La marche souveraine
- Par Amin Khan
Pages 13 à 17
Citer ce chapitre
- KHAN, Amin,
- Khan, Amin.
- Khan, A.
- A. Khan
https://doi.org/10.3917/chihab.khan.2019.01.0013
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- Khan, A.
- A. Khan
- Khan, Amin.
- KHAN, Amin,
https://doi.org/10.3917/chihab.khan.2019.01.0013
Alors que la mémoire de la sublime preuve de l’existence du peuple algérien par la révolution de Novembre semblait fatalement atteinte après avoir été tant et tant malmenée par le régime qui lui a ravi sa liberté dès l’Indépendance, voici qu’aujourd’hui il reprend sa marche souveraine, au soleil de l’infinité des possibles offerts à ceux qui veulent vraiment, à ceux qui sont prêts à l’effort, au sacrifice, à la transcendance. Et alors que la révolution de Novembre avait réalisé l’extraordinaire exploit de faire ressurgir au monde un peuple en voie d’extermination colonialiste, la révolution de Février devrait, elle, le hisser au palier le plus élevé de l’existence des peuples, là où, libres, ils se gouvernent eux-mêmes par eux-mêmes.
La révolution en cours actuellement a pu être rêvée, elle a pu, ardemment, secrètement, de manière insensée, être espérée, elle a pu être pensée dans tel ou tel de ses aspects, mais à son éclosion, à son explosion savoureuse et tranquille, elle a surpris tout le monde, le peuple lui-même, et le monde entier, par son ampleur, en rassemblant à travers tout notre territoire, toutes les générations, toutes les catégories sociales, toutes les tendances idéologiques, toutes les opinions politiques, par son auto-organisation, parfaite, par son caractère pacifique, totalement, par son souffle, long et puissant, par son intelligence acérée et son inépuisable créativité.
Cette révolution que nous avons, nous autres, le privilège inouï de vivre est d’abord terriblement émouvante…
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