Présentation
- Par Jacqueline Russ
- et France Farago
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- RUSS, Jacqueline
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La philosophie politique est née en Grèce. Ce sont les Grecs en effet qui, les premiers, ont tenté une réflexion pour comprendre et pour améliorer les cadres politiques de leur existence collective se déroulant dans les cadres de la Cité (Polis). L’événement fondateur en fut la condamnation à mort de Socrate. C’est ce traumatisme qui a amené Platon à explorer de façon systématique les conditions de possibilité d’une cité où serait impensable cette mise à mort institutionnelle du juste innocent. En Occident le pouvoir s’est toujours exercé, au travers du dispositif institutionnel de l’État, par la loi, régulée par la loi divine ou naturelle. Cela lui a interdit d’épouser la logique d’une pure physique de la puissance où le pouvoir serait purement arbitraire. Si le souverain est la volonté suprême, sa figure n’est donc pas celle du Tyran mais celle du Législateur. Toutefois notre culture politique n’est pas parvenue à civiliser le pouvoir sans rechutes comme en témoignent les événements de la seconde guerre mondiale. L’histoire du pouvoir apparaît en définitive comme un mouvement qui, parti de la nécessité d’instituer une autorité pour résoudre les problèmes de survie collective, ressentit la nécessité de préserver la liberté des hommes vivant en société. Ce sont les lois, le droit qui permirent finalement de concilier autorité et liberté au sein de sociétés tentant de vivre dans la justice et la paix. Mais, comme le savait Hobbes par expérience, lui qui vécut à l’époque de la guerre civile en Angleterre au milieu d…
Date de mise en ligne : 21/06/2022
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