Chapitre III : Critique du psychologisme kantien : kant présuppose-t-il la pluralité des facultés ?
Pages 99 à 131
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- PRADELLE, Dominique,
- Pradelle, Dominique.
- Pradelle, D.
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Notes
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[1]
Cavaillès, Sur la logique et la théorie de la science, Paris, Vrin, 19763, p. 1-2 (Œuvres complètes de philosophie des sciences, Paris, Hermann, 1994, p. 483-484) : « La logique ne peut être définie que postérieurement à la position de ces facultés, bien qu’elle prétende les diriger. […] Il n’y a rien de préalable à la conscience. »
-
[2]
Herbart, Metaphysik, I (Werke, III, 121 sq.) : « Kant a commencé par assigner ses formes à la sensibilité. Puis ce fut le tour de l’entendement. Il avait toutefois admis une fois pour toutes le préjugé de pouvoirs spirituels qui, tous, introduiraient certaines formes précises dans l’expérience » (cité par H. Cohen, Kants Theorie der Erfahrung, [336], trad. fr. d’É. Dufour et J. Servois, La théorie kantienne de l’expérience, Paris, Éd. du Cerf, 2001, p. 287). De même dans la Psychologie, I, éd. Hartenstein, vol. V, 505 sq. (cité par Cohen, ibid., [196], trad. fr., 184). Cf. C. Maigné, Johann Friedrich Herbart, Paris, Belin, 2007, p. 97 sq.
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[3]
Erste Philosophie, I, Hua VII, 401-402. * : en français dans le texte.
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[4]
Erste Philosophie, I, Hua VII, 386.
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[5]
Korrelation zwischen Subjektivität und Objektivem et Letzte Bestimmung des Sinnes der Objektivität (Erste Philosophie, I, Hua VII, 386).
-
[6]
Erste Philosophie, I, Hua VII, 403.
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[7]
Erste Philosophie, I, Hua VII, 397. Cf. ibid., 355.
-
[8]
Durch ursprüngliche Funktionen der Sinnlichkeit und des Verstandes geformt (Erste Philosophie, I, Hua VII, 379). Cf. ibid., 355.
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[9]
Erste Philosophie, I, Hua VII, 355.
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[10]
Erste Philosophie, I, Hua VII, 380 et 404 : y figurent explicitement les termes angeborene Dispositionen et angeborene Gesetzmäßigkeiten.
-
[11]
KrV, Transz. Ästhetik, A 21/B 35 (trad. fr. DM, 89, AR, 118) ; Transz. Logik, Einleitung, A 52/B 76 (trad. fr. DM, 119, AR, 144). Cf. Husserl, LU, Prolegomena zur reinen Logik, § 13, note, Hua XVIII, 50 : « Kant lui-même […] n’avait pas l’intention, en dernière analyse, de concevoir la logique comme une discipline normative […] C’est ce que montre de façon décisive la coordination qu’il établit entre la logique et l’esthétique en fonction des deux “sources fondamentales de l’esprit” [Grundquellen des Gemüts], celle-ci étant la “science (rationnelle) des règles de la sensibilité en général”, celle-là, la “science (corrélative) des règles de l’entendement en général” » (trad. fr., RL, I, 40).
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[12]
KrV, Einleitung,A15/B 29 (trad. fr. DM, 86, AR, 113), Transz. Ästhetik, A 19/B 33 (trad. fr. DM, 87, AR, 117), Transz. Logik, Einleitung, A 50-51/B 74-75 (trad. fr. DM, 117-118, AR, 143).
-
[13]
Ibid.
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[14]
KrV, Einleitung, A 11/B 25 (trad. fr. DM, 83, AR, 110).
-
[15]
KrV, Vorrede zur zweiten Auflage, B XVI (trad. fr. DM, 45-46, AR, 77-78).
