II. Le citoyen engagé dans la démocratie
- Par Guy Coq
Pages 55 à 94
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- COQ, Guy,
- Coq, Guy.
- Coq, G.
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- COQ, Guy,
Notes
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[1]
Paul-Louis Landsberg (1901-1944), philosophe allemand lié à l’école de Francfort, grand spécialiste de saint Augustin, émigré pour fuir le nazisme. Converti au christianisme, il apporte beaucoup à l’élaboration de la pensée philosophique de Mounier. Il est mort en déportation.
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[2]
Le Personnalisme, op. cit., p. 78.
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[3]
Ibid., p. 79 ; voir également Introduction aux existentialismes, dans Œuvres, op. cit., t. III, p. 169.
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[4]
Le Personnalisme, op. cit., p. 81.
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[5]
Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 91.
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[6]
Ibid., p. 212.
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[7]
Qu’est-ce que le personnalisme ? (Le Seuil, 1947), dans Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 311.
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[8]
Ibid., p. 339.
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[9]
Ibid., p. 318.
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[10]
Conférence reproduite dans BAEM, n° 29.
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[11]
Ibid., p. 14.
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[12]
Ibid., p. 16.
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[13]
Refaire la Renaissance, op. cit., p. 285.
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[14]
Ibid., p. 264.
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[15]
Esprit, juillet 1935, cité par M. Winock, op. cit., p. 117.
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[16]
Parallèlement, Mounier dénonce les procès de Moscou et les camps staliniens. Cf. « Les cinq étapes d’Esprit », BAEM, n° 29, p. 19.
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[17]
Refaire la Renaissance, op. cit., p. 268.
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[18]
Ibid., p. 269.
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[19]
Ibid., p. 270.
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[20]
Idem.
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[21]
Ibid., p. 276.
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[22]
Cf. Jacques Le Goff, « La pensée de l’action chez Mounier », BAEM, n° 66.
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[23]
Ibid., p. 7.
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[24]
Lettre à Étienne Borne du 21 février 1941, dans Mounier et sa génération, op. cit.
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[25]
L’expression est de Jacques Le Goff.
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[26]
« La pensée de l’action chez Mounier », art. cit.
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[27]
Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 311.
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[28]
Ibid., p. 324.
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[29]
Idem.
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[30]
Ibid., p. 325.
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[31]
Idem.
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[32]
Ibid., p. 370.
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[33]
Refaire la Renaissance, op. cit., p. 270.
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[34]
Feu la Chrétienté, dans Œuvres, op. cit., t. III.
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[35]
On peut en juger en lisant ses Problèmes du personnalisme, au Seuil. Recueil réalisé et présenté par Jean Lacroix, réédité chez Félin Poche sous le titre Pierres Blanches, 2007 (avec une introduction d’Olivier Mongin).
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[36]
Le Personnalisme, op. cit., p. 105.
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[37]
Voir le témoignage de son fils, Jorge Semprun, dans le tome I de Emmanuel Mounier, Actualité d’un grand témoin (Parole et Silence, 2004).
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[38]
Voir Le Discours de la servitude volontaire (Étienne de La Boétie), avec des études de Pierre Clastres et Claude Lefort, Payot, 1976.
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[39]
Le Personnalisme, op. cit., p. 96.
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[40]
Qu’est-ce que le personnalisme ?, dans Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 335.
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[41]
Ibid., p. 336.
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[42]
Voir le chapitre 2 de Qu’est-ce que le personnalisme ?, « le personnalisme de l’engagement », dans Écrits sur le personnalisme, op. cit.
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[43]
Ibid., p. 327.
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[44]
Ibid., p. 188.
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[45]
Ibid., p. 328.
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[46]
Ibid., p. 329.
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[47]
Ibid., p. 371.
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[48]
« L’inquiétude de la liberté dans la France contemporaine », paru dans la Revue suisse contemporaine, octobre 1946, repris dans BAEM, n° 19, p. 10.
