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Les visions de la hiérarchie sociale dans le Maine et le Perche à la fin du XVIIIe siècle

Pages 463 à 472

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  • Plessix, R.
(1993). Les visions de la hiérarchie sociale dans le Maine et le Perche à la fin du XVIIIe siècle. Dans
  • J. Bardet,
  • F. Lebrun
  • et R. Le Mée
Mesurer et comprendre : Mélanges offerts à Jacques Dupâquier (p. 463-472). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.barde.1993.01.0463.

  • Plessix, René.
« Les visions de la hiérarchie sociale dans le Maine et le Perche à la fin du XVIIIe siècle ». Mesurer et comprendre Mélanges offerts à Jacques Dupâquier, Presses Universitaires de France, 1993. p.463-472. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mesurer-et-comprendre--9782130450962-page-463?lang=fr.

  • PLESSIX, René,
1993. Les visions de la hiérarchie sociale dans le Maine et le Perche à la fin du XVIIIe siècle. In :
  • BARDET, Jean-Pierre,
  • LEBRUN, François
  • et LE MÉE, René,
Mesurer et comprendre Mélanges offerts à Jacques Dupâquier. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.463-472. DOI : 10.3917/puf.barde.1993.01.0463. URL : https://shs.cairn.info/mesurer-et-comprendre--9782130450962-page-463?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.barde.1993.01.0463


Notes

  • [1]
    J. Dupâquier, Des rôles de taille à l’histoire de la société rurale à la fin de l’Ancien Régime, Actes du 88e Congrès national des Sociétés savantes, Clermont-Ferrand 1963 et Problèmes de mesure et de représentation graphique en histoire sociale, Actes du 89e Congrès national des Sociétés savantes, Lyon 1964.
  • [2]
    Fourier, L’attraction passionnée, rééd. J.J. Pauvert, 1967, p. 84-86 : « De tous les indices qui devraient faire suspecter l’industrie actuelle, il n’en est pas de plus frappant que celui de l’échelle simple en répartition. J’entends par simple une échelle qui ne croît que d’un côté et non de l’autre : en voici un exemple adapté aux cinq classes :
    Description de l'image par IA : Tableau avec lettres A à E et chiffres de 0 à 16, colonnes étiquetées pauvre, gencée, moyenne, aisée, riche.
    La ligne A représente l’origine des sociétés où la différence des fortunes était peu saillante, où la classe pauvre figurée par 0 n’existait pas. A mesure que la fortune publique s’accroît, comme on le voit aux lignes B, C, D, E, il faudrait que la classe pauvre y participe selon la proportion indiquée dans chacune de ces lignes... »
  • [3]
    A l’exception de Régine Robin, La sociétéfrançaise en 1789 : Semur en Auxois, Paris, 1970 et de M. Lachiver, Vin, vigne et vignerons en région parisienne du XVIIe au XIXe siècle, Paris, 1982, p. 455-480.
  • [4]
    J. Dupâquier, Ainsi commença la Révolution..., vol. 1, Campagne électorale et cahiers de doléances de 1789 dans les bailliages de Chaumont-en- Vexin et Magny-en-Vexin, Pontoise, 1989 et vol. 2, Campagne électorale et cahiers de doléances de 1789 dans le bailliage de Pontoise, Pontoise, 1990.
  • [5]
    P. de Saint-Jacob, Une source de l’histoire sociale au XVIIIe siècle, la table des Contrats de mariage dans le fonds du Contrôle des Actes, Actes du 84e Congrès national des Sociétés savantes, Dijon, 1959.
  • [6]
    A ce propos cf. R. Plessix, Les tables de contrats de mariage, source pour l’histoire sociale du Maine et du Perche dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, dans Evolution et éclatement du monde rural, France-Québec XVIIe-XXe siècles, Paris, 1986, p. 285-295.
  • [7]
    Médiathèque Le Mans, Ms 275 bis : « Le Bas Mayne qui est auprès de la Bretagne et de la Normandie est plus champêtre. Il a même quelque chose de sauvage. Le terrain y est fort inégal, il y a des rochers, des montagnes, des forests, des buissons, des estangs... Les terres du côté de Mayenne sont noires, pesantes et difficiles à labourer, mais elles le sont encore davantage du côté de Laval... »
  • [8]
    A.D. Orne C 1281, 1285, 1286 ; pour les chiffres de population C 662 et R. Plessix, Le peuplement de la généralité d’Alençon à la fin de l’Ancien Régime, Annales de démographie historique 1985, p. 323-354 ; pour Autheuil C 93.
  • [9]
    A.D. Mayenne C 213-217, 258, 263, 270, 272, 275.
  • [10]
    A.D. Mayenne, Ms 7, Mémoire sur la généralité de Tours (1691).
  • [11]
    Médiathèque Le Mans, Ms B 471.
  • [12]
    A.D.S. respectivement II C 3768-3770 (1719-1788) et II C 1894 (1753-1789).
  • [13]
    Ainsi à Ecommoy la capitation est de 19 s. pour livre de taille soit 95 %, à Saint-Ouen-en-Belin elle est de 17 s. 9 d pour livre soit 88,75 %.
  • [14]
    A.D.S. C 18-40.
  • [15]
    28 paroisses : Berfay, Bessé-sur-Braye, Bouloire, La Chapelle-Huon, Cogners, Conflans-sur-Anille, Courdemanche, Ecorpain, Evaillé, Jupilles, Marigné, Marolles-les-Saint-Calais, Montaillé, Montreuil-le-Henri, Pruillé-l’Eguiller, Quincampois, Rahay, Saint-Calais, Sainte-Cécile, Sainte-Cérotte, Saint-Georges-de-la-Couée, Saint-Mars d’Outillé, Sainte-Osmane, Saint-Pierre-du-Lorouer, Saint-Vincent-du-Lorouer, Valennes, Vancé, Villaines-sous-Lucé.
  • [16]
    8 paroisses : Bouër, Dollon, Grez-sur-Roc, Lamnay, Saint-Jean-des-Echelles, Saint-Quentin, Semur, Vibraye.
  • [17]
    11 paroisses : Breil-sur-Mérize, Challes, Château l’Hermitage, Coudrecieux, Parignél’Évêque, Saint-Denis-du-Tertre, Saint Mars-du-Loquenay, Saint-Michel-de-Chavaignes, Sargé, Surfonds, Volnay.
  • [18]
    7 paroisses : Lavenay, Lhomme, Montabon, Poncé, Ruillé, Saint-Pierre-de-Chevillé, Vouvray-sur-Loir.
  • [19]
    2 paroisses : Ecommoy, Saint-Ouen-en-Belin.
  • [20]
    67,1 % en b, a et A contre 72 % dans les paroisses viticoles du bailliage de Pontoise ; J. Dupâquier, op. cit., p. 54.
  • [21]
    Le Paige, op, cit., t. 1, p. 414 et t. 2, p. 594.
  • [22]
    P. Bois, Paysans de l’Ouest..., rééd. Paris, 1984, p. 162.
  • [23]
    C est le qualificatif que lui donne le chanoine Le Paige, Dictionnaire topographique... du Maine, Le Mans-Paris, 1777.
  • [24]
    Cf. Marc Bouloiseau, Démographie etfiscalité, Com. d’Histoire éco. et soc. de la Révolution, 1962.
  • [25]
    E. Esmonin, La taille en Normandie au temps de Colbert, Paris, 1913.
  • [26]
    Elle se borne à préciser, art. 508 : « Homme et femme qui ont esté en mariage par an et par jour, à compter du jour des nopces, sont communs en biens meubles, deptes personnelles et arréages de rentes, et en tous acquets qui sont faits durant la ditte communauté ou après le dit mariage paravant la dite communauté, chacun y a autant que l’un comme l’autre, posé que l’acquest soit fait au nom de l’un d’entre eux... Et si l’un des dits conjoints va de vie à trépas dedans l’an et jour, la femme ou ses héritiers emportera ce qu’elle y apporta et non plus. »
  • [27]
    Paul Bois, op. cit., p. 295.

