Chapitre d’ouvrage

L’Ode à Charles Fourier d’André Breton

Pages 244 à 265

Citer ce chapitre


  • Brunel, P.
(1992). L’Ode à Charles Fourier d’André Breton. Mythocritique : Théorie et parcours (p. 244-265). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/mythocritique-theorie-et-parcours--9782130440352-page-244?lang=fr.

  • Brunel, Pierre.
« L’Ode à Charles Fourier d’André Breton ». Mythocritique Théorie et parcours, Presses Universitaires de France, 1992. p.244-265. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mythocritique-theorie-et-parcours--9782130440352-page-244?lang=fr.

  • BRUNEL, Pierre,
1992. L’Ode à Charles Fourier d’André Breton. In : Mythocritique Théorie et parcours. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Écriture, p.244-265. URL : https://shs.cairn.info/mythocritique-theorie-et-parcours--9782130440352-page-244?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Gallimard, coll. « Connaissance de l’inconscient », 1985.
  • [2]
    Lettre à Paul Demeny du 15 mai 1871.
  • [3]
    Voleur de mots, p. 13.
  • [4]
    Ode à Charles Fourier, commentée par Jean Gaulmier, Klincksieck, 1961, p. 78, n. 1.
  • [5]
    Manifestes du surréalisme, Jean-Jacques Pauvert. 1962, p. 339.
  • [6]
    Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, « Idées/NRF », n° 198, p. 366 ; Anthologie de l’humour noir, « Livre de poche », n° 2739, p. 15.
  • [7]
    Le mot d’esprit, p. 368.
  • [8]
    Anthologie, loc. cit.
  • [9]
    Cité dans Philippe Audoin, Breton, Gallimard. « La Bibliothèque idéale », n° 9, 1970, p. 36.
  • [10]
    Tristes Tropiques, Plon, 1955, rééd. coll. « Terre humaine », p. 19-20.
  • [11]
    Ed. cit., p. 346-347.
  • [12]
    Voleurs de mots, p. 67-69.
  • [13]
    Traduction de S. Jankélévitch, Esthétique de Hegel, L’Art romantique, Aubier, 1964, p. 139.
  • [14]
    Ibid., p. 152. Breton cite une autre traduction de ce même passage dans l’Anthologie de l’humour noir, p. 12-13.
  • [15]
    Dans l’édition des Manifestes du surréalisme, p. 309-311.
  • [16]
    Ibid., p. 319.
  • [17]
    Voir extraits de l’Esthétique, éd. Claude Khodoss, PUF, 1954, p. 176-177, et Pierre Brunel, Le Mythe de la métamorphose, Armand Colin, 1974, p. 158.
  • [18]
    L’Homme et la bête, Gallimard, 1947 ; et voir le livre de Bernadette Morand, Les Ecrits des prisonniers politiques, PUF, 1976.
  • [19]
    Ed. cit., p. 13.
  • [20]
    Ed. cit., p. 320-321.
  • [21]
    André Breton et les données fondamentales du surréalisme, Gallimard, 1950, cité dans Robert Bréchon, Le Surréalisme, Armand Colin, 1971, p. 46.
  • [22]
    Chiennerie : « se dit de choses basses et dégoûtantes » (Littré). On reconnaît l’hostilité de Breton à toute cérémonie de caractère officiel, et en particulier aux cérémonies religieuses (sur ce point, voir Alexandrian, Breton, Ed. du Seuil, coll. « Ecrivains de toujours », n° 90, p. 157-158).
  • [23]
    Premier poème de La Tapisserie de Notre-Dame (11 mai 1913), dans Œuvres poétiques complètes de Péguy, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1954, p. 529.
  • [24]
    Ed. cit., p. 10.
  • [25]
    IV, 910-911, Argonautiques, t. III, trad. Emile Delage et Francis Vian, Belles-Lettres, Coll. des Universités de France, 1981, p. 109.
  • [26]
    Κῶας αιγλᾶεν χρισέῳ θυσάνῳ, IVe Pythique, v. 411.
  • [27]
    R. Jobson a mis des paroles sur Syrinx de Debussy, et a intitulé l’œuvre Orphée.
  • [28]
    Ed. cit., p. 89, et cf. Ed. Silberner, Fourier on the Jewish Question, Jewish Society Studies, VIII, 245-266.
  • [29]
    Ed. cit., p. 345.

1945 : fin de la seconde guerre mondiale, qui fut pour Breton une des périodes les plus sombres de l’histoire, ces « temps de détresse » dont avait parlé Hölderlin. 1947 : l’année semble encore sombre à Breton. Il constate dans les Ajours d’Arcane 17, datés du 1er au 3 mai, que « l’esprit de résistance, avec tout ce qu’il comportait d’ouvert, de généreux, de vivifiant et d’audacieux » a été « saboté bestialement ». Les récents massacres d’Indochine, les queues s’allongeant sans cesse aux portes des boulangeries de Paris suffisent à frapper de mensonge et de dérision les prétendus « buts de guerre ».
Pour le poète, la tentation est grande d’intervenir à la manière de Zeus tonnant, ou du mage à la manière de Victor Hugo. Mais on a trop présenté Breton comme un « pape » pour qu’il se laisse prendre au piège. Torga, dans son Journal, dénoncera toute supercherie de ce genre, toute invitation lancée au poète pour qu’il monte sur les estrades publiques et y fasse prendre des vessies pour des lanternes grâce à la séduction de son verbe. « Je » intervient dans l’Ode à Charles Fourier, publiée au début de l’année 1947, mais ce n’est qu’un truchement et un relais. Breton se propose de réhabiliter, d’interpréter et de continuer Charles Fourier. L’hymne esquissé dans Arcane 17 aux socialistes utopistes du XIXe siècle — Fourier, mais aussi Flora Tristan et le Père Enfantin — se prolonge dans une Ode au seul Fourier. Cette Ode tripartite, donc conforme en gros au schéma de l’ode pindarique, présente une apparente anomalie…


Date de mise en ligne : 31/08/2016

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