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[16]
Il faudrait affiner l’analyse pour distinguer, avec A. Grandjean, deux sens de la méthode réflexive : d’un côté, la réflexion critique, qui reconduit des représentations données à leur appartenance à une faculté déterminée et fait le départ entre l’intellectuel et le sensitif, en termes d’origine ou de provenance subjective ; de l’autre, la réflexion transcendantale, qui reconduit les objets à leur mode de donation intentionnel et fait le départ entre sensible et intelligible (Critique et réflexion. Essai sur le discours kantien, Paris, Vrin, 2009, p. 66-67).
-
[17]
KrV, Einleitung, A 15/B 29 (trad. fr. DM, 86, AR, 113).
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[18]
KrV, Transz. Logik, Einleitung, A 50/B 74 (trad. fr. DM, 117, AR, 143).
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[19]
KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, § 14, A 94-95 (trad. fr. DM, 156, AR, 175).
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[20]
KrV, Einleitung, A 13/B 27 (trad. fr. DM, 84, AR, 112).
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[21]
KrV, Einleitung, A 11-13/B 25-26 (trad. fr. DM, 82-84, AR, 110-111).
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[22]
KrV, Transz. Analytik, Amphibolie der Reflexionsbegriffe, A 269/B 325 : « si, avec ces concepts, nous voulons accéder aux objets, une considération transcendantale est au préalable nécessaire, afin de savoir pour quelle faculté de connaissance ils doivent être objets – si c’est pour l’entendement pur ou pour la sensibilité. » La disjonction entre entendement et sensibilité est ici exclusive (trad. fr. DM, 301, AR, 315).
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[23]
KrV, Transz. Analytik, Amphibolie der Reflexionsbegriffe, A 271/B 327 (trad. fr. DM, 302, AR, 316) ; Transz. Ästhetik, A 44/B 61. Cf. Heidegger, Phänomenologische Interpretation von Kants Kritik der reinen Vernunft, § 5c, GA 25, [91] (trad. fr., Interprétation phénoménologique de la Critique de la raison pure de Kant, p. 101). Cf. A. Grandjean, Critique et réflexion, p. 69 sq.
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[24]
KrV, Einleitung, A 15/B 29 (trad. fr. DM, 86, AR, 113).
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[25]
P. ex. KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, A 94 (trad. fr. DM, 156, AR, 175).
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[26]
KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, § 21, B 145-146 (trad. fr. DM, 168, AR, 206).
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[27]
KrV, Transz. Analytik, Von den reinen Verstandesbegriffen, A 81/B 107 (trad. fr. DM, 141-142, AR, 164).
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[28]
Ibid., A 80/B 106 (trad. fr. DM, 141, AR, 163).
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[29]
Ibid., A 81/B 107 (trad. fr. DM, 141, AR, 164).
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[30]
KrV, Transzendentale Ästhetik, A 38/B 55 (trad. fr. DM, 104, AR, 131).
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[31]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 355 : « Je suis simple, cela ne signifie rien de plus que le fait que la représentation Je ne comprend pas en soi la moindre multiplicité, et qu’elle est une unité absolue (bien que purement logique) » (trad. fr. DM, 739, AR, 368).
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[32]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 400 (trad. fr. DM, 772, AR, 394-395), et la formule lapidaire en A 360 : « Par conséquent, la conscience simple n’est pas une connaissance de la nature simple de notre sujet » (trad. fr. DM, 743, AR, 371).
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[33]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 356 (trad. fr. DM, 740, AR, 369).
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[34]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 356 (trad. fr. DM, 740, AR, 369).
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[35]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 354 (trad. fr. DM, 739, AR, 368).
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[36]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 350 (trad. fr. DM, 736, AR, 365).
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[37]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 397 (trad. fr. DM, 770, AR, 393).
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[38]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 355 (trad. fr. DM, 740, AR, 368).
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[39]
Ibid., nous soulignons.
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[40]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, VI. Abschnitt, A 494/B 522 (trad. fr. DM, 446, AR, 473).
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[41]
KrV, Transz. Dialektik, Paralogismen, A 358 (trad. fr. DM, 742, AR, 370).
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[42]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, IX. Abschnitt, A538/B 566 (trad. fr. DM, 478, AR, 498).
-
[43]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, IX. Abschnitt, A539/B 567 (trad. fr. DM, 478, AR, 499).
