Chapitre d’ouvrage

Chapitre 5. Apprendre de l’expérience

Mentalisation, confiance épistémique et évolution thérapeutique

Pages 83 à 98

Citer ce chapitre


  • Debbané, M.
(2018). Chapitre 5. Apprendre de l’expérience Mentalisation, confiance épistémique et évolution thérapeutique. Mentaliser : De la théorie à la pratique clinique (2e éd., p. 83-98). De Boeck Supérieur. https://shs.cairn.info/mentaliser--9782807315150-page-83?lang=fr.

  • Debbané, Martin.
« Chapitre 5. Apprendre de l’expérience : Mentalisation, confiance épistémique et évolution thérapeutique ». Mentaliser De la théorie à la pratique clinique, De Boeck Supérieur, 2018. p.83-98. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mentaliser--9782807315150-page-83?lang=fr.

  • DEBBANÉ, Martin,
2018. Chapitre 5. Apprendre de l’expérience Mentalisation, confiance épistémique et évolution thérapeutique. In : Mentaliser De la théorie à la pratique clinique. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Carrefour des psychothérapies, p.83-98. URL : https://shs.cairn.info/mentaliser--9782807315150-page-83?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Il est sans doute pertinent d’observer que la grande majorité des religions intègrent communément des méthodes de communication personnalisées et ostentatoires, faisant figurer chaque croyant comme un interlocuteur à part entière, et qui donnent lieu à des croyances généralisées au monde social, gouvernant une grande proportion des conduites interpersonnelles et sociales, et souvent fermement ancrées dans l’esprit des dévots.

Les sections précédentes ont clarifié la manière dont la théorie de l’attachement constitue un des fondements essentiels de l’approche des thérapies basées sur la mentalisation (TBM). Plus spécifiquement, nous avons évoqué comment le système d’attachement 1) aide à échafauder les compétences primaires de régulation émotionnelle ; 2) soutient l’élaboration de l’appareil symbolique servant à représenter les états mentaux de soi et d’autrui ; 3) encadre le développement du lien entre réalités interne et externe menant l’enfant à développer sa capacité à mentaliser. Les premières formulations du cadre thérapeutique des TBM (Bateman & Fonagy, 2004, 2006) ciblaient une manifestation psychopathologique spécifique, celle du trouble de la personnalité limite (TPL), définie cliniquement comme une dysrégulation des processus interpersonnels (en particulier des relations significatives), du sentiment de la continuité de soi (identité) et du contrôle de soi (impulsivité). Comme nous l’avons vu au premier chapitre, la proposition d’un nouveau modèle thérapeutique visait à épargner aux patients les effets potentiellement iatrogènes de la cure psychanalytique appliquée aux patients souffrant de TPL, et de miser sur un ingrédient qui semblait soutenir les effets positifs au sein de ces mêmes traitements, c’est-à-dire la capacité à mentaliser. D’une manière empreinte d’une certaine grandiosité, Bateman et Fonagy ont d’abord affirmé que tout changement thérapeutique, peu importe l’approche thérapeutique utilisée, émanait probablement de l’effet de la technique sur les capacités du patient à mentaliser…


Date de mise en ligne : 23/04/2021

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