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[49]
Esprit, janvier 1983, p. 12.
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[50]
Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 170.
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[51]
Ibid., p. 172.
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[52]
Marcel Gauchet exprime une claire conscience de la situation critique des démocraties en 1939 : « Qui, en 1939, en Europe, eût parié sur les chances des pitoyables régimes parlementaires et bourgeois ? Ces formidables armées de la servitude ne sont plus qu’un souvenir. » Dans L’Avenir de la démocratie, Gauchet fait de cette période la première des deux grandes crises de la démocratie (cf. t. I, « La révolution moderne », Gallimard, 2007, p. 16).
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[53]
Extrait d’un texte écrit après Munich, « Appel à un rassemblement pour une démocratie personnaliste », publié dans Esprit, décembre 1938, BAEM, n° 60.
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[54]
Idem.
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[55]
Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 174.
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[56]
Ibid., p. 185.
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[57]
Esprit, décembre 1938, BAEM, n° 60.
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[58]
« Réflexions sur la démocratie », publié dans les Cahiers de l’Unesco, PHSW, 6-20 avril 1949, repris dans BAEM, n° 41.
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[59]
BAEM, n° 41, p. 24.
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[60]
Ibid., p. 25.
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[61]
Ibid., p. 27.
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[62]
Ibid., pp. 28-29.
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[63]
« Réflexions sur la démocratie », art. cit., et Esquisse d’une théorie personnaliste du pouvoir, dans Le Personnalisme, op. cit., deuxième partie.
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[64]
Cf. Anarchie et Personnalisme, dans Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 265.
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[65]
Proudhon, Idée générale de la Révolution.
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[66]
Le Personnalisme, op. cit., p. 117.
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[67]
Anarchie et Personnalisme, dans Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 266.
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[68]
Esquisse d’une théorie personnaliste du pouvoir, dans Le Personnalisme, op. cit., p. 120.
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[69]
Ibid., p. 117.
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[70]
Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 244.
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[71]
Ibid., p 183.
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[72]
Ibid., p. 184.
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[73]
Manifeste au service du personnalisme, dans Écrits sur le personnalisme, op. cit., p. 184.
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[74]
Le Personnalisme, op. cit., p. 118.
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[75]
Idem.
Pour comprendre la place de l’engagement, il faut d’abord examiner l’importance que Mounier donne à la philosophie des valeurs. Il faut ensuite retracer son propre cheminement. L’engagement permet à Mounier de construire une véritable philosophie du citoyen actif, qui s’articule sur une pensée du politique.
Mounier conçoit la personne comme dépassement de soi-même, comme refus de la fermeture sur soi de l’individu : « elle est mouvement d’être vers l’être », « débordement », « générosité ». Cette analyse est placée sous le titre : « Approches concrètes de la transcendance. » La transcendance n’implique pas une extériorité mais qu’une « réalité supérieure en qualité d’être est au cœur de la réalité transcendée ». Ce dépassement n’est pas un élan vital, car il peut exiger le geste héroïque. Il n’est ni élan vital ni agitation mais élévation, orientation vers des valeurs. Mounier opère ici un déplacement : la transcendance n’est pas seulement le dépassement de la personne vers elle-même, vers un soi-même plus accompli, mais désormais ce transcendement de soi est mû par l’appel des valeurs.
Mounier se démarque ici du philosophe phénoménologue Max Scheler (qu’il a découvert grâce à Paul-Louis Landsberg) pour qui les valeurs sont des réalités absolues. Il n’est pas possible pour lui de subordonner la personne à un abstrait impersonnel. Comment échapper au statut des valeurs comme absolus impersonnels ? En travaillant le lien entre personne et valeur, à partir du christianisme : « Le personnalisme chrétien va jusqu’au bout ; toutes les valeurs se regroupent pour lui sous l’appel singulier d’une Personne suprême…
Date de mise en ligne : 15/09/2019
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