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[44]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, IX. Abschnitt, A545/B 573 (trad. fr. DM, 482, AR, 502).
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[45]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, IX. Abschnitt, A 546/B 574 (trad. fr. DM, 483, AR, 503). C’est pourquoi, même si l’enjeu principal de l’introduction du concept de caractère intelligible se situe dans la sphère pratique et réside dans l’établissement de la possibilité de l’action par liberté (aus Freiheit), l’application de ce concept ne se limite pas à la sphère pratique : il n’est pas seulement question de la possibilité d’un agir (Handeln), mais également d’un penser (Denken) non empiriquement déterminé. Dans cette perspective théorétique, le caractère intelligible en vient à désigner l’ensemble des structures a priori qui rendent possible une connaissance non empirique.
-
[46]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, IX. Abschnitt, A 546/B 574 (trad. fr. DM, 483, AR, 503).
-
[47]
KrV, Transz. Dialektik, Antinomie, IX. Abschnitt, A 557/B 585 (trad. fr. DM, 491, AR, 509).
-
[48]
Metaphysische Anfangsgründe der Naturwissenschaft, Dynamik, remarque 1 au théorème 7, Ak. IV, 513, nous retraduisons (trad. fr. de J. Gibelin, Paris, Vrin, 1982, p. 77-78).
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[49]
Cf. C. W. Dyck, « The subjective Deduction and the search for a fundamental force », Kant-Studien, 2008, 99/2, p. 152-179.
-
[50]
Metaphysische Anfangsgründe, Dynamik, remarque au théorème 5, Ak. IV, 509 (trad. fr., 72).
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[51]
Metaphysische Anfangsgründe, Dynamik, démonstration du théorème 5, Ak. IV, 509 (trad. fr., 71).
-
[52]
La formulation la plus probante figure au § 7 des Prolégomènes (Ak. IV, 281) : « il faut que [la possibilité de la mathématique] ait pour fondement quelque intuition pure [es muß ihr irgendeine reine Anschauung zum Grunde liegen] où elle puisse présenter ses concepts in concreto et cependant a priori, ce qui s’appelle les construire » (trad. fr. de L. Guillermit, Paris, Vrin, 1996, p. 44, nous soulignons).
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[53]
KrV, Transz. Ästhetik, A 20/B 34 ; § 2, A 23/B 38, 1er argument de l’exposition métaphysique de l’espace (trad. fr. DM, 91, AR, 120).
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[54]
KrV, Transz. Ästhetik, § 2, A 25/B 39, 3e argument de l’exposition métaphysique de l’espace : toute construction d’espace déterminé, c’est?à-dire de figure géométrique, repose sur la délimitation [Einschränkung] de l’unique espace infini pré-donné (trad. fr. DM, 91-92, AR, 121). « Sur les articles de Kästner », Ak. XX, 420, trad. fr. de M. Fichant in Philosophie n° 56, 1997, p. 18 : « Et ainsi le géomètre fonde la possibilité de son problème [, qui est] d’accroître à l’infini un espace (dont il y a pluralité) sur la représentation originaire d’un unique espace infini subjectivement donné. »
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[55]
Dissertatio, § 4, Ak. II, 392-393 (trad. fr. d’A. Pelletier, Paris, Vrin, 2007, p. 87).
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[56]
Dissertatio, § 4, Ak. II, 393 (trad. fr., 87).
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[57]
Dissertatio, § 4, Ak. II, 393 (trad. fr., 87-89).
-
[58]
Dissertatio, § 12, Ak. II, 397 (trad. fr., 101).
-
[59]
Dissertatio, § 4, Ak. II, 393 (trad. fr., 89).
-
[60]
Dissertatio, § 14.5, Ak. II, 400 (trad. fr., 111).
-
[61]
Dissertatio, § 15.D, Ak. II, 403 (trad. fr., 121).
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[62]
Kants Theorie…, II, [191] (trad. fr., 181).
