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7 - Molière dans le feuilleton de Théophile Gautier

Pages 211 à 234

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  • Berthier, P.
(2012). 7 - Molière dans le feuilleton de Théophile Gautier. Dans
  • M. Poirson
Ombres de Molière : Naissance d’un mythe littéraire travers ses avatars du XVIIe siècle à nos jours (p. 211-234). Armand Colin. https://doi.org/10.3917/arco.poirs.2012.01.0211.

  • Berthier, Patrick.
« 7 - Molière dans le feuilleton de Théophile Gautier ». Ombres de Molière Naissance d’un mythe littéraire travers ses avatars du XVIIe siècle à nos jours, Armand Colin, 2012. p.211-234. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ombres-de-moliere--9782200277154-page-211?lang=fr.

  • BERTHIER, Patrick,
2012. 7 - Molière dans le feuilleton de Théophile Gautier. In :
  • POIRSON, Martial,
Ombres de Molière Naissance d’un mythe littéraire travers ses avatars du XVIIe siècle à nos jours. Paris : Armand Colin. Recherches, p.211-234. DOI : 10.3917/arco.poirs.2012.01.0211. URL : https://shs.cairn.info/ombres-de-moliere--9782200277154-page-211?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/arco.poirs.2012.01.0211


Notes

  • [1]
    Théophile Gautier, Œuvres complètes, éd. Alain Montandon (dir.), Paris, Champion. De la Critique théâtrale sont publiés les vol. I [1835-1838], 2007 ; vol. II [1839-1840], 2008 ; vol. III [1841-1842], 2010. Au-delà de 1842, les citations seront extraites directement des feuilletons originaux, avec l’indication de leur date.
  • [2]
    « François Villon », La France littéraire, janvier 1834, p. 39. Cette note, absente de l’édition bien sûr (Les Grotesques, 2 vol. in-8o, Desessart, [octobre] 1844), est reproduite par Lovenjoul dans son Histoire des œuvres de Théophile Gautier, Paris, Charpentier, 1887, et Genève, Slatkine reprints, 1968, vol. I, p. 57.
  • [3]
    En janvier 1834 le mot profite encore de la vogue, si vive un et deux ans plus tôt, du frénétique et du macabre : l’exhumation, au sens littéral du mot, est ainsi un des morceaux de choix du roman d’Alphonse Karr Sous les tilleuls (1832) que Gautier, son ami, admirait fort et cite plusieurs fois dans son feuilleton.
  • [4]
    Seul l’obscur Scalion de Virbluneau (La France littéraire, février 1834) appartient au xvi e siècle ; les autres études des Grotesques portent sur Viau (ibid., avril et juin), le père Pierre de Saint-Louis (septembre), Saint-Amant (octobre), Cyrano de Bergerac (novembre), Colletet (février 1835), Scudéry (juillet), Chapelain (septembre), et enfin, juste avant la publication en volumes, Scarron (Revue des Deux Mondes, 15 juillet 1844).
  • [5]
    Françoise Court-Pérez, « “Les beautés choquantes” : Corneille dans la critique dramatique de Gautier », in Myriam Dufour-Maître et Florence Naugrette (dir.), Corneille des romantiques, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2006, p. 33-46.
  • [6]
    Cette citation et les deux mots cités juste avant concernent les débuts de l’actrice Mlle Maxime à la Comédie-Française (La Presse, 20 juillet 1841, et Critique théâtrale, éd. citée, vol. III, p. 163-164). L’opinion de Gautier sur le genre tragique a été étudiée par Paolo Tortonese dans « Gautier critique de la tragédie : contrainte et liberté », Bulletin de la Société Théophile Gautier, no 27, 2005, p. 139-150.
  • [7]
    Voir, sur Chimène, les deux articles parallèles, parus le même lundi 24 janvier 1842, de Jules Janin dans le Journal des débats et de Gautier dans La Presse (Critique théâtrale, éd. citée, vol. III, p. 329-335) ; et, pour une synthèse des avis de Gautier sur la célèbre actrice, l’article de Sylvie Vielledent « Gautier critique de Rachel » (Bulletin de la Société Théophile Gautier, no 26, 2004, p. 213-226).
  • [8]
    Feuilleton de La Presse, 25 octobre 1842, et Critique théâtrale, éd. citée, vol. III, p. 582-586.
  • [9]
    Feuilleton de La Presse, 8 janvier 1838, et Critique théâtrale, éd. citée, vol. I, p. 324.
  • [10]
    Ce mot et les deux citations qui précèdent proviennent de la fin du compte rendu des Saltimbanques (feuilleton de La Presse, 29 janvier 1838, et Critique théâtrale, éd. citée, vol. I, p. 349).
  • [11]
    L’expression revient plusieurs fois dans le feuilleton de La Presse (7 et 14 mai 1838, 15 avril 1839, 23 mars 1840 ; voir Critique théâtrale, éd. citée, vol. I, p. 483 et p. 494 ; vol. II, p. 132 et p. 606).
  • [12]
    Feuilleton du 27 novembre 1841, Critique théâtrale, éd. citée, vol. III, p. 267.
  • [13]
    Ibid., vol. I, p. 491-493.
  • [14]
