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Chapitre 1. Peuples noirs – Peuples africains et les romans du cycle Dzewatama : analyse d’une filiation

Pages 177 à 198

Citer ce chapitre


  • Aït-Aarab, M.
(2013). Chapitre 1. Peuples noirs – Peuples africains et les romans du cycle Dzewatama : analyse d’une filiation. Mongo Beti : Un écrivain engagé (p. 177-198). Karthala. https://shs.cairn.info/mongo-beti--9782811110154-page-177?lang=fr.

  • Aït-Aarab, Mohamed.
« Chapitre 1. Peuples noirs – Peuples africains et les romans du cycle Dzewatama : analyse d’une filiation ». Mongo Beti Un écrivain engagé, Karthala, 2013. p.177-198. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mongo-beti--9782811110154-page-177?lang=fr.

  • AÏT-AARAB, Mohamed,
2013. Chapitre 1. Peuples noirs – Peuples africains et les romans du cycle Dzewatama : analyse d’une filiation. In : Mongo Beti Un écrivain engagé. Paris : Karthala. Lettres du Sud, p.177-198. URL : https://shs.cairn.info/mongo-beti--9782811110154-page-177?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Peuples noirs – Peuples africains, n° 1, janvier-février 1978, 2e page de couverture.
  • [2]
    La terminologie et le discours betiens qui semblaient obsolètes depuis la chute du mur de Berlin, la dislocation du bloc soviétique et la fin annoncée de l’histoire, semblent retrouver toute leur actualité avec la crise économique, sociale et politique actuelle.
  • [3]
    Mongo Beti, « Les langues africaines et le néo-colonialisme en Afrique francophone », Peuples noirs – Peuples africains, n° 29, septembre-octobre 1972, p. 113. Lors du 43e congrès de l’International p.e.n., Mongo Beti renouvelle ses critiques : « Loin d’être un creuset fraternel des cultures, la francophonie pèche en ce qu’elle s’appuie sur le fait accompli de la prééminence d’une culture, sur la sacralisation arbitraire d’une échelle des valeurs ayant pour axe unique une idéologie dominante, celle de la classe détenant le vrai pouvoir » (Mongo Beti, « Un visage exemplaire de la création littéraire persécutée : l’écrivain francophone d’Afrique noire », op. cit., p. 115).
  • [4]
    Voir Peuples noirs – Peuples africains, n° 1, op. cit., p. 24 : « Peuples noirs – Peuples africains souhaite devenir le lieu de rencontre idéal de militants, de leaders, de chercheurs venant de tous les horizons du progressisme radical noir et africain, à l’exception des adeptes du senghorisme et d’autres idéologies confusionnistes qui n’ont fait que trop de mal à l’Afrique et aux Noirs. »
  • [5]
    Pourquoi ce surnom emprunté à l’arabe et signifiant « roi » ? Est-ce parce que Nicolas est le seul de tous les ex-étudiants à n’avoir pas renié les combats de naguère, ceux qu’il menait, lui et les autres, à commencer par Alexandre, pour l’instauration d’une véritable démocratie dans leurs pays ? Est-ce parce qu’il est le seul à n’avoir pas courbé l’échine devant le dictateur, à ne pas s’être laissé acheter ?
  • [6]
    Mongo Beti, Les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 127-128.
  • [7]
    Mongo Beti, « Un visage exemplaire de la création littéraire persécutée : l’écrivain francophone d’Afrique noire », op. cit., p. 116. Ce texte rappelle un passage de Mission terminée qui, par le biais d’une longue métaphore filée, développe l’image de l’individu perdu dans les rues énigmatiques d’une ville étrange et étrangère : « Le drame dont souffre notre peuple, c’est celui d’un homme laissé à lui-même dans un monde qui ne lui appartient pas, un monde qu’il n’a pas fait, un monde où il ne comprend rien. C’est le drame d’un homme sans direction intellectuelle, d’un homme marchant à l’aveuglette, la nuit, dans un quelconque New-York hostile. Qui lui apprendra à ne traverser la Cinquième Avenue qu’aux passages cloutés ? Qui lui apprendra à déchiffrer le “Piétons, attendez” ? Qui lui apprendra à lire une carte de métro, à prendre les correspondances ? » (p. 250-251). L’homme africain évolue dans un monde (et dans une langue) créé par et pour d’autres et auquel il demeure irrémédiablement étranger. La conclusion qu’en tire Mongo Beti est simple : à l’homme africain de construire un univers qui reflète son génie propre.
  • [8]
    Voir Mongo Beti, « De la violence de l’impérialisme au chaos rampant ». Peuples noirs – Peuples africains, n° 2, mars-avril 1978, p. 27.
  • [9]
    Peuples noirs – Peuples africains, n° 1, op. cit., p. 5.
  • [10]
    Sous ce patronyme, il faut reconnaître un personnage pour lequel Mongo Beti n’a jamais caché son antipathie, Hervé Bourges, ex-président de la première chaîne de télévision française (T.F.1) et qui de 1970 à 1976 dirigea l’École supérieure internationale de journalisme de Yaoundé. Mongo Beti lui consacre d’ailleurs un long article, « La dormeuse et les flibustiers. Hervé Bourges ou l’itinéraire douteux d’un Rastignac “d’extrême-gauche” ». Peuples noirs – Peuples africains, n° 7, septembre-octobre 1980, p. 73-100.
  • [11]
    Mongo Beti, Les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 93.
  • [12]
    Hergé, Tintin au Congo [1930-1931/1946], Bruxelles : Casterman, 1984.
  • [13]
    Mongo Beti, Les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 157. Les grandes oreilles du personnage le signalent comme un sycophante à la solde, sans doute, de quelque service français de renseignements.
  • [14]
