Chapitre 5. Les échanges agricoles et agro-alimentaires des pays méditerranéens : entre géants américains et émergents asiatiques
- Par Foued Cheriet
- et Jean-Louis Rastoin
Pages 89 à 110
Citer ce chapitre
- CHERIET, Foued
- et RASTOIN, Jean-Louis,
- Cheriet, Foued.
- et al.
- Cheriet, F.
- et Rastoin, J.-L.
https://doi.org/10.3917/scpo.cihea.2014.01.0089
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- Cheriet, F.
- et Rastoin, J.-L.
- Cheriet, Foued.
- et al.
- CHERIET, Foued
- et RASTOIN, Jean-Louis,
https://doi.org/10.3917/scpo.cihea.2014.01.0089
Notes
-
[1]
Rive nord : Chypre, Espagne, France, Grèce, Italie, Malte, Portugal, Slovénie (soit huit pays, membres de l’Union européenne, UE-Méd.) ; rive est : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Monténégro (quatre pays des Balkans, PBK) ; rive sud-est : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie, Turquie (onze pays de l’est et du sud de la Méditerranée, PSEM). La Palestine n’étant pas présente dans les statistiques internationales utilisées, les chiffres donnés n’incluent que vingt-deux pays au total ou dix en ce qui concerne les PSEM. Le critère maritime méditerranéen n’est pas stricto sensu applicable à la Jordanie et au Portugal, mais l’usage intègre ces pays pour des raisons historiques et naturelles.
-
[2]
Base de données de l’OMC (http://stat.wto.org/Home/WSDBHome.aspx?Language=F).
-
[3]
OCDE, Base de données OCDE/OMC sur les échanges en valeur ajoutée. Importance des chaînes de valeur mondiales dans la politique commerciale, Paris, OCDE, 2013.
-
[4]
Le montant des importations mondiales des pays méditerranéens mentionnés plus haut (286 milliards de dollars en 2011, 240 milliards en 2010) est sensiblement plus élevé du fait de nomenclatures et de sources différentes.
-
[5]
Avec trois poids lourds à égalité autour de 16 milliards de dollars d’exportation vers les pays méditerranéens : la France, talonnée par l’Allemagne et l’Espagne.
-
[6]
Les écarts constatés entre valeurs des exportations et des importations proviennent de nomenclatures et de critères différents d’estimation.
-
[7]
Il s’agit ici de l’ensemble des secteurs. Les chiffres sectoriels par pays ne sont pas accessibles dans les bases de données internationales, sauf pour les pays de l’OCDE.
-
[8]
Expression employée par S. Abis et J. Nardone (2009) concernant un scénario de développement des échanges agricoles entre le Brésil et les pays arabes.
En prenant votre petit déjeuner à Alger, à Beyrouth ou à Florence, vous consommerez un café brésilien ou un thé chinois, accompagné d’une tranche de pain fabriquée à base de céréales canadiennes, américaines ou en provenance des plaines d’Ukraine, avec une pâte à tartiner chocolatée contenant de l’huile de palme indonésienne, et un jus à base d’oranges en provenance du Brésil ou de Californie. Cette pénétration commerciale, en forte augmentation, des produits agricoles et agro-alimentaires des pays émergents ou des grandes puissances agricoles américaines n’est pas une simple vue de l’esprit. C’est une réalité qui bouleverse les équilibres alimentaires et les flux commerciaux en Méditerranée.
L’accroissement de la présence de ces produits en Méditerranée rend compte de l’activité d’approvisionnement (sourcing) des firmes de la grande distribution, des stratégies des firmes multinationales agro-alimentaires, et d’une volonté de la part des pays du sud et de l’est de la Méditerranée (PSEM) de diversification des fournisseurs agricoles, mais aussi de l’activisme commercial des pays agricoles émergents (Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Ukraine, etc.) et d’un repositionnement des puissances agricoles nord-américaines. Il se traduit notamment par une augmentation des flux commerciaux, par une reconfiguration des chaînes logistiques et par des modifications importantes des modes de consommation, avec des conséquences non négligeables en termes de sécurités alimentaire et nutritionnelle…
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