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[63]
Cf. H. Cohen, Kants Theorie…, V, [280], VI, [330] et VII, [372] : « Car ces unions [scil. les catégories] ne sont pas non plus des formes-souches psychologiques – ce sont des actes, non des penchants, des concepts originairement produits, non des “dispositions innées” » ; « Il n’est désormais plus nécessaire que le fondement formel de la possibilité de ces unités synthétiques soit inné » ; « Ce n’est pas l’entendement humain en tant que tel que doivent mesurer les catégories, mais l’entendement qui forme l’expression complète des conditions sur lesquelles repose l’unité de l’expérience » (trad. fr., 280, 283 et 312) ; et l’ensemble du chap. III ([209-244]), sur le caractère « subjectif » de l’espace et du temps (trad. fr., 195-220).
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[64]
C’est le passage qu’I. Kern, dans sa confrontation des doctrines de Kant et Husserl, oppose vigoureusement à la critique husserlienne (Husserl und Kant, § 12, p. 117).
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[65]
Ak. X, 130 (trad. fr. d’A. Philonenko, Paris, Vrin, 1985, p. 132-133).
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[66]
KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, § 27, B 167 (trad. fr. DM, 183, AR, 218).
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[67]
KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, § 27, B 167 (trad. fr. DM, 184, AR, 219).
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[68]
L’idée leibnizienne d’harmonie préétablie est explicitement mentionnée dans le passage de la Préface des Metaphysische Anfangsgründe qui présente la même argumentation que le § 27 de la Déduction transcendantale (Ak. IV, 476, trad. fr., 19). Cf. I. Kern, Husserl und Kant, 117.
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[69]
KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, § 27, B 168.
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[70]
KrV, Transz. Analytik, Transz. Deduktion, § 19, B 142 (trad. fr. DM, 166, AR, 204). L’interprétation marbourgeoise de Kant est fondée sur cette opposition entre nécessités subjective et objective, innéité et apriorité, point de vue psychologique de la genèse des connaissances et point de vue transcendantal de leur validité inconditionnée. Cf. H. Cohen, Kants Theorie der Erfahrung, Einleitung, [104], I, [136], II, [185], V, [274] et [279-284], VI, [328-331] (trad. fr., 120, 142, 177, 242, 246-249 et 281-283).
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[71]
Metaphysische Anfangsgründe, Ak. IV, 476 (trad. fr., p. 19).
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[72]
Erste Philosophie, I, Hua VII, texte déjà cité.
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[73]
Dissertatio, Corollaire à la Section III, Ak. II, 406 (trad. fr., 129).
-
[74]
Ibid.
-
[75]
Ibid.
-
[76]
Dissertatio, Corollaire à la Section III, Ak. II, 406 (trad. fr., 131). Cf. le commentaire de Cohen, Kants Theorie…, III, [210-211] (trad. fr., 196-197) – qui va dans notre sens.
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[77]
Über eine Entdeckung…, Ak. VIII, 221 (trad. fr. de J. Benoist, Réponse à Eberhard, Paris, Vrin, 1999, p. 122).
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[78]
Ce serait un occasionnalisme épistémologique proche de la position défendue par Leibniz au chap. IX des Nouveaux essais sur l’entendement humain, à propos de la géométrie et du problème de Molyneux.
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[79]
Über eine Entdeckung…, Ak. VIII, 221-222 (trad. fr., 122). Ce passage donne du fil à retordre à H. Cohen, qui le cite avant de concéder : « On pourrait croire que ce passage contredit la conception tirée de la Critique », puis de rectifier le tir en y voyant une « hésitation » qu’il explique en opposant fondement formel inné de la géométrie et condition formelle de l’expérience en général (Kants Theorie…, VI, [328-330], trad. fr., 281-282).
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[80]
Dans « “L’espace est représenté comme une grandeur infinie donnée” : la radicalité de l’Esthétique » (Philosophie n° 56, 1997, p. 35-40), M. Fichant, réfutant l’assimilation traditionnellement admise par l’exégèse kantienne entre l’intuition formelle de l’espace et l’espace comme forme de l’intuition, restitue à l’opposition de ces deux notions son véritable sens : l’espace comme forme de l’intuition est l’horizon infini de coexistence préalable à toute perception d’objet comme à toute construction de figure géométrique ; l’intuition formelle, en revanche, désigne une forme spatiale ou une figure géométrique finie, construite comme unité par la synthèse figurative de l’imagination transcendantale.
