1. Sauveur de la Patrie
- Par Bart Van Loo
Pages 187 à 217
Citer ce chapitre
- VAN LOO, Bart,
- VAN LOO, Bart,
- Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
- et ROSSELIN, Isabelle,
- Van Loo, Bart.
- Van Loo, B.
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- VAN LOO, Bart,
- Traduit du néerlandais COHENDY, Mireille
- et ROSSELIN, Isabelle,
Notes
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[1]
Pierre Olivier Chaumet, Histoire du droit et des institutions, chapitre 1. La Révolution française (1789-1799), Ellipse, 2016, pp. 61-116.
-
[2]
Antoine de Baecque, La France de la Révolution, Paris, Tallandier, 2011, p. 120.
-
[3]
Voir, à ce sujet, l’étude remarquable de Loris Chavanette, Quatre-vingt-quinze. La Terreur en procès, préface de Patrice Gueniffey, CNRS Editions, 2017.
-
[4]
Arthur Lévy, Napoléon intime, Books on Demand, (1892, réédité 2021, édition du bicentenaire), p. 39.
-
[5]
Napoléon Bonaparte, Clisson et Eugénie, Paris, Fayard, 2007, p. 32.
-
[6]
Idem, p. 31.
-
[7]
Idem, p. 32.
-
[8]
Patrice Gueniffey, op. cit., p. 141.
-
[9]
Antoine Casanova, Napoléon et la pensée de son temps, une histoire intellectuelle singulière, Paris, La Boutique de l’histoire, 2001, p. 154.
-
[10]
Dimitri Casali, Napoléon sur le divan, Flammarion, 2019, p. 22.
-
[11]
Napoléon, lettre à Joseph du 6 octobre 1795, Napoleonica® les archives, Fondation Napoléon.
-
[12]
Max Gallo, Révolution française, tome 2, p. 263.
-
[13]
A. Esmein, Gouverneur Morris, Un témoin américain de la Révolution française, Hachette, 1906, p. 40.
-
[14]
Jean-Pierre Fabre de l’Aude, Histoire secrète du Directoire, volume 2, Ménard, 1832, p. 19.
-
[15]
François-Auguste Fauveau de Frénilly, Souvenirs du baron de Frénilly, par Athur Chuquet, Paris, Librairie Plon, 1908, p. 220.
-
[16]
Théodore Bachelet, Histoire de Napoléon Ier, Mégard, 1857, p. 30. Cité aussi par Walter Scott et Max Gallo.
-
[17]
Bonaparte, lettre à Joséphine, du 28 octobre 1795. Napoleonica® les archives, Fondation Napoléon.
-
[18]
Jean Tulard et Louis Garros, Napoléon au jour le jour, Paris, Tallandier, 2002, p. 85.
-
[19]
Henri-Gratien Bertrand, Cahiers de Sainte-Hélène, volume I, 1959, p. 47.
-
[20]
Pierre Branda, Joséphine, Paris, Perrin, 2016.
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[21]
Isabelle Bricard, Napoléon, Joséphine et les autres, 2009, Larousse, p. 49.
-
[22]
Les Lettres ardentes de Napoléon à Joséphine (1796-1797), Éditions Beer, 1935, p. 11.
-
[23]
Bourrienne, op. cit., p. 237.
Les tambours qui accompagnaient les cortèges de la mort vers la guillotine ont perdu cet emploi, mais ne sont pas au chômage pour autant. Partout la musique résonne, tout Paris danse dans les rues et les jardins publics, dans les églises et les cimetières. Si les pauvres dansent pour oublier qu’ils ont le ventre vide, les bourgeois nantis et les aristocrates revenus d’exil s’en donnent en revanche à cœur joie, comme avant : ils participent à d’interminables buffets, s’entourent de laquais, et peu à peu les « Monsieur » et « Madame » remplacent le titre révolutionnaire de « citoyen ». Le tutoiement imposé par les autorités disparaît aussi vite qu’il était apparu. Le principe d’égalité prôné par Robespierre s’efface devant l’évidence des vieilles coutumes.
Tout le monde n’est pas invité à n’importe quelle fête. Ce que l’on appelle le « bal des victimes » n’accueille que les jeunes aristocrates ayant perdu un membre de leur famille sous la guillotine. En entrant, on se salue en penchant la tête bien en avant pour imiter la phase ultime du chemin qui mène à l’échafaud. Les hommes portent un fil rouge autour du cou, les dames, les cheveux courts des condamnées à mort. Dans un hommage à la fois grave et ironique aux victimes de la Révolution, le deuil et la joie se mêlent.
Les hommes se laissent pousser les cheveux pour se distinguer des sans-culottes, ils les portent en une longue tresse ou les laissent tomber de chaque côté, comme des oreilles d’épagneul. Ils appellent leur coiffure des « oreilles de chien »…
Date de mise en ligne : 26/02/2026
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