Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre premier. Histoire d’une ville

Pages 17 à 38

Citer ce chapitre


  • Michel, P.
(2020). Chapitre premier. Histoire d’une ville. Palmyre (p. 17-38). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/palmyre--9782130814443-page-17?lang=fr.

  • Michel, Patrick.
« Chapitre premier. Histoire d’une ville ». Palmyre, Presses Universitaires de France, 2020. p.17-38. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/palmyre--9782130814443-page-17?lang=fr.

  • MICHEL, Patrick,
2020. Chapitre premier. Histoire d’une ville. In : Palmyre. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.17-38. URL : https://shs.cairn.info/palmyre--9782130814443-page-17?lang=fr.

Notes

  • [1]
    D. Morandi Bonacossi, M. Iamoni, « The Early History of the Western Palmyra Desert Region. The Change in the Settlement Patterns and the Adaptation of Subsistence Strategies to Encroaching Aridity : A First Assessment of the Desert-Kite and Tumulus Cultural Horizons », Syria, no 89, 2012, p. 31-58.
  • [2]
    R. du Mesnil du Buisson, « Première campagne de fouilles à Palmyre », Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, 1966, p. 158-187.
  • [3]
    Ibid., p. 184.
  • [4]
    M. Al-Maqdissi, E. Ishaq, « The First Occupation of Palmyra. Soundings in the Sanctuary of Bel and Tell ez-Zor », in J. Aruz (éd.), Palmyra. Mirage in the Desert, New York, The Metropolitan Museum of Art, 2017, p. 40-65.
  • [5]
    M. Al-Maqdissi, E. Ishaq, « Notes d’archéologie levantine LXII. Une statuette des ancêtres à Palmyre (Syrie), datée du IIe millénaire av. J.-C. (archives R. du Mesnil du Buisson) », Paléorient, no 44, 2018, p. 155-162.
  • [6]
    Pluriel de « oued », lit de rivière qui n’est que sporadiquement en eau en fonction des précipitations.
  • [7]
    G. Degeorge, Palmyre. Métropole du désert, Paris, Séguier et Archimbaud, 1987, p. 16.
  • [8]
    IGR III, 1054 pour le grec, et CIS II 3959 = BS 44 ; voir ci-après, ici et la.
  • [9]
    A. Sartre, M. Sartre, Palmyre. Vérités et légendes, Paris, Perrin, 2016, p. 56.
  • [10]
    C. Delplace, Palmyre. Histoire et archéologie d’une cité caravanière à la croisée des cultures, Paris, CNRS, 2017, p. 111.
  • [11]
    Le royaume d’Osrhoène était situé au sud-est de l’Asie mineure, limité au nord par le Taurus et au sud et à l’est par la rivière Khabur, à l’ouest par l’Euphrate. La capitale était Édesse (aujourd’hui Sanliurfa en Turquie).
  • [12]
    Lorsqu’on parle de « tribus » à Palmyre, dès le ier siècle de notre ère, on doit entendre, comme cela a été souligné par Annie et Maurice Sartre, l’« institution habituelle de répartition des citoyens d’une cité grecque » (voir A. Sartre, M. Sartre, Palmyre. Vérités et légendes, op. cit., p. 41).
  • [13]
    C. Delplace, Palmyre. Histoire et archéologie d’une cité caravanière à la croisée des cultures, op. cit., p. 95-96. Au sujet d’Hadrien, elle note encore : « Bien qu’il soit dangereux d’utiliser l’argument a silentio, on ne peut s’empêcher de constater que la mention des quatre tribus et des quatre sanctuaires n’apparaît qu’après le passage d’Hadrien et qu’elle disparaît après 199. Ainsi, la notion de quatre tribus apparaît d’une durée relativement courte, alors que le caractère tribal de la cité se retrouve à nouveau au iiie siècle après la parenthèse du regroupement des autres tribus » (ibid., p. 96).
  • [14]
    Yon J.-B., Les Notables de Palmyre, Beyrouth, Institut français d’archéologie du Proche-Orient, 2002, p. 51.
  • [15]
    C. Delplace, Palmyre. Histoire et archéologie d’une cité caravanière à la croisée des cultures, op cit., p. 12.
  • [16]
    CIS 3923.
  • [17]
    Conseil municipal dont l’autorité était garantie par une garnison romaine qui détenait le pouvoir administratif.
  • [18]
    Voir J. Cantineau, « Tadmorea », Syria, XIV, p. 175.
  • [19]
    Ibid., p. 52, qui mentionne également J.T. Milik, Dédicaces faites par des dieux (Palmyre, Hatra, Tyr) et des thiases sémitiques à l’époque romaine, Paris, Geuthner, 1972, p. 309. Milik l’explique par le fait que le sanctuaire de Bêl « constituait le temple essentiellement urbain et municipal et, à la rigueur, le temple fédéral des tribus ».
  • [20]
    Lucus en latin. Il s’agit d’un bosquet d’une grande importance religieuse pour la population locale. Ce genre de bois est une constante de l’anthropologie religieuse en Méditerranée orientale.
  • [21]
    BS no 45.
  • [22]
    C. Delplace, Palmyre. Histoire et archéologie d’une cité caravanière à la croisée des cultures, op. cit., p. 91.
  • [23]
    Ibid., p. 43.
  • [24]
    C. Dunant, Le Sanctuaire de Baalshamîn à Palmyre, vol. 3, Les inscriptions, Rome, Institut suisse de Rome, 1971, p. 56-59 (N° 45).
  • [25]
    CIS 3959 = BS no 44.
  • [26]
    J.-B. Yon, Les Notables de Palmyre, op. cit., p. 27-28.
  • [27]
    Voir infra, encadré ici et la.
  • [28]
    CIS 4115.
  • [29]
    Sur les textiles de Palmyre, voir R. Pfister, Textiles de Palmyre III, découverts par le service des antiquités du Haut-Commissariat de la République française dans la nécropole de Palmyre, Paris, Éditions d’art et d’histoire, 1940.
  • [30]
    M. Gawlikowski, « Le commerce de Palmyre sur terre et sur eau », in J.-F. Salles (éd.), L’Arabie et ses mers bordières I. Itinéraires et voisinages. Séminaire de recherche (1985-1986), Lyon, MOM Éditions, 1988, p. 163-172.
  • [31]
    E. Will, « Marchands et chefs de caravanes à Palmyre », Syria, no 34, 1957, p. 262-277.
  • [32]
    C. Delplace, Palmyre. Histoire et archéologie d’une cité caravanière à la croisée des cultures, op. cit., p. 90.
  • [33]
    J.-B. Yon, Les Notables de Palmyre, op. cit., p. 10.
  • [34]
    A. Sartre, M. Sartre, Palmyre. Vérités et légendes, op. cit., p. 73.