-
[81]
Über eine Entdeckung…, Ak. VIII, 222 (trad. fr., 123).
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[82]
KrV, Transz. Dialektik, Von dem regulativen Gebrauch der Ideen, A 649/B 677 (trad. fr. DM, 557-558, AR, 563-564). Cf C. W. Dyck, art. cité.
-
[83]
KrV, Transz. Dialektik, Von dem regulativen Gebrauch der Ideen, A 649/B 677 (trad. fr. DM, 558, AR, 564).
-
[84]
C’est précisément ce texte qu’invoque H. Cohen pour invalider la critique herbartienne du « préjugé de pouvoirs spirituels » qui obérerait la pensée kantienne, et montrer que dès la période précritique, Kant aurait explicitement rejeté les « facultés fondamentales ou pouvoirs fondamentaux de l’âme » (Kants Theorie…, VII, [336], trad. fr., 287).
-
[85]
Ak. II, 59 : « L’entendement et la raison, c’est?à-dire la capacité de connaître clairement et celle de faire des syllogismes, ne sont pas dans leur fondement des facultés différentes. Les deux consistent dans la faculté de juger, mais on raisonne lorsqu’on juge médiatement » (trad. fr. de S. Zac in Quelques opuscules précritiques, Paris, Vrin, 1970, p. 86).
-
[86]
KrV, Transz. Dialektik, Von den transz. Ideen, A 329-330/B 386 (trad. fr. DM, 344, AR, 351).
-
[87]
KrV, Transz. Dialektik, Von den transz. Ideen, A 330/B 386 (trad. fr. DM, 344, AR, 351). La traduction Delamarre-Marty défigure ici le texte par une coquille, en rendant mittelbar par immédiatement au lieu de médiatement.
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[88]
KrV, Transz. Dialektik, Vom logischen Gebrauche der Vernunft, A 303-304/B 360-361 (trad. fr. DM, 325, AR, 335), Von den transz. Ideen, A 330/B 386-387 (trad. fr. DM, 344, AR, 351). Logik, §§ 42-43 et §§ 56-58, Ak. IX, 114 et 120-121 (trad. fr. de L. Guillermit, Paris, Vrin, 1982, p. 124-125 et 130-131). Au plan terminologique, Kant identifie dans la Logique les raisonnements de la raison et de la faculté de juger, en les opposant à ceux de l’entendement ; loin de constituer la source commune des usages intellectuel et rationnel, la faculté de juger y est subordonnée à la raison et opposée à l’entendement.
-
[89]
KrV, Transz. Dialektik, Von den transz. Ideen, A 330/B 387 (trad. fr. DM, 344, AR, 352). Logik, § 57, Anmerkung, Ak. IX, 120 (trad. fr., 131).
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[90]
KrV, Transz. Dialektik, Von den transz. Ideen, A 331/B 387-388 (trad. fr. DM, 345, AR, 352). Logik, §§ 85-87, Ak. IX, 133-134 (trad. fr., 145).
-
[91]
KrV, Transz. Dialektik, Vom logischen Gebrauche der Vernunft, A 304/B 360-361 : « Dans tout raisonnement de la raison, je conçois d’abord une règle (major) par l’entendement. Deuxièmement, je subsume une connaissance sous la condition de la règle (minor) au moyen de la faculté de juger. Enfin, je détermine ma connaissance par le prédicat de la règle (conclusio), et ce a priori par la raison. » (trad. fr. DM, 326, AR, 336).
-
[92]
Logik, § 56, Ak. IX, 120 (trad. fr., 131).
-
[93]
Logik, § 57, Ak. IX, 120 (trad. fr., 131).
-
[94]
Logik, § 58, Ak. IX, 121 (trad. fr., 131).
-
[95]
Logik, § 60, Anm. 1, Ak. IX, 122 (trad. fr., 133).
