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15. L’« État français » en Asie (1940-1944)

Pages 265 à 289

Citer ce chapitre


  • Joyaux, F.
(2022). 15. L’« État français » en Asie (1940-1944) Nouvelle histoire de l’Indochine française (p. 265-289). Perrin. https://shs.cairn.info/nouvelle-histoire-de-l-indochine-francaise--9782262088019-page-265?lang=fr.

  • Joyaux, François.
« 15. L’“État français” en Asie (1940-1944) ». Nouvelle histoire de l’Indochine française, Perrin, 2022. p.265-289. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/nouvelle-histoire-de-l-indochine-francaise--9782262088019-page-265?lang=fr.

  • JOYAUX, François,
2022. 15. L’« État français » en Asie (1940-1944) In : Nouvelle histoire de l’Indochine française. Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.265-289. URL : https://shs.cairn.info/nouvelle-histoire-de-l-indochine-francaise--9782262088019-page-265?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Michelin (Franck), « Décider et agir. L’intrusion japonaise en Indochine française », Vingtième Siècle, no 83, 2004, p. 75-83. Article fondé sur les archives japonaises, particulièrement intéressant en ce qui concerne le processus de décision nippon concernant l’Indochine et le Sud-Est asiatique ; Shiraishi, « La présence japonaise en Indochine, 1940-1945 », in Isoart (Paul) (dir.), L’Indochine française, 1940-1945, Paris, PUF, 1982.
  • [2]
    Fall (Bernard), Les Deux Vietnam, Paris, Payot, 1962, p. 57.
  • [3]
    Decoux (amiral), op. cit., p. 73. Cet ouvrage de l’amiral Decoux est très riche en informations originales, mais doit être considéré comme un plaidoyer de justification, rédigé avant le non-lieu qui fut prononcé à son sujet par la Haute Cour de justice devant laquelle il avait été traduit pour la « trahison » dont il fut accusé à la Libération ; par ailleurs, l’ouvrage est très utile pour rectifier certains excès des commentaires gaullistes relatifs à cette période de l’histoire de l’Indochine.
  • [4]
    Ibid., p. 100-101 et 112.
  • [5]
    Ibid., p. 152-153.
  • [6]
    Michelin (Franck), op. cit., 2019.
  • [7]
    Leday (William), « L’offensive nipponne dans le Sud-Est asiatique : de l’utilisation stratégique de l’Indochine française », site Internet www.stratisc.org– 2005, consulté le 26 mars 2020.
  • [8]
    Les paragraphes qui suivent doivent beaucoup à des thèses que j’ai eu le plaisir de diriger à la Sorbonne-Paris-I durant des années, en particulier Mercier (Fabienne), La Chine dans la politique extrême-orientale de Vichy, 1940-1944, 1992, publiée sous le titre Vichy face à Tchang Kaï-Chek. Histoire diplomatique, Paris, L’Harmattan, 1995 ; Babinet (Christophe), L’Indochine dans les relations franco-chinoises de 1940 à 1944, 1992.
  • [9]
    Decoux (amiral), op. cit., p. 247.
  • [10]
    Dubosclard (Alain), « Commandant Pechkoff (1884-1966). De l’armée à la diplomatie au service des intérêts français », Guerres mondiales et conflits contemporains, no 202-203, 2001, p. 243-254.
  • [11]
    Note du ministère des Colonies sur le différend franco-siamois relatif aux îles du Mékong-frontière, 27 octobre 1939, Documents diplomatiques français, 2002, p. 519.
  • [12]
    Mercier-Bernadet (Fabienne), « Le conflit franco-thaïlandais (juin 1940-mai 1941) : une manipulation japonaise ? », Revue historique des armées, no 223, 2001, p. 31-40.
  • [13]
    Decoux (amiral), op. cit., p. 140.
  • [14]
    British and Foreign State Papers, Londres, H.M.S.O., 1952, vol. 144, p. 800-801.
  • [15]
    Decoux (amiral), op. cit., p. 270.
  • [16]
    Ibid., p. 275.
  • [17]
    Ibid., p. 388-389.
  • [18]
    Grandjean (Philippe), L’Indochine face au Japon, 1940-1945, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 78-81.
  • [19]
    Namba (Chizuru), Français et Japonais en Indochine, 1940-1945, Paris, Khartala, 2012.
  • [20]
    Lebra (Joyce C.), Japan’s Greater East Asia Co-Prosperity Sphere in World War II. Selected Readings and Documents, Oxford University Press, 1975 ; Michelin (Franck), « La sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale. Réflexion sur un régionalisme asiatique », Relations internationales, no 168, 2016, p. 9-28.
  • [21]
    Takashi Shiraishi, Motoo Furuta (dir.), Indochina in the 1940s and 1950s, Ithaca, Cornell UP, 1992, p. 120 ; voir les p. 121 et suiv. concernant les discussions entre responsables japonais quant à l’avenir de l’Indochine.
  • [22]
    Chesneaux (Jean), op. cit., p. 229.
  • [23]
    Hémery (Daniel), op. cit., p. 81-83. Folin (Jacques de), Indochine, 1940-1955. La fin d’un rêve, Paris, Perrin, 1993, p. 40.
  • [24]
    Hô Chi Minh, De la révolution, Paris, Plon, 1968, p. 179-181.
  • [25]
    Lacouture (Jean), op. cit., p. 64.
  • [26]
    Folin (Jacques de), op. cit., p. 43.
  • [27]
    Fall (Bernard), op. cit., p. 38-39.
  • [28]
    Ibid., p. 66.
  • [29]
    Roseman (Samuel I.) (éd.), The Public Papers and Addresses of F.D.R., New York, Harper, 1950, p. 562. Cité par Fall (B.), op. cit., p. 70.
  • [30]
    Fall (Bernard), op. cit., p. 70-71.
  • [31]
    On lira avec intérêt les réflexions de Claude Dulong, épouse de Jean Sainteny, revenant sur cette politique américaine in Dulong (Claude), La Dernière Pagode, Paris, Grasset, 1989, p. 16-18.

