et Durand, l’affaire arrivait au plus mauvais moment.
Depuis son lancement, l’Encyclopédie avait été un formidable succès, preuve, s’il en fallait, que les sciences rencontraient l’intérêt passionné du public. Même si cet intérêt n’était pas nouveau, le retentissement de l’ouvrage avait marqué un tournant. Des activités longtemps cantonnées à l’univers académique faisaient désormais irruption dans la sphère publique. Pour l’entreprise scientifique, ce phénomène traduisait à la fois un élargissement de son socle institutionnel et un déplacement de son centre de gravité. Lorsque le pouvoir royal avait fondé l’Académie des sciences, il n’avait pas seulement soutenu les savants : il les avait mis à son service…
Date de mise en ligne : 29/03/2023
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