-
[96]
Logik, resp. §§ 63, 75-76 et 77-78, Ak. IX, 123, 129-130 (trad. fr., 134 et 140-141).
-
[97]
KrV, Transz. Analytik, Phaenomena und Noumena, A 247-248/B 304 (trad. fr. DM, 283, AR, 300-301) ; Transz. Dialektik, Vom transzendentalen Schein, A 295-296/B 352-353 (trad. fr. DM, 320, AR, 331).
-
[98]
KrV, Transz. Dialektik, Von der Vernunft überhaupt, A 299/B 356 (trad. fr. DM, 323, AR, 333).
-
[99]
KrV, Transz. Analytik, Vom obersten Grundsatz…, A 151/B 191, Prinzipium aller analytischen Erkenntnis (trad. fr. DM, 200, AR, 232), et A 158/B 197, das oberste Principium aller synthetischen Urteile (trad. fr. DM, 204-205, AR, 236).
-
[100]
KrV, Transz. Analytik, Syst. Vorstellung aller synthet. Grundsätze, A 162/B 202 (trad. fr. DM, 208, AR, 239), A 166/B 207 (trad. fr. DM, 212, AR, 242), A 176/B 218, Das Prinzip derselben ist […] (trad. fr. DM, 220, AR, 249).
-
[101]
KrV, Transz. Analytik, Syst. Vorstellung aller synthet. Grundsätze, A 158-159/B 198 (trad. fr. DM, 205, AR, 236).
-
[102]
KrV, Transz. Dialektik, Von der Vernunft überhaupt, A 300/B 356-357 (trad. fr. DM, 323, AR, 333).
-
[103]
Ibid.
-
[104]
KrV, Transz. Dialektik, Von der Vernunft überhaupt, A 301-302/B 357-359 (trad. fr. DM, 323-325, AR, 333-335).
-
[105]
KrV, Transz. Dialektik, Von der Vernunft überhaupt, A 302/B 359 (trad. fr. DM, 324-325, AR, 334-335).
-
[106]
KrV, Transz. Dialektik, Von der Vernunft überhaupt, A 302/B 359 (trad. fr. DM, 325, AR, 335) ; Von den transz. Ideen, A 326/B 383 (trad. fr. DM, 342, AR, 349).
-
[107]
KrV, Transz. Dialektik, Von dem reinen Gebrauche der Vernunft, A 306-307/B 362-364 (trad. fr. DM, 327-328, AR, 337-338) ; Von den transz. Ideen, A 324/B 380 (trad. fr. DM, 340, AR, 348).
-
[108]
Transz. Dialektik, Von den transz. Ideen, A 336/B 393 : « De ces Idées transcendantales, nulle déduction objective n’est possible du type de celle que nous avons donnée des catégories. Car elles n’ont en effet aucune relation à un quelconque objet qui pourrait être donné et leur corresponde […]. Mais ce que nous pouvons entreprendre, c’est une dérivation subjective à partir de la nature de notre raison [eine subjektive Ableitung aus der Natur unserer Vernunft] » (trad. fr. DM, 348-349, AR, 395, nous soulignons).
Le second aspect du renversement copernicien qui, pour Husserl, implique une position psychologiste réside dans la doctrine kantienne des facultés. Les structures générales de l’objectualité phénoménale se règlent pour Kant sur celles de la subjectivité connaissante finie ; or ces dernières correspondent à l’architectonique des facultés du sujet (sensibilité, imagination, entendement, raison), auxquelles sont rattachées les fonctions qui concourent à l’objectivation et lui appartiennent à titre de dispositions pré-constituées. C’est dans la même perspective que Cavaillès critique le caractère subjectiviste qui affecte la théorie kantienne de la connaissance : si, en tant que doctrines des règles, l’esthétique et la logique transcendantales entendent diriger l’usage des facultés, leur définition et leur problématique s’avèrent postérieures à leur position ; et celles-ci sont en outre rattachées à une subjectivité absolue qui ne se définit par rien d’autre que ses propres structures. Cela..…
Date de mise en ligne : 01/10/2014
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