    Pour ces deux épisodes : Mongo Beti, La Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op.cit., p. 40-44 et 117-122.
  • [15]
    Ibid., p. 45.
  • [16]
    Ibid., p. 212.
  • [17]
    Nous considérons que les romans du cycle Dzewatama pèchent par un excès de militantisme et de didactisme. Est-ce la trop grande proximité avec la production journalistique qui empêche Mongo Beti de conserver la distance ironique qu’on lui connaît par ailleurs et qu’il retrouvera dans les romans suivants ? Est-ce son extrême implication dans la vie (et pour la survie) de la revue ? Toujours est-il que les nuances dont il sait jouer dans ses autres œuvres semblent singulièrement manquer ici.
  • [18]
    Outre le texte de présentation de la revue, voir également « Les petites ruses en gros sabots de M. Senghor, président du Sénégal » (n° 14, mars-avril 1980) ; « Un nègre à l’Académie française » et « La gloire du collabo » (n° 35, septembre-octobre 1983).
  • [19]
    Mongo Beti, Les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 158 et 160.
  • [20]
    Pour en savoir plus sur cette coexistence, parfois peu pacifique, entre français et langues africaines, voir notamment les travaux de Pierre Dumont (Le Français et les langues africaines au Sénégal et l’Afrique noire peut-elle encore parler français ?). Dans ses deux essais, Pierre Dumont qui dirigea de 1972 à 1979 le Centre de linguistique appliquée de Dakar s’attache essentiellement à l’étude du cas sénégalais. Mais cet exemple particulier est emblématique et significatif des problèmes qui se posent sur tout le continent. On pourra également, pour une approche plus théorique, consulter Louis-Jean Calvet, Linguistique et colonialisme [1974], Paris : Payot, coll. « Petite bibliothèque », 2002.
  • [21]
    Voir supra, 2e partie, chapitre 1 : « Naissance d’un texte hybride : Main basse sur le Cameroun ».
  • [22]
    Peuples noirs – Peuples africains, n° 1, op. cit., p. 1.
  • [23]
    Mongo Beti envisage souvent la lutte des femmes comme emblématique d’un combat qui se déroule à une plus vaste échelle, celui de tous les Africains pour une émancipation véritable. Dans le premier numéro de la revue, figure, en page deux, une déclaration de principe qui résume parfaitement sa position idéologique : « Nous convenons sans aucune hésitation que l’histoire de ces deux derniers siècles, taillée à coups de serpe par l’expansion galopante du capitalisme, a réduit les peuples africains, et les Noirs en particulier, en simple unité intégrante de l’armée internationale des prolétaires ; il ne nous semble pourtant pas moins indéniable que, soutiers pour ainsi dire tout naturels de l’abondance occidentale, nous formons à l’instar des femmes dont l’autonomie de lutte est désormais reconnue comme légitime, une catégorie spécifique de prolétaires qui, parce que son oppression se réalise suivant des modalités particulières, telles que le racisme, a droit à des tribunes réservées pour y faire retentir sa revendication propre, pour se défaire surtout de cette malédiction qu’on dit être le symptôme infaillible de l’esclavage, la privation de parole ». Quelques pages plus loin est de nouveau rappelée la corrélation entre les deux états de sujétion : « Comme les femmes, les Africains dits francophones n’ont cessé de subir la spoliation de parole » (p. 14).
  • [24]
    L’hebdomadaire Jeune Afrique (qui se targua un moment d’être « L’Intelligent ») de Béchir Ben Yahmed fut l’objet de multiples critiques de la part de Mongo Beti, le romancier accusant l’organe de presse d’être à la solde de la France et de ses suppôts africains.
  • [25]
    Peuples noirs – Peuples africains, n° 1, op. cit., p. 14.
  • [26]
    Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun, op. cit., p. 139. Ces quatre journaux sont Politique-Hebdo, Afrique-Asie, La Croix et L’Express.
  • [27]
    Mongo Beti, Les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 47.
  • [28]
    Voir Mongo Beti, la Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 6-9. La métaphore de la muraille de Chine est régulièrement employée par Mongo Beti pour désigner la chape de plomb qui pèse sur l’information liée au continent africain.
  • [29]
    Cette collusion est toujours d’actualité comme en témoigne la visite officielle que le président Paul Biya a effectuée à Paris en juillet 2009. Son séjour a provoqué une violente polémique, la Société des journalistes de l’Express ayant dénoncé l’achat d’espaces publicitaires, dans ce magazine, par la présidence de la République camerounaise. La presse française s’est également fait l’écho de pages de publicité, baptisées dans le jargon euphémisant de la profession « publi-reportage », dans le quotidien le Monde.
  • [30]
    Mongo Beti, La Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 46.
  • [31]
    Mongo Beti, Perpétue et l’habitude du malheur, op. cit., p. 243. La situation change dans les derniers romans comme on peut le voir avec le personnage de Lazare Souop, alias PTC, directeur d’un hebdomadaire indépendant, Aujourd’hui la démocratie ! Voir infra, quatrième partie, « Les romans d’un retour au pays natal ».
  • [32]
