4. La France redevient la France
- Par Patrick Samuel
Pages 295 à 307
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Notes
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[1]
NDLA : soixante-deux ans plus tard, l’interrogation reste d’actualité…
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[2]
Qui bénéficie en l’espèce d’un amendement à la loi Mac-Mahon.
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[3]
Sic : impropriété surprenante sous la plume d’un ministre des Affaires étrangères.
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[4]
Michel Debré, Mémoires, t. 3, op. cit.
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[5]
Voir Maurice Vaïsse, La Grandeur, Fayard, 1999, p. 130.
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[6]
Note au général de Gaulle sur la politique européenne datée du 27 février 1996, FNSP, CHEVS, Fonds Couve de Murville.
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[7]
Note pour les Affaires étrangères datée du 13 août 1958, in LNC 1958-1960.
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[8]
Directives pour Michel Debré, LNC 1958-1960, 30 septembre 1960.
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[9]
Michel Debré, Mémoires, t. 3, op. cit.
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[10]
Maurice Couve de Murville, Une politique Étrangère, Plon, 1971.
-
[11]
FNSP, CHEVS, lettre de Michel Debré à Maurice Couve de Murville, le 14 novembre 1961.
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[12]
FNSP, CHEVS, lettre de Maurice Couve de Murville à Michel Debré, le 25 novembre 1961.
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[13]
FNSP, CHEVS, Fonds Couve de Murville, lettre datée du 12 décembre 1961.
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[14]
FNSP, CHEVS, lettre de Maurice Couve de Murville à Michel Debré, le 27 janvier 1962.
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[15]
FNSP, CHEVS, lettre manuscrite de Michel Debré à Maurice Couve de Murville, non datée.
Qui imaginerait que sous le général de Gaulle la politique étrangère soit définie ailleurs qu’à l’Élysée ? Le premier directeur de cabinet du chef de l’État, René Brouillet, les deux premiers secrétaires généraux de la présidence, Geoffroy de Courcel et Étienne Burin des Roziers, sont des diplomates. Les conseillers diplomatiques, Jean-Marc Boegner puis Pierre Maillard jouent, entre 1958 et 1964, un rôle important. Toute réunion internationale est préparée en conseil restreint : « Les affaires concernant l’Algérie, les Armées, les Affaires étrangères et la Communauté doivent être traitées directement auprès de moi… », écrit le chef de l’État à Michel Debré. À la négociation classique, le Général préfère le coup de force, l’obstruction, la feinte, l’effet de surprise, en somme l’art militaire appliqué à la diplomatie. Bref, par le choix de son entourage, l’organisation qu’il impose, la manière dont il use, Charles de Gaulle entend conduire sans partage les Affaires étrangères de la France.
Est-ce à dire qu’entre le chef de l’État et un ministre des Affaires étrangères à la fois talentueux et implicitement autorisé à rendre compte directement, le Premier ministre est condamné à un rôle effacé ? On a dit que ce fut le cas pour Georges Pompidou mais c’est probablement là une affirmation bien exagérée. S’agissant de Michel Debré, la situation est certes loin d’être telle ; ce n’est pas sans raison qu’en juin 1958 le Général lui a d’abord proposé d’aller au Quai d’Orsay.
C’est principalement à la politique étrangère que, pendant dix ans, le sénateur d’Indre-et-Loire a consacré sa réflexion et so…
Date de mise en ligne : 16/11/2022
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