Chapitre III. Comprendre l’obfuscation
- Par Helen Nissenbaum
- et Finn Brunton
Pages 93 à 124
Citer ce chapitre
- NISSENBAUM, Helen
- et BRUNTON, Finn,
- NISSENBAUM, Helen,
- BRUNTON, Finn,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par MARCONI, Elena,
- avec la collaboration de VERBEKE, Gauthier
- et VERGÈS, Emmanuel,
- Nissenbaum, Helen.
- et al.
- Nissenbaum, H.
- et Brunton, F.
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- Nissenbaum, H.
- et Brunton, F.
- Nissenbaum, Helen.
- et al.
- NISSENBAUM, Helen
- et BRUNTON, Finn,
- NISSENBAUM, Helen,
- BRUNTON, Finn,
- Traduit de l’anglais (États-Unis) par MARCONI, Elena,
- avec la collaboration de VERBEKE, Gauthier
- et VERGÈS, Emmanuel,
Notes
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[1]
G.K. Chesterton, The sing of the broken sword, publiée en 1911 dans le recueil de nouvelles The innocence of father Brown. Disponible en français sous le titre La clairvoyance du père Brown, dans l’édition intégrale Les Enquêtes du père Brown, Paris, Omnibus, 2008. Texte en français du traducteur [NdT].
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[2]
Un « bouton radio » ou une « case d’option » (en anglais radio button) est un élément visuel des interfaces graphiques (un widget). Les boutons radio sont toujours utilisés en groupe (donc deux boutons radio au minimum) puisque leur objectif est de permettre à l’utilisateur de choisir une, et une seule, option parmi plusieurs possibles. Graphiquement un bouton radio est représenté par un cercle et est accompagné d’une étiquette, c’est-à-dire un court texte qui décrit le choix qui lui est associé. Quand l’utilisateur choisit une option alors un point apparaît à l’intérieur du cercle pour symboliser le choix, sinon il reste vide. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bouton_radio) [NdT].
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[3]
Pour un petit aperçu des théories concernant les évolutions de la théorie actuelle de la privacy, voir aussi :
Daniel J. Solove, Understanding Privacy, Harvard University Press, 2010 ; Ruth Gavison, « Privacy and the Limits of the Law » in Philosophical Dimensions of Privacy: An Anthology, Ferdinand David Schoeman (dir.), Cambridge University Press, 1984 ; David Brin, The Transparent Society, Perseus Books, 1998 ; Priscilla M. Regan, Legislating Privacy:Technology, Social Values and Public Policy, University of North Carolina Press, 1995 ; Jeffrey H. Reiman, « Driving to the Panopticon: A Philosophical Exploration of the Risks to Privacy Posed by the Highway Technology of the Future », Santa Clara High Technology Journal, vol. 11, num. 1, 1995, p. 27–44 (http://digitalcommons.law.scu.edu/chtlj/vol11/iss1/5) ; Alan F. Westin, « Science, Privacy and Freedom: Issues and Proposals for the 1970’s. Part I—the Current Impact of Surveillance on Privacy », Columbia Law Review, vol. 66, num. 6, 1966, p. 1003–1050 (http://www.jstor.org/stable/1120997). -
[4]
Pour comparer avec des théories opposées, voir : Helen Nissenbaum, Privacy in Context: Technology, Policy and the Integrity of Social Life, Stanford University Press, 2009 ; Julie E. Cohen, « Examined Lives: Informational Privacy and the Subject as Object », Stanford Law Review, num 52, mai 2000, p. 1373–1437 (http://scholarship.law.georgetown.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1819&context=facpub ; Daniel J. Solove, « A Taxonomy of Privacy », University of Pennsylvania Law Review, vol. 154, num. 3, 2006, p. 477–560 (doi: 10.2307/40041279) ; Christena E. Nippert-Eng, Islands of Privacy, University of Chicago Press, 2010 ; Michael Birnhack et Yofi Tirosh, « Naked in Front of the Machine: Does Airport Scanning Violate Privacy ? », Ohio State Law Journal, vol. 74, num. 6, 2013, p. 1263–1306.
