II. Penser les systèmes alimentaires de demain
- Par Pablo Servigne
Pages 63 à 81
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Notes
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[1]
Steel, C. (2017), op. cit.
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[2]
Godfray, H. C. J. et al. (2010). “Food security : the challenge of feeding 9 billion people”. Science, no 327, p. 812-818 ; Foley, J. A.et al. (2011), op. cit. ; Schade, C. & Pimentel, D. (2010). op. cit.
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[3]
Définie comme “la capacité d’un système à absorber un changement perturbant et à se réorganiser en intégrant ce changement, tout en conservant essentiellement la même fonction, la même structure, la même identité et les mêmes capacités de réaction” ; voir Walker, B. et al. (2004). “Resilience, Adaptability and Transformability on Social-Ecological Systems”. Ecology and Society, no 9, p. 5. Pour une définition plus précise qui inclut la notion fondamentale de transformabilité, ainsi qu’une critique de cette notion, lire Carton, H. et al. (2013). “Faut-il sauver le concept de résilience ?”. Institut Momentum. Disponible surwww.institutmomentum.org.
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[4]
Meadows, D. (2013). “Il est trop tard pour le développement durable” in Sinaï A. (dir.). Penser la décroissance. Politiques de l’anthropocène. Presses de Sciences Po.
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[5]
Walker, B. et al. (2004). op. cit.
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[6]
Il existe d’autres champs scientifiques d’étude de la résilience, notamment en physique ou en psychologie. Les définitions et les concepts varient d’un champ à l’autre.
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[7]
Rees, W. (2010). Thinking Resilience. Post Carbon Institute.
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[8]
Steel, C. (2017). op. cit..
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[9]
Selon la théorie des avantages comparatifs, développée par l’économiste David Ricardo en 1817.
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[10]
“Food miles” : la distance parcourue par chaque aliment de son lieu de production à son lieu de consommation.
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[11]
Bomford, M. (2010). op. cit.
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[12]
Tainter, J. A. et al. (2003). “Resource transitions and energy gain : contexts of organization”. Conservation Ecology, no 7, p. 4.
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[13]
De Schutter, O. et al. (2011). op. cit.
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[14]
Bennett, E. & Etser, J. (2011). op. cit.
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[15]
Bennett, E. & Elser, J. (2011). op. cit.
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[16]
Bennett, E. & Elser, J. (2011). op. cit.
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[17]
Cité par Steel, C. (2017). op. cit.
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[18]
Steel, C. (2017). op. cit.
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[19]
Malézieux, E. (2012). “Designing cropping systems from nature”. Agronomy for sustainable development, no 32, p. 15-29.
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[20]
Lire les principaux ouvrages d’agroécologie et de permaculture. Par exemple : Altieri, M. A. (1995). Agroecology : the science of sustainable agriculture. Westview Press ; Holmgren, D. (2002).Permaculture. Principles & Pathways Beyond Sustainability, Ed. Holmgren Design Services, 286 p.
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[21]
Le pétrole est aussi une énergie solaire, mais renouvelable à un rythme bien trop lent pour nos sociétés. Il est donc considéré comme non renouvelable.
L’objectif de ce chapitre est de donner des principes généraux de conception des futurs systèmes alimentaires. Pour cela, nous allons partir du cadre posé dans la première partie, et utiliser comme guides des principes de résilience.
La première étape consiste à poser un scénario de base qui suit la logique des constats développés dans la première partie. Ainsi, à l’avenir, il faudra probablement continuer à produire beaucoup de nourriture avec moins de terres fertiles, de l’eau et des sols pollués, des zones de pêche très réduites, des conditions climatiques parfois extrêmes, et une industrie en panne à cause de la diminution des approvisionnements en énergie. Une fois ce scénario posé, on peut considérer les choses de deux manières : soit nous l’anticipons (en tentant de nous adapter grâce à des politiques fortes), soit nous le subissons. Si l’Europe choisit aujourd’hui des politiques de statu quo, il est probable que les perturbations sur le système alimentaire industriel soient si fortes que nous verrons en quelques années apparaître spontanément et dans l’urgence des petits systèmes dans les marges, qui auront finalement les mêmes caractéristiques que lesprincipes généraux exposés ci-dessous ; ils seront résilients, mais par nécessité.
Dans ce livre, nous optons pour une politique de résilience car nous pensons qu’il est trop tard pour construire un développement durable : il faut désormais se préparer aux chocs. Par résilience, on entend une réduction de la vulnérabilité du système aux perturbations décrites dans la première partie, afin de le maintenir deçà des seuils critiques…
Date de mise en ligne : 17/01/2025
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