Chapitre d’ouvrage

13. Jupiter

Pages 255 à 281

Citer ce chapitre


  • Castelot, A.
(2019). 13. Jupiter. Napoléon (p. 255-281). Perrin. https://shs.cairn.info/napoleon--9782262080839-page-255?lang=fr.

  • Castelot, André.
« 13. Jupiter ». Napoléon, Perrin, 2019. p.255-281. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/napoleon--9782262080839-page-255?lang=fr.

  • CASTELOT, André,
2019. 13. Jupiter. In : Napoléon. Paris : Perrin. Biographies, p.255-281. URL : https://shs.cairn.info/napoleon--9782262080839-page-255?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Ne refermons pas le recueil des lettres adressées par Marie-Louise à la comtesse de Crenneville, sans rappeler qu’un jour de juillet 1821, l’ex-impératrice affirmera à son amie qu’elle « n’avait jamais eu de sentiment d’aucun genre pour Napoléon ».

Le mardi 27 mars 1810, des torrents d’eau s’abattent sur une berline sans armoiries qui, venant de Compiègne, roule vers Soissons. En dépit des rafales de pluie, la voiture marche bon train. À l’intérieur se trouvent deux hommes : Napoléon et son beau-frère, le roi Murat, qui se portent au-devant du cortège accompagnant Marie-Louise depuis Vienne. Napoléon n’a pas eu la patience d’attendre le lendemain où, à Soissons, la nouvelle impératrice devait se jeter aux pieds de l’Empereur et lui réciter un petit compliment. À cette cérémonie minutieusement préparée par les diplomates des deux empires, Napoléon a préféré sauter dans une berline et partir à la rencontre de sa femme.
Depuis une semaine, depuis le lundi 19 mars, jour de son arrivée à Compiègne, et bien que Mme de Mathis eût occupé ses nuits, Napoléon est comme un homme ivre, « ivre d’impatience, ivre de félicité ». Austerlitz et Wagram semblent l’avoir moins grisé que ce mariage avec une petite-fille de Charles Quint.
« Je me donne des ancêtres », déclare-t-il avec superbe.
Napoléon se donne aussi une famille parmi laquelle on compte Louis XVI et Marie-Antoinette, devenus par cette alliance extraordinaire le grand-oncle et la grand-tante du marié. Déjà, avant même d’avoir fait la connaissance de son épouse, il modèle l’empire du fils qu’elle doit lui donner. Par le sénatus-consulte du 30 janvier 1810, l’Italie est reprise à Eugène, et les apanages des frères et de leurs descendants abolis au profit des héritiers directs de l’Empereur…


Date de mise en ligne : 10/01/2022

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