Chapitre d’ouvrage

23. Au sommet de la faveur (1669-1670)

Pages 413 à 430

Citer ce chapitre


  • Forestier, G.
(2018). 23. Au sommet de la faveur (1669-1670) Molière (p. 413-430). Gallimard. https://shs.cairn.info/moliere--9782070135066-page-413?lang=fr.

  • Forestier, Georges.
« 23. Au sommet de la faveur (1669-1670) ». Molière, Gallimard, 2018. p.413-430. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/moliere--9782070135066-page-413?lang=fr.

  • FORESTIER, Georges,
2018. 23. Au sommet de la faveur (1669-1670) In : Molière. Paris : Gallimard. NRF Biographies, p.413-430. URL : https://shs.cairn.info/moliere--9782070135066-page-413?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Dépêche du 6 septembre dans la Gazette du 7. Un nouveau livret fut imprimé par Ballard à cette occasion.
  • [2]
    Renseignements donnés par les ultimes ordres de paiement datés du 26 octobre 1669 (CRM, p. 447-448).
  • [3]
    Le nombre de comédies est précisé dans l’ordre de paiement pour les dépenses faites à Chambord, daté du 6 novembre 1669 (CRM, p. 449).
  • [4]
    Lettre à André Falconet, 20 septembre 1669.
  • [5]
    Olivier Lefèvre d’Ormesson, Journal, op. cit., t. II, p. 572.
  • [6]
    Voir Patrick Sauzet et Guylaine Brun-Trigaud, « La Lucette de Monsieur de Pourceaugnac : “feinte gasconne”, vrai occitan », Littératures classiques, 87, 2015, p. 107-134.
  • [7]
    Voir le costume de Pourceaugnac décrit dans l’inventaire après décès de Molière (Œuvres complètes, op. cit., t. II, p. 1149).
  • [8]
    Concernant toutes ces dépenses, voir les ordres de paiement reproduits dans CRM, p. 448-449 et 452-453.
  • [9]
    Lettre en vers à Madame, 23 novembre 1669.
  • [10]
    Billet de M. Petit à Williamson, cité dans François Ravaisson, Archives de la Bastille, Durand & Pedone-Lauriel, 1866-1904, 19 vol., t. VII (1874), p. 209.
  • [11]
    Sur ces deux petites pièces, voir Perry Gethner, « Tartuffe as Drama Critic : A Literary Quarrel of 1669-70 » dans Création et recréation. Un dialogue entre littérature et histoire. Mélanges offerts à Marie-Odile Sweetser, éd. Claire Gaudiani, Tübingen, Gunter Narr, 1993, p. 111-124.
  • [12]
    « Avant-propos » du Divertissement royal, mêlé de comédie, de musique et d’entrée de ballet, livret publié par Ballard pour la création (1670).
  • [13]
    Sur cette relation des « Plaisirs de l’Île enchantée » (1664), voir ci-dessus le chapitre 14, p. 251-255.
  • [14]
    Pour cette date et cet âge, sur lesquels il y eut beaucoup d’hésitations, voir CRM, p. 655 et la note 2141.
  • [15]
    Robinet en fit état dans sa Lettre en vers à Madame du 25 janvier 1670.
  • [16]
    Sur les informations qu’on peut en tirer, voir ci-dessus les chapitres 1, p. 30-32 et 2, p. 37-38.
  • [17]
    Voir M. Jurgens, « En marge de Molière : qui était Boullanger de Challuset ? », art. cité, p. 428-440, et Huguette Gilbert, édition critique d’Élomire hypocondre, thèse pour le doctorat d’université, université Paris-Sorbonne, 1979, p. 56-69. Le privilège d’impression était daté du 1er décembre 1669.
  • [18]
    Aucune œuvre postérieure à 1663 n’est mentionnée dans cette partie, hormis un rajout de deux vers concernant « L’Imposteur ».
  • [19]
    Informations données dans une postface « Au lecteur », imprimée à la fin d’une contrefaçon publiée en 1671 à Lyon.
  • [20]
    Ce n’est que le 18 novembre suivant que la somme fut remboursée par le trésor royal (CRM, p. 477).
  • [21]
    CRM, p. 451.
  • [22]
    Voir ses Lettres en vers à Madame du 8 et du 15 février. Louis XIV ne dansa pas, selon la correspondance de l’ambassadeur de Venise, à cause du « progrès considérable » de « vapeurs à la tête » auxquelles il était « gravement sujet depuis quelque temps » (cité par Jérôme de La Gorce, Jean-Baptiste Lully, Fayard, 2002, p. 156-157).
  • [23]
    Extraordinaire de la Gazette intitulé « Les Magnificences du Divertissement qui a été pris par Leurs Majestés pendant le Carnaval », p. 169 du recueil de l’année 1670.
  • [24]
    Gazette, 15 mars 1670.
  • [25]
    Le 2 septembre suivant, le Parlement commua leur peine à celle du fouet et à cinq ans de bannissement — prélude à un nouvel adoucissement, comme nous le verrons.
  • [26]
    Voir les Lettres en vers à Madame de Robinet du 6 mars et du 12 septembre 1666. Voir ci-dessus, chapitre 18, p. 330.
  • [27]
    Lettre reproduite dans Léon Laroche, « Le théâtre à Mâcon aux xviie et xviiie siècles », dans Annales de l’Académie de Mâcon, 1656-1657, p. 61.
  • [28]
    Lettre en vers à Madame, 10 mai 1670.
  • [29]
    Madame était venue présider aux négociations d’un traité secret d’alliance entre l’Angleterre et la France qui fut signé le 1er juin (22 mai selon le calendrier anglais). Voir Lucien Bély, Les Secrets de Louis XIV. Mystères d’État et pouvoir absolu, Tallandier, 2013.
  • [30]
    Pour tous les détails sur cette mort célèbre, voir le livre de Jacqueline Duchêne Henriette d’Angleterre, duchesse d’Orléans, Fayard, 1995.