    Ibid., vol. II, p. 394-395 ; il sera question de ce feuilleton plus loin.
  • [15]
    Cette citation et la précédente proviennent du feuilleton du 14 mai 1838, ibid., vol. I, p. 494.
  • [16]
    Ibid., p. 495.
  • [17]
    Cette citation et la suivante proviennent du feuilleton du 3 février 1840, ibid., vol. II, p. 529.
  • [18]
    Ibid., p. 530.
  • [19]
    Ibid. Le succès du Serment ou les Faux-Monnayeurs, opéra en trois actes d’Auber sur un livret de Scribe et Mazères créé le 1er octobre 1832, s’était longtemps maintenu, et on le reprenait encore.
  • [20]
    Feuilleton cité, p. 531. La réplique exacte de Dorimène est : « Je ne crois pas qu’on puisse mieux chanter » (Le Bourgeois gentilhomme, acte IV, scène 1).
  • [21]
    Feuilleton cité, loc. cit. La fameuse danseuse, dite « la Camargo » (1710-1770), avait été mise en scène par Musset dans Les Marrons du feu en 1829. Son partenaire Louis Dupré (1697-1774), dit « le grand Dupré », mena jusqu’en 1750 une carrière européenne exceptionnelle ; il fut notamment le créateur de tous les ballets de Rameau. Quant à Fanny Elssler, elle avait bâti une grande partie de sa réputation parisienne sur la verve avec laquelle elle interprétait des danses espagnoles (la cachucha, son triomphe) ou, comme ici, slaves.
  • [22]
    Deuxième article sur les adieux de Samson, Le Moniteur universel, 16 mars 1863. Samson joue donc un Jourdain trop compassé dans « cette chaleureuse ébauche, brossée à grands coups » qu’est le Bourgeois pour Gautier.
  • [23]
    Le Moniteur universel, 22 juillet 1861. De même, dans la suite de ce feuilleton, Gautier, qui a vu le même soir L’École des femmes, évoque le « légitime désespoir d’Arnolphe » et sa « douleur vraie », à détecter « sous les lazzi burlesques ».
  • [24]
    Gautier écrit « trompé » en italique après avoir déploré de ne pouvoir « indiquer le sous-titre » réel (ou le Cocu imaginaire) « puisque la langue moderne n’a plus la liberté de la belle langue du xvii e siècle ».
  • [25]
    Feuilleton du 6 janvier 1840, ibid., vol. II, p. 492.
  • [26]
    Gautier reparle de cette pièce lorsque Mme Arnould-Plessy reprend le rôle (18 juillet 1859).
  • [27]
    Jusqu’à la fin de l’année 1838 c’est Adolphe Granier de Cassagnac qui rend compte dans La Presse des représentations de la Comédie-Française.
  • [28]
    Feuilleton du 26 mars 1838, Critique théâtrale, éd. citée, vol. I, p. 435-436. Gautier détaille ensuite les maladresses d’un public qui prend la « simplicité » de Molière au pied de la lettre, et celles, moins excusables encore, d’interprètes costumés en dépit de la vraisemblance.
  • [29]
    Feuilleton du 14 mai 1838, ibid., vol. I, p. 491-492. Caravage se prénommait Michelangelo. Claude-Marie Dubufe (1790-1864), peintre d’histoire et surtout portraitiste « au talent très factice » (Bénézit), avait été à la fin de la Restauration l’un des artistes préférés de l’aristocratie.
  • [30]
    Feuilleton du 9 novembre 1839, Critique théâtrale, éd. citée, vol. II, p. 394-395. On doit à Charles-Abraham Chasselat (1782-1843) de grands tableaux d’histoire (Sacre de Charles X, 1828), des illustrations d’éditions de luxe (Les Mille et une Nuits en 1822-1823), des portraits de personnages historiques vendus sous forme d’estampes et de vignettes.
  • [31]
    Gautier, qui sans doute eût aimé Jouvet dans le rôle, félicite Provost d’avoir joué un Arnolphe triste (feuilleton du 25 décembre 1848).
  • [32]
    Feuilleton du 14 mai 1838, Critique théâtrale, éd. citée, vol. I, p. 491.
  • [33]
    Feuilleton cité, p. 492-493.
  • [34]
    Feuilleton du 18 mars 1840, ibid., vol. II, p. 593.
  • [35]
    Le Timon d’Athènes de Shakespeare, mais aussi le satiriste politique Cormenin, qui signait ses pamphlets de ce pseudonyme.
  • [36]
    Feuilleton du 20 décembre 1842, Critique théâtrale, vol. III, p. 656.
  • [37]
    Celui du 17 décembre 1838, ibid., vol. I, p. 737-742.
  • [38]
    Feuilleton du 18 mars 1839, ibid., vol. II, p. 97.
  • [39]
    Feuilleton du 5 octobre 1842, ibid., vol. III, p. 566.
  • [40]
    Deux citations du feuilleton de La Presse du 25 octobre 1847.
  • [41]
    « À moins que Mlle Rachel ne rompe le charme », ajoute prudemment Gautier : ces mots figurent dans le feuilleton des 2-3 novembre 1838 (ibid., vol. I, p. 678), au moment même où Musset publie sur la jeune actrice son magnifique article « De la tragédie » dans la Revue des Deux Mondes.
  • [42]
    Feuilleton du 5 octobre 1842, ibid., vol. III, p. 566. Robert Macaire, héros burlesque de L’Auberge des Adrets, est pour Gautier, à travers son interprète Frédérick Lemaître, un des sommets du comique moderne.