    Peuples noirs – Peuples africains, n° 1, op. cit., p. 3. Dans un autre numéro de la revue (n° 32, mars-avril 1983, p. 51 sq.), Mongo Beti attaque une nouvelle fois le quotidien le Monde et, plus précisément, Jean-Claude Pomonti (pour une fois, Pierre Biarnès et Philippe Decraene sont épargnés) : « Intrépides mais impartiaux dans l’éloge comme dans le blâme, nous avons admiré M. Pomonti correspondant de guerre en Extrême-Orient, d’où il envoyait des analyses aussi hardies que lumineuses et pénétrantes sur des événements à propos desquels il avait toute liberté de s’exprimer, les intérêts de son pays n’étant pas en jeu. Puis, M. Pomonti, revenu d’Extrême-Orient, fut affecté à la page africaine de son journal et on le vit alors glisser imperceptiblement de la condamnation de l’impérialisme à la compréhension nuancée des tyrans qui servent de piliers à la “coopération” franco-africaine ».
  • [33]
    Mongo Beti, « François Mitterrand ou le national-tiers-mondisme », Peuples noirs – Peuples africains, n° 27, mai-juin 1982, p. 22.
  • [34]
    Voir Mongo Beti, la Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 180.
  • [35]
    Ibid., p. 181.
  • [36]
    Mongo Beti, Les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 109 et 114. Dans Perpétue (p. 18), un jeune Grec, chauffeur du car dans lequel a pris place Essola, se plaignait également du mutisme de la population.
  • [37]
    Voir les articles consacrés à ce sujet dans Peuples noirs – Peuples africains :
    • n° 2, mars-avril 1978, numéro spécial sous le titre générique : « Droits de l’homme et violence de l’impérialisme sous les dictatures francophiles d’Afrique noire » ;
    • n° 6, novembre-décembre 1978 : « Malheur aux peuples sans voix » ;
    • n° 18, novembre-décembre 1980 : « La presse française et le Congo-Brazzaville » ;
    • n° 22, juillet-août 1981 : « L’Afrique et l’information dans le monde » ;
    • n° 27, mai-juin 1982 : « François Mitterrand ou le national-tiers-mondisme » ;
    • n° 31, janvier-février 1983 : « Les médias, voilà le vrai pouvoir ! » ;
    • n° 32, mars-avril 1983 : « Pourquoi Le Monde s’acharne sur le Nigeria ? » ;
    • n° 33, mai-juin 1983 : « Lech Walesa, Abel Goumba*, même combat ! » ;
    • n° 37, janvier-février 1984 : Quand Le Canard enchaîné découvre le Cameroun » ;
    • n° 40, juillet-août 1984 : « Lettre ouverte à M. Bechir Ben Yahmed** » ;
    • n° 44, mars-avril 1985 : « Deux ou trois choses sur Jeune Afrique » ;
    * Abel Goumba, opposant centrafricain au président André Kolingba, était, à l’époque, emprisonné arbitrairement à Bangui.
    ** Béchir Ben Yahmed, fondateur, longtemps directeur de publication de l’hebdomadaire Jeune Afrique et président-directeur général du groupe Jeune Afrique.
  • [38]
    Mongo Beti, La Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 176.
  • [39]
    Voir les ouvrages de François-Xavier Verschave, la Françafrique (Stock, 1999) et Noir silence (Les Arènes, 2000).
  • [40]
    Titre d’un numéro spécial de Peuples noirs – Peuples africains consacré à cette organisation : n° 7/8, janvier-février/mars-avril 1979.
  • [41]
    Mongo Beti, La Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 178.
  • [42]
    « Faux et usage de faux à la Section Française d’Amnesty International », Peuples noirs – Peuples africains, n° 3, mai-juin 1978, p. 1-2.
  • [43]
    Ibid., p. 2. Les accusations de Mongo Beti visent exclusivement la section française et non l’ensemble de l’organisation. Le romancier rend hommage à l’action de certaines sections, telle celle de l’ex-Allemagne fédérale dont le combat humanitaire ne souffre aucune exclusive. Voir Peuples noirs – Peuples africains, n° 3, op. cit., p. 3.
  • [44]
    Il s’agit de Marie-José Protais qui apparaît sous ce nom dans la Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama. La publication du ministère de la Coopération avait pour titre Actuel-Développement ; elle a cessé de paraître en 1987.
  • [45]
    Voir Mongo Beti, la Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, op. cit., p. 177.
  • [46]
    Ibid., p. 183.
  • [47]
    Peuples noirs – Peuples africains, n° 28, juillet-août 1982, p. 126 : « Ainsi se termine l’histoire de l’enfance pathétique et cahoteuse de Guillaume Ismaël Dzewatama. Celle de la jeunesse de notre héros, intitulée la Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama commencera à paraître dans Peuples noirs – Peuples africains à l’automne de 1983. Mongo Beti ».
  • [48]
    Ibid. Mongo Beti signe là un autoportrait flatteur. Voir aussi supra, p. 256, note 3.
  • [49]
    Voir les Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, pages 126-133 et la Revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama, p. 111-144.
  • [50]
    Sur l’utilisation du dialogue comme procédé didactique et dispositif évaluatif, voir infra, 3e partie, chapitre 3.
  • [51]
    Le deuxième tome de la saga Dzewatama compte 238 pages. Et durant 60 pages, un personnage inexistant jusque-là, occupe le devant de la scène, éclipsant même Marie-Pierre ou Guillaume Ismaël. Cette omniprésence, rare dans l’œuvre de Mongo Beti, est d’autant plus significative ici : elle révèle la douleur d’un homme profondément blessé et trahi par une organisation en laquelle il avait sincèrement cru. En même temps, elle pose un problème de structure et de cohérence de l’œuvre.
  • [52]
    Mongo Beti aimait à répéter qu’en vivant en France, il était bien mieux informé des péripéties et des dessous de la vie politique camerounaise que ses compatriotes restés au pays (entretien avec l’auteur, Rouen, 1985).
  • [53]
    Susan R. Suleiman, Le Roman à thèse, op. cit., p. 222.
  • [54]
    Ibid., p. 36-37.
  • [55]
    Ibid., p. 59.

