Conclusion
Pages 391 à 394
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- HÉRITIER-AUGÉ, Françoise,
- Héritier-Augé, Françoise.
- Héritier-Augé, F.
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- Héritier-Augé, F.
- Héritier-Augé, Françoise.
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Quelque chose s’est passé, d’essentiel, dans le monde occidental ces dernières décennies, qui risque de modifier considérablement non seulement les rapports sociaux de sexe qui sont marqués par la domination de l’un sur l’autre mais, à plus long terme et plus profondément, les représentations mentales qui accompagnaient ces rapports et donnaient l’illusion à la fois d’en être le fondement et de les légitimer. Il s’agit du droit à la contraception qui a été accordé aux femmes, en France, par la loi Neuwirth en 1967. Pourquoi accorder à ce droit une importance majeure ? En premier lieu parce qu’il reconnaît ainsi que les femmes ont le droit de disposer d’elles-mêmes et de leur corps. Ce simple droit : disposer de soi-même en disposant de son corps et de l’usage procréatif qui peut en être fait, est la marque élémentaire de l’autonomie qui est propre au statut juridique de personne. Il est intéressant de noter que c’est deux ans auparavant seulement, en 1965, que la loi avait reconnu à toute femme mariée le droit d’avoir une activité professionnelle sans recourir à l’autorisation de son mari. Si j’accorde à la loi Neuwirth une importance plus grande qu’à celle-ci, qui reconnaissait pourtant également aux femmes le droit de décider de l’occupation de leur temps par une activité professionnelle ou non, c’est pour une deuxième raison. En effet, si l’on suit mes hypothèses, hiérarchie et domination d’un sexe sur l’autre sont liées au fait que les femmes ont le privilège, incompréhensible intellectuellement aux aubes de l’humanité et jusqu’à la fin d…
Date de mise en ligne : 29/10/2021
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