1. Chute de Napoleone Buonaparte
- Par Bart Van Loo
Pages 29 à 40
Citer ce chapitre
- VAN LOO, Bart,
- VAN LOO, Bart,
- Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
- et ROSSELIN, Isabelle,
- Van Loo, Bart.
- Van Loo, B.
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- Van Loo, B.
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- VAN LOO, Bart,
- Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
- et ROSSELIN, Isabelle,
Notes
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[1]
Jacques Bainville, Napoléon, A. Fayard et Cie, 1931, p. 11.
-
[2]
Napoléon tel qu’en lui-même, Archives nationales, Paris, juin-décembre 1969, p. 24.
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[3]
Correspondance générale de Napoléon Bonaparte, tome 1 : les apprentissages, Lettre de Bonaparte à Pascal Paoli, 12 juin 1789 (coédition Fayard/Fondation Napoléon), 2004.
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[4]
Frédéric Masson, Napoléon dans sa jeunesse, p. 334. La lettre citée par Masson n’est pas datée, mais l’auteur suppose qu’elle a été écrite en 1793. La première exécution à la guillotine date du 25 avril 1792.
-
[5]
Marc Allégret, Revue du Souvenir Napoléonien, n° 380, décembre 1991, pp. 31-32.
-
[6]
Napoléon, Sainte-Hélène, le 24 février 1821. Jacques Simon Timotei dans Corsica Mea, décembre 2007.
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[7]
Balzac, Le Père Goriot, Le Livre de Poche, 1983, p. 336.
11 juin 1793. Sous le clair de lune, une petite embarcation chargée de fugitifs file à la surface de l’eau. Le sirocco souffle du Sahara un air chaud et sec. Tandis que Napoleone tente de chasser de ses pensées les images du pillage et de l’incendie de la maison de famille puis de la fuite dans la panique générale par les chemins poussiéreux, la Corse rétrécit à l’horizon, ce n’est bientôt plus qu’un point. Il comprend que lui et les siens vont connaître la pauvreté et qu’il est la cause de tous leurs malheurs.
Tout avait commencé avec son père – un héros éphémère. Carlo Buonaparte s’était d’abord battu aux côtés du général Pascal Paoli contre les Français auxquels le traité de Versailles, signé le 15 mai 1768 avec les Génois, avait donné le contrôle de la Corse. Les privations dans les montagnes corses n’avaient pas été vaines, et Paoli l’avait emporté sur les Français. Hourras et trompettes, mais, quelques mois plus tard, déception ! Contre la deuxième charge de l’armée française, il était impossible de faire face, et le héros national de la Corse avait quitté son île à la vitesse de l’éclair. La jeune famille Buonaparte s’était trouvée confrontée à un dilemme : sauver l’honneur et affronter la misère ou céder à la tentation de la collaboration. Les Français protégeaient la noblesse corse qui se rangeait de leur côté, et le père, Carlo, n’hésita pas longtemps. Il s’empressa de rassembler les documents prouvant qu’il était de sang bleu, obtint un titre aristocratique et la protection de la France…
Date de mise en ligne : 26/02/2026
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