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[5]
Paul Dourish, « Collective Information Practice: Exploring Privacy and Security as Social and Cultural Phenomena », Human-Computer Interaction, vol. 21, num. 3, 2006, p. 319–342 (doi: 10.1207/s15327051hci2103_2) ; Paul Dourish, Emily Troshynski et Charlotte Lee, « Accountabilities of Presence: Reframing Location-Based Systems », Proceedings of the SIGCHI Conference on Human Factors in Computing Systems, 2008 (doi: 10.1145/1357054.1357133).
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[6]
Helen Nissenbaum, Privacy in Context: Technology, Policy and the Integrity of Social Life, Stanford University Press, 2009.
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[7]
[NdT] Stéganographie : Ensemble de techniques permettant de transmettre une information en la dissimulant au sein d’une autre information (photo, vidéo, texte, etc.) sans rapport avec la première et le plus souvent anodine, essentiellement à l’aide de logiciels spécialisés. (http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/st%C3%A9ganographie/10910018, consulté le 9 septembre 2017).
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[8]
Kevin Kelly, Out of Control: The New Biology of Machines, Social Systems and the Economic World, Addison-Wesley, 1994, p. 176.
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[9]
Gilbert Keith Chesterton, op. cit.
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[10]
The Simpsons, « The Lemon of Troy », 14 mai 1995, (en français : « Le Citron de la discorde » est le 24e épisode de la saison 6 de la série télévisée d’animation Les Simpson (https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9pisodes_des_Simpson consulté le 16/12/2017 [NdT].
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[11]
Hannah Rose Shell, Hide and Seek: Camouflage, Photography and the Media of Reconnaissance, Zone Books, 2012. Traduction française : Ni vu ni connu. Le camouflage au regard de l’objectif, traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Francois Caro, Zones sensibles, mai 2014.
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[12]
Donald H. Rumsfeld, 12 février 2002, 11h30, « DoD News Briefing—Secretary Rumsfeld and Gen. Myers », U.S. Department of Defense/Federal News Service, Inc. (http://www.defense.gov/transcripts/transcript.aspx?transcriptid=2636). Texte en français du traducteur [NdT]. Citation originale (pour l’humour de l’allitération) : « there are known knowns, which we know we know; known unknowns, which we know we don’t know; and unknown unknowns, which we do not know we don’t know. »
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[13]
[NdT] Ce livre a été écrit avant la mise en place du RGPD (Règlement général de protection des données). Mais l’expérience des premiers mois montre bien que les formulaires destinés à recueillir notre « consentement éclairé » restent fort opaques et difficiles à interpréter, comme l’avaient prédit les auteurs.
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[14]
L’Electronic Frontier Foundation (EFF) est une ONGI de protection des libertés sur Internet basée à San Francisco, Californie. Fondée en 1990 aux États-Unis par Mitch Kapor, John Gilmore, et John Perry Barlow, auteur de la Déclaration d’indépendance du cyberespace, l’EFF travaille à exposer les abus du droit encadrant Internet, organise des actions politiques, avance des fonds pour la défense dans les procès, apporte son expertise comme amicus curiae, défend les individus et nouvelles technologies contre les menaces abusives de recours en justice, soutient certaines avancées technologiques qui préservent les libertés individuelles, et maintient une base de données et des sites internets indépendants qui relaye des nouvelles et conseils (https://fr.wikipedia.org/wiki/Electronic_Frontier_Foundation) [NdT].
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[15]
Voir l’intervention de Brad Templeton, The Evils of Cloud Computing: Data Portability and Single Sign On lors de la BIL Conference, 2009 (http://www.vimeo.com/3946928).
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[16]
Tal Zarsky, « Transparent Predictions », University of Illinois Law Review, 2013, num. 4, p. 1519–1520. https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2324240.
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[17]
Solon Barocas, « Data Mining and the Discourse on Discrimination », Actes du Data Ethics Workshop lors de la conférence ACM Knowledge Discovery and Data Mining, New York, 2014.
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[18]
Pour plus de détails : Josh Lauer, « The Good Consumer: Credit Reporting and the Invention of Financial Identity in the United States, 1840–1940 », Enterprise & Society, vol. 11, num. 4, 2010, p. 686–694 (doi: 10.1093/es/khq091) ; Josh Lauer, The Good Consumer: A History of Credit Surveillance and Financial Identity in America, Columbia University Press, 2017.