Lorsqu’en janvier 1978, paraît le premier numéro de la revue Peuples noirs – Peuples africains, Mongo Beti, qui en est le maître d’œuvre, se lance dans une véritable aventure financière et intellectuelle. Il ne s’agit plus pour lui de formuler ses critiques via la médiation du roman, mais de ferrailler, à visage découvert, contre ses ennemis politiques. Non que Mongo Beti ait jamais tenté de dissimuler ses prises de position. Depuis ses premières tentatives scripturaires, l’écrivain a toujours clairement affiché ses principes esthétiques et ses options idéologiques. Mais le passage de l’écriture romanesque à un travail de style journalistique impose une approche différente des faits et des événements. La distance que doit nécessairement prendre le romancier vis-à-vis d’une actualité qu’il entend adapter à son univers fictionnel disparaît. Toutefois, l’auteur des Deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama et le directeur de Peuples noirs – Peuples africains ne sont pas deux entités étrangères et hermétiques l’une à l’autre et un courant d’échanges extrêmement fructueux s’établit entre la revue et les romans. Le lien entre écrits romanesques et textes politiques n’est pas nouveau. Les fictions publiées entre 1974 et 1979, Perpétue et l’habitude du malheur, Remember Ruben et la Ruine presque cocasse d’un polichinelle, sont, nous l’avons vu, étroitement associés à l’essai Main basse sur le Cameroun. De la même manière, l’article contre l’Enfant noir paru dans un numéro spécial de Présence Africain…


Date de mise en ligne : 05/04/2016

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