Au début du mois d’août 1669, à l’occasion des réjouissances destinées à fêter le rétablissement du Dauphin après une longue fièvre, le roi invita ses deux troupes françaises à Saint-Germain. La Troupe Royale joua Le Baron d’Albikrac, une comédie burlesque du cadet des Corneille, puis la Troupe du Roi enchaîna L’Avare et Tartuffe. C’était la première fois depuis 1664 que Tartuffe était présenté devant la Cour. Le duc de Saint-Aignan en profita-t-il pour rappeler le souvenir des grandes fêtes des « Plaisirs de l’Île enchantée » dont il avait conçu le dessein et dans le prolongement desquelles avait été créée (puis interdite) la comédie ? Toujours est-il que Molière, Lully, Beauchamp et Vigarani furent invités à reprendre trois semaines plus tard, à l’occasion des fêtes de la Saint-Louis, La Princesse d’Élide, qui avait été le moment fort de la deuxième journée des « Plaisirs ». Molière et ses camarades quittèrent Paris pour Saint-Germain le vendredi 23 août et, après deux jours de répétitions avec les musiciens et les danseurs, le spectacle fut donné pour la Saint-Louis, le dimanche 25, dans la grande galerie du château. Il fut repris le mardi, le jeudi et le samedi, et la Gazette précisa qu’à cette occasion La Princesse d’Élide fut « accompagnée de nouvelles entrées de ballet, dont la beauté charma toute la Cour, ainsi que les changements de théâtre et les concerts, qui rendaient ce spectacle des plus magnifiques ». De quittance en quittance, le trésor royal finit par verser un total de 24 021 livres aux Menus-Plaisirs pour faire face à toutes les dépenses de cette fête prolongée…


Date de mise en ligne : 05/08/2021

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

24,99 €

544 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?