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[19]
Anthony Giddens « Risk and Responsibility », Modern Law Review, vol. 62, num. 1, 1999, p. 1–10 (doi: 10.1111/1468-2230.00188). Voir également comment Ulrich Beck élabore ce concept dans Risikogesellschaft. Auf dem Weg in eine andere Moderne, Suhrkamp, 1986). Traduction en français : La Société du risque : Sur la voie d’une autre modernité, Flammarion, 2008.
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[20]
[NdT] Ce qu’en France on appelle le compteur Linky.
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[21]
[NdT] En France, les cabines téléphoniques ne sont plus entretenues depuis janvier 2018.
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[22]
Ben Cohen « After Sandy, Wired New Yorkers Get Reconnected with Pay Phones », Wall Street Journal, 31 octobre 2012.
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[23]
James C. Scott Weapons of the Weak: Everyday Forms of Peasant Resistance, Yale University Press, 1987.
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[24]
Pour avoir un aperçu exhaustif des réponses à apporter à la surveillance, voir la contribution de Gary T. Marx « The Public as Partner ? Technology Can Make Us Auxiliaries as Well as Vigilantes », IEEE Security and Privacy, vol. 11, num. 5 (2013), p. 56 –61 (doi: http://doi.ieeecomputersociety.org/10.1109/MSP.2013.126) ; Gary T. Marx, Undercover: Police Surveillance in America, University of California Press, 1989 ; Gary T. Marx, « Technology and Social Control: The Search for the Illusive Silver Bullet Continues », International Encyclopedia of the Social and Behavioral Sciences, seconde édition (Elsevier) ; voir également la contribution de Kenneth A. Bamberger et Deirdre K. Mulligan « Privacy Decisionmaking in Administrative Agencies », University of Chicago Law Review, vol. 75, num. 1, 2008, p. 75–107 (http://ssrn.com/abstract=1104728) ; Katherine J. Strandburg et Daniela Stan Raicu, Privacy and Technologies of Identity: A Cross-Disciplinary Conversation, Springer, 2006.
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[25]
Scott a élaboré en profondeur ce concept dans Domination and the Arts of Resistance: Hidden Transcripts, Yale University Press, 1992.
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[26]
Refuznik est un terme apparu pendant la guerre froide. Il désigne des personnes à qui certains droits ont été refusés, notamment l’interdiction d’émigrer. Plus tard, ce terme a aussi été utilisé pour désigner ceux qui refusent de participer aux activités obligatoires, tel le service militaire (des objecteurs de conscience). (https://fr.wikipedia.org/wiki/Refuznik consulté le 5 octobre 2017). Les luddites étaient un mouvement social dans l’Angleterre du début du xixe siècle, conduisant une révolte ouvrière massive les ayant conduits à détruire les machines, à l’image de la Révolte des Canuts à Lyon au même moment [NdT].
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[27]
Pour approfondir le débat sur la « monétisation » des données personnelles et le rôle que cela joue de nos jours dans l’économie et les institutions, voir Gina Neff « Why Big Data Won’t Cure Us », Big Data, vol. 1, num. 3, 2013, p. 117 –123 (doi: 10.1089/big.2013.0029) ; Brittany Fiore-Silfvast et Gina Neff « Communication, Mediation, and the Expectations of Data: Data Valences across Health and Wellness Communities », International Journal of Communication, num. 9, 2015, p. 1466–1484.
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[28]
Voir Martin Heidegger, The Question Concerning Technology and Other Essays, Garland, 1977. Disponible en français dans Essais et conférences, Gallimard, 1980.
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[29]
Pour plus de détails sur l’affaire Snowden, voir Glenn Greenwald, Ewen MacAskill et Laura Poitras « Edward Snowden: The Whistleblower Behind the NSA Surveillance Revelations », The Guardian, 11 juin 2013 (http://www.theguardian.com/world/2013/jun/09/edward-snowden-nsa-whistleblower-surveillance) ; Ladar Levison, « Secrets, Lies and Snowden’s Email: Why I Was Forced to Shut Down Lavabit », The Guardian, 20 mai 2014 (http://www.theguardian.com/commentisfree/2014/may/20/why-did-lavabit-shut-down-snowden-email) ; Glenn Greenwald, No Place to Hide: Edward Snowden, the NSA and the U.S. Surveillance State, Metropolitan Books, 2014 (traduction en français : Nulle part où se cacher, JC Lattès, 2014) ; Katherine J. Strandburg « Home, Home on the Web and Other Fourth Amendment Implications of Technosocial Change », University of Maryland Law Review, num. 70, avril 2011, p. 614–680 (http://ssrn.com/abstract=1808071).
