Chapitre d’ouvrage

L’usage philosophique des mathématiques au XVIIe siècle

Pages 287 à 301

Citer ce chapitre


  • Granger, G.-G.
(1991). L’usage philosophique des mathématiques au XVIIe siècle. Dans
  • R. Rashed
Mathématiques et Philosophie : De l'Antiquité à l'Âge classique (p. 287-301). CNRS Éditions. https://doi.org/10.3917/cnrs.rashe.1991.01.0287.

  • Granger, Gilles-Gaston.
« L’usage philosophique des mathématiques au XVIIe siècle ». Mathématiques et Philosophie De l'Antiquité à l'Âge classique, CNRS Éditions, 1991. p.287-301. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/mathematiques-et-philosophie--9782222044963-page-287?lang=fr.

  • GRANGER, Gilles-Gaston,
1991. L’usage philosophique des mathématiques au XVIIe siècle. In :
  • RASHED, Roshdi,
Mathématiques et Philosophie De l'Antiquité à l'Âge classique. Paris : CNRS Éditions. Hors collection, p.287-301. DOI : 10.3917/cnrs.rashe.1991.01.0287. URL : https://shs.cairn.info/mathematiques-et-philosophie--9782222044963-page-287?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/cnrs.rashe.1991.01.0287


Notes

  • [1]
    Nous donnons en appendice le texte latin du passage, et deux traductions conformes à l’interprétation courante (traduction Robert Misrahi, in Spinoza, Œuvres complètes, édition de la Pléiade et traduction Appuhn, édition Garnier tome iii), ainsi que la traduction que nous proposons.
  • [2]
    « ex eo quod rei natura non sine manifesta contradictione numerum pati potest » : du fait que la nature de la chose ne peut sans une contradiction manifeste admettre [l’application du] nombre.
  • [3]
    Voir par exemple, Essai d’une philosophie du Style, 2e édition 1988.

Une question préliminaire pourrait sans doute être posée : faut-il ou non se méfier d’une philosophie qui ne se situerait pas par rapport aux mathématiques ? En principe, on peut répondre : oui, car la mathématique est la discipline qui fournit, sous une forme extrême, le meilleur terme de comparaison pour évaluer le caractère conceptuel d’une connaissance. Et en philosophie comme en mathématiques, s’il y a apport d’une intuition ce ne saurait être d’une intuition empirique. Les objets idéaux des mathématiques aussi bien que leurs démonstrations strictement réglées fournissent donc au philosophe sinon des modèles, du moins des termes de comparaison qu’il ne saurait éluder. Bien entendu, une telle réponse ne signifie aucunement que l’on exige d’une philosophie qu’elle développe explicitement une interprétation des mathématiques, et moins encore qu’elle vise à rejoindre une forme mathématique de connaissance.
Proposons, afin de mettre en ordre les observations que nous allons présenter, une typologie simple du rapport des mathématiques à la philosophie, valable au moins pour le XVIIe siècle. Il ne s’agit ici notons-le, que de l’usage des mathématiques par la philosophie. Deux questions peuvent être formulées :
1. A quelle mathématique se réfère le philosophe ? La classique, enseignée dans les Écoles, établie dans sa forme, dans son contenu et dans sa problématique, — ou la « moderne », in statu nascenti, novatrice dans la solution des problèmes et éventuellement leur position, contestée, incertaine de son langage …


Date de mise en ligne : 20/07/2018

https://doi.org/10.3917/cnrs.rashe.1991.01.0287

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

20,99 €

330 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

15 pages format électronique (HTML, PDF et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?