Chapitre d’ouvrage

1980. Dans les usines Fiat, un coup de frein à la contestation ouvrière

[Fiat (Stellantis)]

Pages 503 à 504

Citer ce chapitre


  • Petitjean, O.
  • et Du Roy, I.
(2025). 1980. Dans les usines Fiat, un coup de frein à la contestation ouvrière [Fiat (Stellantis)] Dans
  • O. Petitjean
  • et I. Du Roy
Multinationales : Une histoire du monde contemporain (p. 503-504). La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0503.

  • Petitjean, Olivier.
  • et al.
« 1980. Dans les usines Fiat, un coup de frein à la contestation ouvrière : [Fiat (Stellantis)] ». Multinationales Une histoire du monde contemporain, La Découverte, 2025. p.503-504. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/multinationales--9782348077074-page-503?lang=fr.

  • PETITJEAN, Olivier
  • et DU ROY, Ivan,
2025. 1980. Dans les usines Fiat, un coup de frein à la contestation ouvrière [Fiat (Stellantis)] In : Multinationales Une histoire du monde contemporain. Paris : La Découverte. Cahiers libres, p.503-504. DOI : 10.3917/dec.petit.2025.01.0503. URL : https://shs.cairn.info/multinationales--9782348077074-page-503?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0503


En octobre 1980, après trente-cinq jours de grève contre un vaste plan de licenciements, avec des piquets bloquant l’accès à l’immense usine Fiat Mirafiori, dans le sud de Turin, la lutte connaît un retournement de situation inattendu. Le site industriel, qui emploie près de 50 000 personnes dans les années 1970, est l’un des bastions du mouvement ouvrier italien, d’où sont notamment parties les grandes grèves de 1943 contre le régime fasciste de Mussolini.
Mais le 14 octobre, des milliers d’employés de l’usine, poussés par l’Association des cadres de Fiat et adoubés par les dirigeants, battent le pavé des rues de Turin pour contester le blocage du site industriel et demander la reprise du travail. Si leur nombre est communément estimé à 40 000, celui-ci est largement surévalué, notamment par les médias. Dans ce défilé inhabituel, les contestataires hostiles aux syndicats arborent alors des slogans tels que « nous voulons des négociations, pas la mort de Fiat ». L’enjeu de la grève est pourtant de taille : Fiat a annoncé un plan social pour se délester rapidement de 24 000 travailleurs à l’échelle nationale. Cette mise sous pression des syndicats réussit. Trois jours après la marche, un accord est négocié, qui « réduit » le plan social à 18 000. Bien que soutenue (notamment) par le Parti communiste italien (qui pèse encore 30 % des voix), la grève s’achève ainsi sur cet échec cuisant. Le directeur général de Fiat, Cesare Romiti, engagé dans une ligne dure vis-à-vis des ouvriers depuis sa nomination en 1976, en sort victorieux…


Date de mise en ligne : 20/01/2026

https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0503

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