Chapitre d’ouvrage

1. Cent jours de résurrection

Pages 567 à 607

Citer ce chapitre


  • Van Loo, B.
(2025). 1. Cent jours de résurrection. Napoléon : L'ombre de la Révolution (p. 567-607). Flammarion. https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-567?lang=fr.

  • Van Loo, Bart.
« 1. Cent jours de résurrection ». Napoléon L'ombre de la Révolution, Flammarion, 2025. p.567-607. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-567?lang=fr.

  • VAN LOO, Bart,
2025. 1. Cent jours de résurrection. In :
  • VAN LOO, Bart,
  • Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
  • et ROSSELIN, Isabelle,
Napoléon L'ombre de la Révolution. Paris : Flammarion. Champs, p.567-607. URL : https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-567?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 2, livre 22, chapitre 25, éditions eBooksFrance, 2000, p. 613.
  • [2]
    Idem, tome 2, livre 22, chapitre 21, p. 607.
  • [3]
    Adam Zamoyski, De ondergang van Napoleon (Le déclin de Napoléon), Balans, 2008, p. 182. Citation traduite du néerlandais.
  • [4]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, p. 605.
  • [5]
    Charles-Maurice de Talleyrand, Mémoires et correspondances du prince de Talleyrand (préface d’Emmanuel de Waresquiel), Paris, Robert Laffont, collection Bouquins, 2007, p. 479.
  • [6]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 2, livre 22, chapitre 26, p. 615.
  • [7]
    André Castelot, op. cit., p. 718.
  • [8]
    Jacques Bainville, op. cit., p. 448.
  • [9]
    AndréCastelot, op. cit., p. 725.
  • [10]
    Idem, p. 727.
  • [11]
    Mémoires de Madame la duchesse d’Abrantès, op. cit., p. 559.
  • [12]
    Jacques Bainville, op. cit., p. 450.
  • [13]
    Max Gallo, op. cit., p. 1327.
  • [14]
    André Castelot, op. cit., p. 736.
  • [15]
    Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich, Plon, 1880, p. 205.
  • [16]
    Geneviève Mazel, Un héros des « Vingt-Jours ». Le général de La Bédoyère, à travers sa correspondance inédite, SMP, 2008, p. 7.
  • [17]
    Gabriel Faure, « Napoléon à Laffrey (7 mars 1815) », Revue des Deux Mondes, 6e période, tome 26, 1915, p. 206).
  • [18]
    Auguste Louis Charles, comte de La Garde-Chambonas, Fêtes et souvenirs du congrès de Vienne : tableaux des salons, Scènes anecdotiques et portraits, 1814-1815, volume 2, A. Appert, Paris, 1843, p. 507.
  • [19]
    Max Gallo, op. cit., p. 1329.
  • [20]
    À l’impératrice Marie-Louise, Lyon, 7 mars 1815, Correspondance de Napoléon, tome 14.
  • [21]
    Adam Zamoyski, De ondergang van Napoleon, p. 426. Citation traduite du néerlandais.
  • [22]
    Correspondance du comte de Jaucourt, ministre intérimaire des Affaires étrangères, avec le prince Talleyrand, pendant le congrès de Vienne, Plon, 1905, p. 232.
  • [23]
    Henry Houssaye, 1814-1815. Histoire de la campagne de France et de la chute de l’Empire, la première restauration, le retour de l’île d’Elbe, les Cent Jours, volume 2, Perrin, 2013, p. 332.
  • [24]
    Stefan Zweig, op. cit., p. 338.
  • [25]
    Henry Houssaye, op. cit., p. 323.
  • [26]
    Idem, p. 271.
  • [27]
    André Castelot, op. cit., p. 740.
  • [28]
    Henry Houssaye, p. 322.
  • [29]
    Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, tome 19, 1861, p. 172.
  • [30]
    Itinéraire de Buonaparte de l’île d’Elbe à l’île Sainte-Hélène, ou mémoires pour servir à l’histoire de la seconde usurpation, avec le recueil des principales pièces officielles de cette époque. Par l’auteur de la Régence à Blois, et de l’Itinéraire de Buonaparte en 1814, tome 1, 1817, p. 247.
  • [31]
    André Castelot, op. cit., p. 746.
  • [32]
    Paul-Charles-François Thiébault, Mémoires, tome 5, 1897, p. 295.
  • [33]
    Thierry Lentz, Waterloo, Perrin, 2015, p. 36.
  • [34]
    Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, Folio, 1974, p. 239.
  • [35]
    Benjamin Constant, Recueil d’articles (1795-1817), Droz, 1978, p. 146.
  • [36]
    Idem, p. 150.
  • [37]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 2, livre 23, chapitre 3, éditions eBooksFrance, p. 626.
  • [38]
    Idem, p. 624.
  • [39]
    Idem, p. 625.
  • [40]
    Idem, p. 636.
  • [41]
    Marquis de Noailles, Le comte Molé, 1781-1855. Sa vie, ses mémoires, tome 1, Paris, Champion, 1922, pp. 206 et 209.
  • [42]
    Jean Tulard, Les Vingt Jours, Fayard, 2001, p. 153.
  • [43]
    Henry Houssaye, op. cit. p. 490.
  • [44]
    Le Mémorial de Sainte-Hélène, tome 1, p. 465.
  • [45]
    André Castelot, op. cit., p. 764.
  • [46]
    Robert Margerit, Waterloo, Gallimard, 1964, p. 106.
  • [47]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, chapitre 14, p. 650.
  • [48]
    Robert Margerit, op. cit., p. 158.
  • [49]
    Robert Margerit, op. cit., p. 357.
  • [50]
    Idem.
  • [51]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, p. 652.
  • [52]
    Ibidem.
  • [53]
    Robert Margerit, op. cit., p. 357.
  • [54]
    Ibidem, pp. 357-358.
  • [55]
    Robert Margerit, op. cit., p. 385.
  • [56]
    Henry Houssaye (1899), 1815, tome 2 : Waterloo, Éditions des Régionalismes, 2015, p. 201.
  • [57]
    Alexandre Cavalié Mercer, « Journal de la campagne de Waterloo » (traduit par Maxime Valère en 1933), dans Waterloo. Acteurs, historiens, écrivains. Textes choisis et annotés par Loris Chavanette, Folio Classique, 2015, p. 173.
  • [58]
    Johan op de Beeck, Waterloo. De laatste 100 dagen van Napoleon (Waterloo. Les 100 derniers jours de Napoléon), Manteau, 2013, p. 280. Traduit du néerlandais, ouvrage non traduit en français.
  • [59]
    Alessandro Barbero, Waterloo, Bruxelles, Globe, 2004, p. 295.
  • [60]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 238.
  • [61]
    Waterloo. Acteurs, historiens, écrivains, op. cit., p. 44.
  • [62]
    Glarethe Glover, Waterloo. Myth and Reality, Pen & Sword Military, 2014, p. 191.
  • [63]
    Victor Hugo, op. cit., p. 227
  • [64]
    Victor Hugo, op. cit., p. 225.

