1932. Bata chausse le monde
[Bata]
- Par Olivier Petitjean
- et Ivan du Roy
Pages 269 à 271
Citer ce chapitre
- PETITJEAN, Olivier
- et DU ROY, Ivan,
- Petitjean, Olivier.
- et al.
- Petitjean, O.
- et Du Roy, I.
- O. Petitjean
- et I. Du Roy
https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0269
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- Petitjean, O.
- et Du Roy, I.
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- et I. Du Roy
- Petitjean, Olivier.
- et al.
- PETITJEAN, Olivier
- et DU ROY, Ivan,
https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0269
Lorsqu’en 1894 Tomáš Baťa fonde dans la ville de Zlín, dans l’Empire austro-hongrois (aujourd’hui en République tchèque), la société qui porte son nom, il est sans doute loin de se douter que celle-ci deviendra, dans les années 1920 et 1930, la principale entreprise mondiale de chaussures et l’un des empires industriels les plus étendus de l’époque.
Issu d’une famille de cordonniers et gérant l’entreprise avec sa famille, Tomáš Baťa (connu ailleurs dans le monde sous le nom de Thomas Bata) doit son succès à plusieurs choix industriels et commerciaux originaux : celui, en 1895, de fabriquer des chaussures en toile plutôt qu’en cuir, celui de partir six mois aux États-Unis pour étudier et copier les machines modernes utilisées dans ce pays qui permettent une production en masse, et enfin et surtout le choix de commercialiser des chaussures à la fois simples, élégantes et abordables. À partir de 1909, l’entreprise Bata ouvre des points de vente en Allemagne et dans les Balkans.
Dans le contexte de crise économique qui suit la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle Bata a été un fournisseur majeur de l’armée austro-hongroise, Tomáš Baťa prend une nouvelle décision radicale : il réduit de moitié le prix de ses chaussures. C’est un succès immédiat. Les ouvriers acceptent de réduire leurs salaires, par crainte du chômage mais aussi parce que Bata leur offre de nombreux avantages.
Tomáš Baťa mène en effet une politique sociale particulièrement ambitieuse et innovante…
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