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2. Authentique empire

Pages 337 à 394

Citer ce chapitre


  • Van Loo, B.
(2025). 2. Authentique empire. Napoléon : L'ombre de la Révolution (p. 337-394). Flammarion. https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-337?lang=fr.

  • Van Loo, Bart.
« 2. Authentique empire ». Napoléon L'ombre de la Révolution, Flammarion, 2025. p.337-394. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-337?lang=fr.

  • VAN LOO, Bart,
2025. 2. Authentique empire. In :
  • VAN LOO, Bart,
  • Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
  • et ROSSELIN, Isabelle,
Napoléon L'ombre de la Révolution. Paris : Flammarion. Champs, p.337-394. URL : https://shs.cairn.info/napoleon--9782080499011-page-337?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 66.
  • [2]
    Napoléon, lettre à Joséphine du 18 mai 1800, Napoleonica® les archives, Fondation Napoléon.
  • [3]
    André Castelot, Brumaire, juin 1799 à juin 1800, Tallandier, 1969, p. 284.
  • [4]
    Pour tout le dialogue, André Castelot, op. cit., p. 296.
  • [5]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 72.
  • [6]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 72
  • [7]
    George Sand, Histoire de ma vie, Wolfgang Gerhard, Paris, 1855, tome 2, p. 94.
  • [8]
    Napoléon, lettre à Joséphine du 9 juin 1800, Napoleonica® les archives, Fondation Napoléon.
  • [9]
    Ibidem, p. 96.
  • [10]
    Georges Bordonove, Napoléon, Pygmalion, 1978, p. 148.
  • [11]
    George Sand, Histoire de ma vie, tome 2, p. 97.
  • [12]
    Georges Bordonove, Talleyrand, op. cit., p. 154.
  • [13]
    Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, Mémoires de M. de Bourrienne, ministre d’État, sur Napoléon, le Directoire, le Consulat, l’Empire et la Restauration, volume 2, Auguste Wahlen et H. Tarlier, libraires, 1829, p. 177.
  • [14]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 82.
  • [15]
    Baron Jean Thiry, Marengo, Berger-Levrault, 1949, p. 132.
  • [16]
    Laurent Joffrin, op. cit., p. 82.
  • [17]
    George Sand, Histoire de ma vie, tome 2, p. 100.
  • [18]
    Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne, Mémoires sur Napoléon, le Directoire, l’Empire et la Restauration, Paris, Ozanne, 1839 (9e éd.), p. 407.
  • [19]
    Baron Jean Thiry, Marengo, p. 135.
  • [20]
    Napoléon, lettre à Cambacérès et Lebrun, consuls de la République, du 18 juin 1800, Napoleonica® les archives, Fondation Napoléon.
  • [21]
    Laure Junot d’Abrantès, Mémoires de madame la duchesse d’Abrantès ou Souvenirs historiques sur Napoléon, la Révolution, le Directoire, le Consu’at, l’Empire et la Restauration, volume 1, Société belge de librairie, 1837, p. 526.
  • [22]
    Louis Madelin, Le Consulat et l’Empire, volume 1, Hachette, 1932, p. 61.
  • [23]
    Frédéric Masson, Napoléon et sa famille, Albin Michel, 1926, p. 379.
  • [24]
    Stefan Zweig, Fouché, p. 215.
  • [25]
    Idem, p. 216.
  • [26]
    Idem, p. 220.
  • [27]
    Napoléon, lettre au comte de Provence du 7 septembre 1800, Napoleonica® les archives, Fondation Napoléon.
  • [28]
    Œuvres choisies de Charles Nodier, Paris, Librairie Delagrave, 1914, pp. 407-408.
  • [29]
    Patrice Gueniffey, Bonaparte, p. 318.
  • [30]
    Revue bleue, 8 mai 1875, p 1075 ; et 26 janvier 1878, p. 711.
  • [31]
    Hippolyte Taine, Les Origines de la France contemporaine. La Révolution : le gouvernement révolutionnaire. Le régime moderne, Robert Laffont, 1986, p. 383.
  • [32]
    Jean-Marie Rouart, Napoléon ou la destinée, Gallimard, 2012, pp. 156-157.
  • [33]
    Jean Savant, Napoléon et l’Église, Cercle Ernest Renan, 1969, p. 6.
  • [34]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, éditions eBooks-France, tome 2, livre 13, chapitre 3, p. 306.
  • [35]
    Idem, p. 309.
  • [36]
    Idem, tome 1, livre 11, chapitre 4, p. 279.
  • [37]
    Idem, tome 1, livre 15, chapitre 5, p. 280.
  • [38]
    Idem, tome 2, livre 13, chapitre 10, p. 321.
  • [39]
    Idem, p. 326.
  • [40]
    Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du xixe siècle, volume 4, 1860, « Consulat », p. 1056.
  • [41]
    André Maurois, Chateaubriand, Fayard, 1950, p. 114.
  • [42]
    Chateaubriand, Génie du christianisme, volume II, Fréchet, 1828, p. 70.
  • [43]
    Les dernières citations se trouvent toutes dans Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 2, livre 14, chapitre 4, pp. 339-340.
  • [44]
    Georges Bordonove, Napoléon, p. 173.
  • [45]
    Stefan Zweig, op. cit., p. 62.
  • [46]
    Albert Sorel, « La Paix d’Amiens », Revue des Deux Mondes, 5e période, tome 11, 1902, p. 324.
  • [47]
    Jacques Bainville, op. cit., chapitre XII, « L’illusion d’Amiens », p. 217.
  • [48]
    Mémoires de Madame de Rémusat, 1802-1808, volume 1, 1880, p. 301.
  • [49]
    Claude Charles Fauriel, Ludovic Lalanne, Les derniers jours du Consulat, Calmann-Lévy, 1889, p. XIX.
  • [50]
    Jean de La Varende, Cadoudal, Nouvelles Éditions latines, 1970, p. 260.
  • [51]
    Claude Pasteur, Le Duc d’Enghien ou La mauvaise destinée, Tallandier, 1984, p. 166.
  • [52]
    Claude Pasteur, op. cit., p. 164.
  • [53]
    Ibidem.
  • [54]
    Jean-Paul Bertaud, Les Royalistes et Napoléon (1799-1816), Flammarion, 2009, p. 144.
  • [55]
    Georges Bordonove, Talleyrand, p. 174.
  • [56]
    Idem, p. 196.
  • [57]
    Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 2, livre 13, chapitre 5, p. 309.
  • [58]
    Frédéric Masson, Le sacre et le couronnement de Napoléon, Société d’éditions littéraires et artistiques, 1908, p. 191.

