1930. L’industrie pharmaceutique s’organise en cartels des drogues
[Merck, Bayer, Boehringer Ingelheim, Boehringer Mannheim (Roche), Mallinckrodt, Sanofi, Purdue, Parke Davis (Pfizer), Hoffmann-La Roche (Roche)]
Pages 260 à 268
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- DUDOUET, François-Xavier,
- PETITJEAN, Olivier
- et DU ROY, Ivan,
- Dudouet, François-Xavier.
- Dudouet, F.-X.
- O. Petitjean
- et I. Du Roy
https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0260
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- Dudouet, F.-X.
- O. Petitjean
- et I. Du Roy
- Dudouet, François-Xavier.
- DUDOUET, François-Xavier,
- PETITJEAN, Olivier
- et DU ROY, Ivan,
https://doi.org/10.3917/dec.petit.2025.01.0260
À l’automne 1930 se tiennent à Londres deux conférences internationales consacrées à la limitation de la fabrication des stupéfiants. La première réunit des États, l’autre les industries pharmaceutiques. L’enjeu est de limiter, par un système de quotas, la production de cocaïne, de morphine et de codéine afin qu’elle n’alimente plus le trafic illicite mais serve uniquement les usages médicaux et scientifiques. Il existe en effet une consommation thérapeutique importante de ce que l’on nomme par facilité de langage les « drogues ». Il n’est donc pas question d’interdire purement et simplement ces substances mais de trouver un mécanisme international de régulation qui dresse une frontière hermétique entre usages légitimes et illégitimes. Telles sont les bases sur lesquelles s’édifie la politique internationale des drogues sous l’égide de la Société des Nations (SDN). Très vite, les industries pharmaceutiques sont identifiées comme la source du problème des drogues, avant d’en devenir aussi la solution.
Le problème des drogues tel que nous le connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire comme un problème de santé publique, émerge durant la seconde partie du xixe siècle. L’abus de certaines substances psychoactives, à commencer par l’opium ou l’alcool, est alors de plus en plus perçu comme un fléau sanitaire qui menace l’ordre social. Que ce soit en Chine, aux Amériques ou en Europe, la consommation excessive de ces substances est présentée comme un mal civilisationnel, souvent infligé, comme dans le cas de l’opium, par l’étranger pour affaiblir les populations…
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