Chapitre d’ouvrage

5. La « Révolution blanche » et la « réaction noire »

Pages 397 à 415

Citer ce chapitre


  • Bomati, Y.
  • et Nahavandi, H.
(2019). 5. La « Révolution blanche » et la « réaction noire » Mohammad Réza Pahlavi (p. 397-415). Perrin. https://shs.cairn.info/mohammad-reza-pahlavi--9782262078812-page-397?lang=fr.

  • Bomati, Yves.
  • et al.
« 5. La “Révolution blanche” et la “réaction noire” ». Mohammad Réza Pahlavi, Perrin, 2019. p.397-415. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mohammad-reza-pahlavi--9782262078812-page-397?lang=fr.

  • BOMATI, Yves
  • et NAHAVANDI, Houchang,
2019. 5. La « Révolution blanche » et la « réaction noire » In : Mohammad Réza Pahlavi. Paris : Perrin. Tempus, p.397-415. URL : https://shs.cairn.info/mohammad-reza-pahlavi--9782262078812-page-397?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Frédy Bémont, L’Iran d’avant le progrès, Paris, PUF, 1964, p. 127.
  • [2]
    Mohammad Réza Pahlavi, op. cit., p. 94-95.
  • [3]
    Sébastien Fath, « De Gaulle en Iran (octobre 1963) : le voyage oublié », dernière version avant publication dans la revue Espoir, revue de la fondation Charles-de-Gaulle, n° 125, décembre 2000, p. 109-121. Ce texte est fondé sur le Dossier de préparation du voyage du général de Gaulle en Iran, fiche « La politique intérieure », élaborée par l’ambassade de France en Iran, p. 2.
  • [4]
    Grade inférieur à celui d’ayatollah, signifiant « preuve de l’islam » ou « autorité sur l’islam », qui peut être conféré à un clerc chi’ite capable de donner une interprétation personnelle d’un point de droit dans l’islam.
  • [5]
    Oulémas ou ulémas : dignitaires religieux. Le terme signifie en arabe « savants » (pluriel de ‘âlim).
  • [6]
    Traduction littérale.
  • [7]
    Crainte qui sera souvent justifiée dans l’avenir.
  • [8]
    Terme emprunté au vocabulaire gaullien.
  • [9]
    Mohammad Réza Pahlavi est un fervent partisan du mouvement coopératif.
  • [10]
    La mise en œuvre de cette réforme, la remise des titres de propriété aux paysans, comptera parmi les occupations favorites de Mohammad Réza Pahlavi.
  • [11]
    Voir chapitre « Le plan Ajax », p. 257 sq.
  • [12]
    Ce qu’abolira la révolution islamique.
  • [13]
    Voir note 4 supra.
  • [14]
    Certaines sources avancent la date de 1902. Nous garderons 1900, car c’est la date de naissance qui figure sur ses trois cartes d’identité.
  • [15]
    Nom d’un genre lyrique dans la poésie persane.
  • [16]
    Quatre-vingts ans plus tard, Khomeyni, au pouvoir, se venge, bien que le criminel ait payé son forfait de sa vie. Hossein Bahrami, le petit-fils de Bahram Khan, alors président du conseil municipal de Khomeyn, est arrêté pour « corruption sur la terre », torturé, fouetté en public et pendu. Ses biens sont confisqués et livrés au pillage.
  • [17]
    Moharram, premier mois du calendrier musulman, en est un des plus importants, notamment pour les chi’ites.
  • [18]
    Selon certaines sources en ligne, elle serait née en 1913. Elle mourra le 21 mars 2009 à Téhéran.
  • [19]
    Une fois au pouvoir, il rétablira la polygamie et fixera l’âge minimum du mariage pour les filles à neuf ans : « Faites en sorte que vos filles ne voient pas couler leur premier sang dans votre maison. »
  • [20]
    Voir chapitre « Le plan Ajax », p. 247.
  • [21]
    Les textes de l’ayatollah Khomeyni cités ici sont repris des publications officielles : livres, interviews, documents (voir « Bibliographie »). Les traductions du persan en français sont littérales.
  • [22]
    Pour Sébastien Fath (art. cité), on compte plus de 100 morts et 300 blessés à Téhéran. Dans les Cahiers de l’Orient contemporain n° 52, mai-août 1963, on parle de « quatre cents personnes arrêtées » dans le pays (p. 209). Barry Rubin, dans Paved With Good Intentions, The American Experience and Iran, New York, Oxford University Press, 1980, p. 109, évoque 3 000 dissidents tués (p. 109).
  • [23]
    In Khomeyni et sa révolution, Editions Jeune Afrique, Paris, 1983.
  • [24]
    Sur les péripéties de cet épisode, voir les Mémoires d’Ardéshir Zahédi, op. cit., t. II.

La séparation d’avec Ali Amini, « l’homme des Américains », et la nomination d’Amir Assadollah Alam en juillet 1962 à la tête du gouvernement constituent un nouveau tournant dans le positionnement politique du shah. Elles témoignent de sa volonté de s’affranchir davantage de la protection, voire de la quasi-tutelle, de Washington. Le shah compte ainsi apposer sa marque sur l’histoire de l’Iran, en dirigeant directement les affaires de l’Etat.
Né en 1919, Alam appartient à une vieille famille influente du sud de la province du Khorassan. Ingénieur agronome de formation, c’est un politicien connu, déjà plusieurs fois ministre, mais personne ne le pense alors premier-ministrable. Directeur de la Fondation Pahlavi, une institution parapublique et caritative dépendant de la Couronne, il est surtout le plus proche ami du shah, et peut-être le seul véritable. Entre eux, les relations sont souvent fusionnelles. Ils partageront, entre autres, et pendant plusieurs années, les mêmes femmes, comme le raconte Alam lui-même dans son journal, avec quelque exagération sans doute. Ces aventures ne constituent certes pas l’épisode le plus glorieux de leur connivence. Elles sont surtout déplaisantes pour leurs épouses, Malektadj Alam, une femme issue de l’aristocratie de Shiraz, avec qui Alam s’est marié sur ordre de Réza shah en 1939 et dont l’éducation est irréprochable ; et bien sûr Farah, la shahbanou, qui a dû fermer les yeux sur bien des frasques de son époux. Alam a souvent été l’organisateur d’escapades qui ne sont guère restées secrètes…


Date de mise en ligne : 19/10/2020

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