Chapitre d’ouvrage

15. Le chemin de Moscou

Pages 303 à 331

Citer ce chapitre


  • Castelot, A.
(2019). 15. Le chemin de Moscou. Napoléon (p. 303-331). Perrin. https://shs.cairn.info/napoleon--9782262080839-page-303?lang=fr.

  • Castelot, André.
« 15. Le chemin de Moscou ». Napoléon, Perrin, 2019. p.303-331. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/napoleon--9782262080839-page-303?lang=fr.

  • CASTELOT, André,
2019. 15. Le chemin de Moscou. In : Napoléon. Paris : Perrin. Biographies, p.303-331. URL : https://shs.cairn.info/napoleon--9782262080839-page-303?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le plat avait été baptisé : « la bouillée ».
  • [2]
    Elle a été reconstituée derrière le Panorama de la bataille, à l’endroit même où l’isba se trouvait autrefois. La table et les chaises sont authentiques.
  • [3]
    Je ne pense pas, ainsi que certains l’ont affirmé, que l’Empereur ait séjourné dans le Palais à facettes. Les autorités soviétiques sont formelles sur ce point.

Le ministre de la Police du tsar, le général Balachov, se tient à Vilna dans la pièce que l’empereur de Russie a occupée quelques jours auparavant – cependant, ce n’est plus Alexandre qu’il a devant lui, mais Napoléon… Il est venu apporter à l’Empereur une lettre de son maître. Celui-ci offre à l’envahisseur de traiter, à la condition que la Grande Armée fasse demi-tour et repasse le Niémen. C’est là, par ce véritable ultimatum, exiger l’impossible. Napoléon n’est pas arrivé de si loin pour revenir sur ses bases de départ, alors qu’il n’a point été battu ! Pourtant – et l’Empereur ne le sait que trop – en une semaine, après avoir traversé le Niémen, la Grande Armée a déjà subi, sans combattre, de lourdes pertes.
La faiblesse des effectifs tsaristes, la jonction retardée des armées Barclay – cent trente mille hommes – et Bagration – cinquante mille hommes – ont contraint le haut commandement russe à la retraite. La tactique de la terre brûlée – sans avoir été concertée – s’imposait pour lui. Ainsi que le disait un officier de l’armée du tsar : « Les Français n’ont pas de quoi se réjouir de ce que nous nous retirons. C’est pour leur perte… Nous reviendrons prendre le pays que nous abandonnons à présent en le dévastant et en les affamant. »
Du côté français, les approvisionnements en vivres et en fourrages, englués dans la boue, distancés par une armée faisant souvent quinze lieues par jour, ne suivent pas. Déjà cinquante mille maraudeurs, ayant quitté leurs rangs pour chercher des vivres, sont devenus des traînards…


Date de mise en ligne : 10/01/2022

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