Lorsque la guerre éclata entre la France et l’Allemagne, le 3 septembre 1939, le gouverneur général de l’Indochine était le général Catroux, arrivé dans la colonie depuis le 30 août seulement. À cette même date, l’amiral Decoux, qui allait le remplacer à ce poste durant toute la guerre, était déjà sur place depuis le début de l’année en tant que commandant en chef des forces navales françaises d’Extrême-Orient. À ce titre, il avait d’ailleurs participé en juin 1939 à l’importante conférence anglo-française à Singapour destinée à coordonner les forces militaires des deux pays en cas d’attaque nipponne contre les possessions anglaises et françaises dans la région : Hong Kong, Malaisie et Indochine.
Très tôt, les Japonais avaient fait pression sur l’Indochine à la frontière sino-indochinoise. Dès novembre 1939, ils avaient occupé la ville de Nanning, puis, dans l’hiver 1939-1940, ils avaient opéré plusieurs raids contre la partie chinoise du chemin de fer du Yunnan. L’objectif de la 22e armée japonaise, basée à Nanning et commandée par le général Wakamatsu, était d’occuper le Yunnan, y compris le chemin de fer franco-chinois. En juin, un détachement japonais, sous le commandement du général Okamoto, avait commencé à faire route vers le Nord-Tonkin. Face à cette menace, c’est le général Catroux lui-même qui, juste avant son remplacement par l’amiral Decoux à la tête de l’Indochine, prit l’initiative, en réponse à un ultimatum nippon du 19 juin 1940, de donner son accord dès le 20 à l’exigence de Tokyo d’admettre au Tonkin la présence d’une commission japonaise commandée par le général Nishihara pour contrôler la fermeture effective de la frontière franco-chinoise à tout trafic vers la Chine…


Date de mise en ligne : 22/07/2022

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