Le théâtre d’Olympe
- Par Michel Faucheux
Pages 52 à 83
Citer ce chapitre
- FAUCHEUX, Michel,
- Faucheux, Michel.
- Faucheux, M.
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Notes
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[1]
Aujourd’hui, place de l’Odéon.
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[2]
Molière lisant Tartuffe chez Ninon de Lenclos, 1802, conservé actuellement à la bibliothèque de la Comédie-Française.
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[3]
David Trott, Théâtre du xviiie siècle. Jeux, écritures, regards, Montpellier, Éditions Espaces, 2000, p. 13.
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[4]
Cité dans Joëlle Gardes, Olympe de Gouges : une vie comme un roman, Éditions de l’Amandier, 2008, p. 75.
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[5]
Ibid., p. 106.
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[6]
Lettre de Louis-Sébastien Mercier à Thomas, 10 juillet 1770, reproduite dans L. Béclard, Sébastien Mercier, sa vie, son œuvre, son temps, p. 791.
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[7]
Cf. « L’allure de comédie que prennent certaines cérémonies révolutionnaires vient de ce qu’au moment où il eût été possible de créer du nouveau, l’on s’est confiné dans l’imitation d’un passé reconstitué par la fiction. Au lieu de promouvoir une réalité neuve, l’on prend pour modèle un théâtre d’ombres » (J. Starobinski, L’Invention de la liberté, p. 103).
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[8]
Ibid., p. 106.
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[9]
Jules Michelet, Les Femmes de la Révolution, Paris, Adolphe Delahays, 1855, p. 258.
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[10]
Olympe de Gouges, Œuvres complètes, éd. Félix-Marcel Castan, Montauban, Éditions Cocagne, 1993, t. I : Théâtre, p. 13-14.
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[11]
Mémoires de Fleury de la Comédie-Française, deuxième série, chap. iv, p. 89-91.
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[12]
Le Mariage inattendu de Chérubin, Séville, et se trouve à Paris, chez Cailleau, 1786, p. iii.
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[13]
Ibid., p. viii.
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[14]
« Préface sans caractère », Le Philosophe corrigé, ou le Cocu supposé ; Œuvres de Madame de Gouges, t. II, p. 14.
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[15]
Zamore et Mirza, ou l’Heureux Naufrage ; Œuvres complètes, t. I : Théâtre, p. 27.
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[16]
Écrits politiques 1788-1791, Côté-Femmes, 1993, t. I, p. 73.
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[17]
Arlette Farge, Effusions et tourments, le récit des corps. Histoire du peuple au xviiie siècle, Odile Jacob, 2007, p. 58. Pour se rendre compte de l’ambiance sonore des rues de Paris au xviiie siècle, il convient de se reporter au superbe travail de recherche de la musicologue Mylène Pardoen de l’université de Lyon-2, qui avec une équipe interdisciplinaire a reconstitué le décor sonore et usuel, par un jour de juin et par beau temps, vers 10 heures, du quartier du Grand Châtelet, entre le pont au Change et le pont Notre-Dame. Voir Laure Calloce, « Écoutez le Paris du xviiie siècle », CNRS Le Journal, 16 juin 2015 (disponible en ligne).
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[18]
Vincent Milliot, Les Cris de Paris, ou le Peuple travesti. Les représentations des petits métiers parisiens (xvie-xviiie siècles), Publications de la Sorbonne, 1995, p. 43.
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[19]
Ibid., p. 42.
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[20]
Éliane Viennot, Et la modernité fut masculine. La France, les femmes et le pouvoir, 1789-1804, Perrin, 2016, p. 91-92.
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[21]
A. Farge, Effusions et tourments, le récit des corps, p. 62-63.
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[22]
Dans ces fameux cahiers de doléances qui, pour la plupart, voient le jour au début de l’année 1789 et sont souvent rédigés par l’avocat, le curé ou le notaire, « le petit peuple lui-même […] réussit parfois à prendre la parole, à balbutier ou à hurler. […] Car enfin, c’était la première fois que la majeure partie du peuple de France avait la parole » (Pierre Goubert et Michel Denis, 1789. Les Français ont la parole. Cahiers de doléances des États généraux, Gallimard, « Archives », 1973 ; Gallimard, « Folio histoire », 2013, p. 36-37).
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[23]
Comme le souligne Éliane Viennot, il semble que les femmes ne se soient pas impliquées massivement dans la rédaction des cahiers de doléances : « Ce n’est pas dans la rédaction des doléances, comme on pouvait s’y attendre, qu’elles se font beaucoup remarquer. Parmi les milliers de cahiers conservés, une poignée seulement témoigne de la volonté des femmes de s’inscrire dans ce registre-là » (Et la modernité fut masculine, p. 36).
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[24]
« Mémoire pour Madame de Gouges contre la ComédieFrançaise », Les Comédiens démasqués, ou Madame de Gouges ruinée par la Comédie-Française pour se faire jouer, Paris, Imprimerie de la Comédie-Française, 1790, p. 3.
