Conclusion
Pages 349 à 354
Citer ce chapitre
- LASSERRE, Frédéric,
- GONON, Emmanuel
- et MOTTET, Éric,
- Lasserre, Frédéric.,
- et al.
- Lasserre, F.,
- Gonon, E.
- et Mottet, É.
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- Lasserre, F.,
- Gonon, E.
- et Mottet, É.
- Lasserre, Frédéric.,
- et al.
- LASSERRE, Frédéric,
- GONON, Emmanuel
- et MOTTET, Éric,
La géopolitique permet-elle encore de comprendre le monde ? Ainsi s’interrogeait notamment la Revue de politique française, dans un numéro thématique datant de 2000. Le simple fait de poser la question exprime, beaucoup mieux qu’on ne le croirait de prime abord, une conception bien précise de la géopolitique : il s’agirait d’une discipline susceptible de rendre compte de la marche de l’Histoire et du monde.
Or, à l’instar de toute discipline des sciences humaines, la géopolitique ne peut prétendre expliquer le monde. Définie dans ses objets d’étude et ses méthodes, au reste de manière assez souple, elle ne saurait élaborer une quelconque théorie générale et crédible des relations entre l’Homme, son milieu et l’Histoire. L’observateur en géopolitique s’inspire des méthodes d’enquête sur le terrain de la géographie, de la sociologie et d’autres disciplines des sciences humaines ; il s’efforce de comprendre notamment les représentations des divers groupes dont il doit identifier la pertinence pour son travail d’analyse. Bref, dans le cadre des acquis de la géographie et des sciences politiques et des méthodes exposées dans cet ouvrage, la géopolitique est par essence une discipline empirique.
Au sein de l’école matérialiste et chez certains élèves de l’école réaliste, le discours s’efforce de prouver qu’au contraire, il est possible de dégager des « lois de l’espace », des « facteurs permanents de la géopolitique » [Chauprade, 1999] qui influeraient de manière constante sur l’évolution de l’histoire…
Date de mise en ligne : 24/11/2020
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