Comme tous les historiens de la France d’Ancien Régime Jacques Dupâquier a cherché à obtenir, à partir d’un document sériel, une image globale de la société urbaine ou paysanne, esquisse que l’on peut, ensuite, affiner, nuancer et illustrer. Disposant de rôles de taille, il en propose, et c’est là que réside son originalité, une méthode d’exploitation dans deux communications aux 88e et 89e Congrès national des Sociétés savantes. Retenant que la hiérarchie sociale repose non sur des écarts absolus mais sur des écarts relatifs, répartition précédemment utilisée par Charles Fourier, il définit ses catégories de classement des impositions en progression géométrique élémentaire Par rapport au prélèvement fiscal moyen, ce qui, en outre, permet des comparaisons entre différents sites en observation. Alors que cette méthode ne Paraît pas avoir suffisamment retenu l’attention des spécialistes, il paie d’exemple en l’utilisant dans deux ouvrages récents pour présenter la société du Vexin. Mais les gisements de rôles de taille ne se rencontrent pas partout. Confronté à ce problème P. de Saint-Jacob, quelques années plus tôt, avait exhumé les tables de contrats de mariage, abondantes dans les fonds du Contrôle des Actes. Exploitées selon la méthode de J. Dupâquier, par rapport à l’apport moyen des futurs conjoints, cette source fournit-elle une image identique, donc substituable ?
Pour répondre à cette interrogation, les archives des départements qui se partagent les dépouilles des anciennes provinces du Maine et du Perche, le plus souvent dépourvues de rôles de taille, mais riches en tables de contrats de mariage, offrent quelques possibilité…


Date de mise en ligne : 27/04/2020

https://doi.org/10.3917/puf.barde.1993.01.0463

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