Le décor blanc s’étend à l’infini : un duvet de neige poudreuse s’est déversé des cieux. La venue de la nuit n’arrête ni les soldats ni la neige, en ce 18 mai 1800. Les hommes n’ont pas le choix, ils ont assez perdu de temps. L’artillerie a d’abord été contrainte et forcée de rester en arrière dans la vallée, les chevaux et les mules ne pouvant hisser les canons en empruntant les sentiers de montagne sinueux. La frustration ne faisait que croître, et l’ordre menaçait d’être perturbé, quand un montagnard a proposé de transporter les pièces d’artillerie dans des troncs d’arbre évidés. Cela permettrait aux animaux de trait de se débrouiller. Des centaines de soldats ont commencé à abattre fébrilement des arbres. Le visage de Bonaparte a rayonné quand il a entendu que son artillerie était tout de même en route. Sans elle, il n’avait pas l’ombre d’une chance. Il en était conscient.
Pour compenser le retard, les soldats marchent à présent de nuit, en restant proches les uns des autres pour ne pas s’égarer. Ici et là, des lanternes sont suspendues à des baïonnettes calées sur les épaules. En dehors des craquements de la neige, il règne un silence de tombeau ; le bruit est le meilleur ami de l’avalanche. L’armée de Napoléon suit un chemin qui mène jusqu’au sommet du col du Grand-Saint-Bernard, reliant la Suisse à l’Italie. Il y a soixante centimètres de neige, et les guides reconnaissent pas à pas le trajet à suivre. La marche est pénible : les dos sont courbés, les muscles tendus, les membres transis…


Date de mise en ligne : 26/02/2026

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