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[25]
Le Bon Sens français, ou l’Apologie des vrais nobles, dédiée aux Jacobins, [s. l., s. n.], 1792, p. 43.
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[26]
Le Mariage inattendu de Chérubin, préface, p. iii.
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[27]
Ibid., p. iv.
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[28]
« Mémoire pour Madame de Gouges contre la ComédieFrançaise », Les Comédiens démasqués, ou Madame de Gouges ruinée par la Comédie-Française pour se faire jouer, p. 8-9.
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[29]
Ibid., p. 10.
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[30]
Archives de la Comédie-Française, cité par O. Blanc, Olympe de Gouges, p. 73.
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[31]
Dans une lettre écrite le jour de son arrestation, le 20 juillet 1793, Olympe reconnaîtra le courage de Charlotte Corday qui vient d’assassiner Marat (le 13 juillet), même si elle n’approuve pas son acte criminel et redoute ses conséquences : « Une femme monstre vient de montrer un courage peu commun : elle n’a reçu que la récompense de son crime. Mais l’être sensible et humain qui a tout sacrifié au bien de son pays et qui se voit persécuté, peut-être conduit à la mort pour avoir préparé la paix et voulu faire le bonheur de la république, doit ambitionner son dernier moment si une injustice de cette force doit assurer le salut public en ouvrant tous les yeux » (lettre autographe à Michel de Cubières, 20 juillet 1793, cité dans O. Blanc, Olympe de Gouges, p. 204).
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[32]
« Préface sans caractère », Le Philosophe corrigé, ou le Cocu supposé, p. 18-20.
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[33]
Ibid., p. 19.
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[34]
Le Bonheur primitif de l’homme, p. 117-118.
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[35]
« Mémoire pour Madame de Gouges contre la ComédieFrançaise », Les Comédiens démasqués, ou Madame de Gouges ruinée par la Comédie-Française pour se faire jouer, p. 11.
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[36]
Le Bon Sens français, ou l’Apologie des vrais nobles, p. 46-47.
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[37]
Ibid., p. 44.
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[38]
« Préface sans caractère », Le Philosophe corrigé, ou le Cocu supposé, p. 11-12.
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[39]
Voir O. Blanc, Olympe de Gouges, p. 80.
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[40]
F.-M. Castan, dans Olympe de Gouges, Œuvres complètes, t. I : Théâtre, p. 147.
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[41]
Molière chez Ninon, ou le Siècle des grands hommes, Paris, chez l’auteur et chez Cailleau, 1788, postface, p. 211.
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[42]
Mémoires de Fleury de la Comédie-Française, deuxième série, chap. iv, p. 103.
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[43]
Ibid.
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[44]
Le Couvent, ou les Vœux forcés, Paris, chez la veuve Duchesne et chez la veuve Bailly, 1790, préface, p. ii. La Constitution de 1791 (précédée par la Constitution civile du clergé) interdira les vœux forcés. Le roman de Diderot La Religieuse qui exploite une thématique analogue, achevé en 1780, sera publié à titre posthume en 1796.
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[45]
Julia Kristeva, Pulsions du temps, Fayard, 2013, p. 555.
Le xviiie siècle a la passion du théâtre. Comme l’a montré David Trott, toutes les couches sociales qui en ont la possibilité sont atteintes par la « manie de la mise en scène », ce qui a pour effet un « volume sans précédent de représentations et d’éditions de pièces ». À côté des théâtres publics, telle la Comédie-Française, se multiplient des théâtres de société à Paris comme à la Cour. Voltaire a fait construire un petit théâtre à Cirey où il interprète souvent ses propres pièces. Quant à Marie-Antoinette, dans son théâtre du Petit Trianon, elle s’amuse à jouer plusieurs rôles, apparaissant, par exemple, en Rosine lorsque est représentée la pièce de Beaumarchais Le Barbier de Séville le 15 septembre 1785. Olympe de Gouges, elle-même, monte un petit théâtre itinérant, avec décors et costumes, dont on sait peu de chose. Il sera racheté en 1787 par le marquis de La Maisonfort qui conservera une partie de la troupe dont fait partie le jeune Pierre Aubry.
Le théâtre devient un mode d’enchantement du réel. Il est pour la reine et son entourage la possibilité de se réfugier dans un décor de carton-pâte qui déborde de l’espace de la scène. L’existence se métamorphose en un jeu insouciant qui se poursuit dans le hameau factice construit par Richard Mique, en bordure du Petit Trianon, où chacun se déguise en berger et en bergère. Tout devient même matière à spectacle lorsque la science ne se distingue plus de la magie. Olympe est frappée par les expériences de Puységur, qui plonge ses patients dans des états de somnambulisme artificiel, ou celles que Mesmer accomplit avec son fameux baquet…
Date de mise en ligne : 27/09/2022
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