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[30]
[NdT] EXIF (Exchangeable image file format) est une spécification de format de fichier pour les images utilisées par les appareils photographiques numériques. [….] Les données EXIF constituent un remplacement commode du petit carnet qui accompagnait, à l’époque de la photographie chimique, les photographes méticuleux. Elles comportent de nombreuses informations et métadonnées sur le lieu, le moment et les circonstances de prise de vue. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Exchangeable_image_file_format consulté le 10 octobre 2017)
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[31]
Le concept de « kleptography », dans son acception plus commune, est un moyen utile pour appréhender cette stratégie. Le terme a été introduit par Adam Young et Moti Yung, avec une signification plus restreinte, systèmes de cryptographie avec des boîtes noires, dans leur article « Kleptography: Using Cryptography Against Cryptography » in Advances in Cryptology—Eurocrypt ’97, Walter Fumy (dir.), Springer, 1997.
En ce qui concerne la définition plus large, i.e. persuader l’adversaire qu’il va faire usage d’un système de cryptographie que l’on est en mesure de craquer, ou une tactique alternative moins performante mais disponible, voir Philip Hallam-Baker « PRISM-Proof Security Considerations », Internet Engineering Task Force (IETF), 2013 (https://tools.ietf.org/html/draft-hallambaker-prismproof-req-00#section-3.4). -
[32]
[NdT] Les cypherpunks (mot-valise composé à partir des mots anglais cipher – chiffrement – et punk sur le modèle de cyberpunk) forment un groupe informel de personnes intéressées par la cryptographie. Leur objectif est d’assurer le respect de la vie privée par l’utilisation proactive de la cryptographie. Le terme cypherpunk a été inventé par Jude Milhon, se voulant un jeu de mots pour décrire des cyberpunks qui avaient recours à la cryptographie. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Cypherpunk consultée le 10 octobre 2017).
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[33]
Arvid Narayanan « What Happened to the Crypto Dream? Part 2 », IEEE Security and Privacy, vol. 11, num. 3, 2013,p. 68–71 (doi: http://doi.ieeecomputersociety.org/10.1109/MSP.2013.75).
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[34]
[NdT] En France, le projet Caliopen, porté par Laurent Chemla recouvre les mêmes objectifs, https://www.caliopen.org/fr/.
Le mot anglais privacy, traduit par l’expression « vie privée », indique une notion complexe et parfois ambiguë, dont la portée est tellement étendue que sa signification devient difficile à définir, voire se vide de tout sens. Il est employé dans des domaines intellectuels très disparates, comme les textes de loi, les discours politiques, les sciences, la philosophie, ou la technologie ; et il est souvent présent dans la conversation de tous les jours. La vie privée intéresse un vaste champ d’applications qui vont du tableau de bord sur un site internet – les paramètres de confidentialité, gérés grâce aux menus déroulants et aux boutons radio – jusqu’au débat crucial sur le progrès et la société. Les avis à son sujet sont partagés : la vie privée serait une idée démodée, affirment d’aucuns, une anomalie du monde industriel occidental vieille de deux siècles, issue de cette « zone grise » entre l’époque de la culture rurale et l’ère des médias sociaux ; pour d’autres, le respect de la privacy rend possible à tout un chacun de s’épanouir en tant que libre penseur et individu indépendant. La privacy, serait également une émanation de l’hypocrisie bourgeoise et de sa mauvaise foi. Ou encore : défendre la privacy, c’est défendre la diversité sociale… Ces controverses illustrent au plus haut point la richesse de cette notion et la variété de ses applications. Mais si l’on prend le temps de réfléchir, il devient clair que, selon l’usage, le mot correspond un concept différent, à la fois autonome et relié aux autres comme le sont les étages d’un même immeuble…
Date de mise en ligne : 08/07/2025
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