Archéologiquement, on peut suivre le développement de la ville gréco-romaine de Palmyre sur presque trois siècles. Les vestiges de la Palmyre hellénistique sont cependant pauvres (un tombeau, trois tours funéraires), tandis que la documentation cunéiforme en langue akkadienne, qui remonte au IIe millénaire, atteste déjà une occupation sédentaire du site deux millénaires auparavant. Cette présence a été confirmée par des sondages à l’est du temple de Bêl, dans la cour. Le temple de Bêl repose en effet sur un tell archéologique (le sol vierge se situe à plus de 12 mètres sous le niveau du sol de la cour). Ces sondages, à une profondeur de 10 à 12 mètres, ont fourni des tessons de céramique remontant à avant la période romaine. En 1965, Robert du Mesnil du Buisson, grâce à divers sondages dans la cour du temple (en particulier le sondage d, sur le côté sud de la cella), avait indiqué la présence de matériel archéologique hellénistique. Il avait notamment retrouvé les fragments d’une amphore rhodienne du iie siècle avant notre ère directement au-dessus du tell de l’âge du bronze (2400-2000 av. notre ère), ce qui indiquait que, durant la période hellénistique, le tell ancien avait été nivelé en vue de la construction du premier temple de Bêl.
Pour documenter cette période, les sondages que Robert du Mesnil du Buisson a effectués à un kilomètre au sud de la source Efqa, sur la colline artificielle qui porte le nom de Tell ez-Zor, sont précieux. Sur la surface, des lames de silex remontant à l’époque néolithique (7500-6000 av…


Date de mise en ligne : 28/04/2020

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