L’étude de la présence de Molière dans l’ensemble de l’œuvre de Gautier toucherait au sujet de thèse, en tout cas demanderait une étude de grande ampleur. Se limiter comme je le fais ici au feuilleton dramatique demeure ambitieux, vu son étendue, mais le fait que je consacre mes efforts actuels à son édition critique me donne, à tort ou à raison, le sentiment d’une légitimité. Pour situer à leur juste place les nombreuses occurrences du nom de Molière sous la plume de Théophile Gautier critique de théâtre, il faut rappeler d’abord de quel œil il regardait le xvii e siècle en général. Molière est pour lui à la fois référence et repoussoir : référence de perfection inventive et repoussoir de la médiocrité de son propre siècle, à lui Gautier. Cette mise au point faite, on pourra tenter un inventaire sommaire et l’illustrer de quelques exemples caractéristiques.
Lorsqu’on évoque le xvii e siècle de Gautier, on cite généralement Les Grotesques avant de penser à ce qu’il disait des classiques. Pourtant ce titre, fixé en 1844 par la publication en librairie d’une série d’études inaugurée dix ans plus tôt dans La France littéraire de Charles-Malo, regroupe des articles qui ne portent pas tous sur le xvii e siècle ; le plus ancien d’entre eux concerne même Villon. Mais l’intéressant, c’est la note insérée en tête de ce premier article : « La France littéraire offrira, chaque mois, à ses lecteurs, sous le titre d’Exhumations littéraires, le portrait et la vie d’un de nos vieux poètes français grotesques ou peu connu…


Date de mise en ligne : 01/02/2016

https://doi.org/10.3917/arco.poirs.2012.01.0211

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