Le Village Vangard, 2e édition
- Par Martial Solal
Pages 131 à 133
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- SOLAL, Martial,
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- Solal, M.
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En 2003, Lorraine Gordon m’invita de nouveau au Village Vanguard. Je choisis d’y jouer en solo, évènement rarissime. Avant moi, depuis la création de ce club, un seul pianiste avait tenté l’expérience. Tous les journalistes new-yorkais étaient là ; le New Yorker m’accorda de nouveau une place privilégiée en y joignant un grand croquis, j’eus droit à la première page de l’hebdomadaire new-yorkais. Une séquence du film « Jazz never ends » qui racontait tant bien que mal les étapes de ma vie professionnelle, fut tournée par une équipe, déplacée dans le but d’insérer une séquence Vanguard dans le film. Une des soirées fut également enregistrée par Blue Note. Bref, je me suis cru, pendant quelques jours, aussi célèbre que les stars américaines du piano…Mais, de même qu’à chacun de mes séjours aux USA, je choisis de rentrer chez moi, à Paris, en France ! Impossible d’espérer atteindre les sommets dans ces conditions… Lorraine, gérante du Vanguard, m’avait – détail exceptionnel paraît-il –, invité à dîner au restaurant avec Anna. Elle affirmait que j’étais l’un de ses deux pianistes préférés. L’autre était Chucho Valdes, un cubain que je trouvais étonnant, je veux dire excellent et non pas pour parler de son accoutrement habituel.
Ce séjour à New-York avait été précédé d’une invitation pour le moins surprenante : un concert solo au célébrissime MOMA, le Musée d’Art Moderne. Je pense que c’était là mon vingtième voyage aux États-Unis.
Un autre concert que j’estime « historique » fut celui d…
Date de mise en ligne : 08/04/2026
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