Il a cessé de neiger, mais un fin duvet blanc couvre l’herbe qui a repoussé au-dessus de l’ossuaire. Cela préserve le sol du gel, ce qui permet de poursuivre les exhumations. Le 18 janvier 1815, les témoins présents vingt-deux ans auparavant confirment l’emplacement où l’infortuné souverain et son épouse auraient été enterrés. Les corps au fond d’une fosse près du mur, de la chaux par-dessus, puis de la terre : voilà ce qui s’était passé. Le cimetière de la Madeleine n’avait plus servi depuis une cinquantaine d’années quand, en 1793, on l’avait réouvert pour y enterrer les guillotinés de la place de la Révolution.
L’écrivain royaliste Chateaubriand, qui assiste à la scène en compagnie de quelques représentants de la haute noblesse, retient son souffle quand une pelle heurte une couche dure. Une fois les touffes d’herbe retirées, les ouvriers discernent un lit de chaux. La chaux vive dont on a recouvert les corps à l’époque a durci au contact de l’humidité et forme à présent une sorte de voûte au-dessus d’un squelette. Les ossements de Marie-Antoinette sont à huit pieds de profondeur. Le duc de Blacas, bras droit du nouveau roi Louis XVIII, trouve une jarretière assez bien conservée ayant échappé à la chaux vive. Ému, il remet la relique de Sa Majesté au prince de Poix, qui à son tour la confie au vieux maître de cérémonie Dreux-Brézé, l’homme à qui Mirabeau, le 23 juin 1789, avait lancé que les députés ne sortiraient de l’Assemblée nationale « que par la puissance des baïonnettes » : des mots qui avaient ouvert le bal de la Révolution…


Date de mise en ligne : 26/02/2026

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

23,99 €

791 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?