Conclusion
Pages 168 à 173
Citer ce chapitre
- BURKEL, Boutayna
- et FORTUIT-KLEIN, Charlotte,
- Burkel, Boutayna.
- et al.
- Burkel, B.
- et Fortuit-Klein, C.
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- Burkel, B.
- et Fortuit-Klein, C.
- Burkel, Boutayna.
- et al.
- BURKEL, Boutayna
- et FORTUIT-KLEIN, Charlotte,
Chaque individu arrive en entreprise avec ses bagages. Et chaque collectif se construit dans le temps avec des relations, des ressources et compétences. Pour faciliter l’intégration et le maintien à l’emploi, l’État français a légiféré et réglementé la prise en compte des vulnérabilités dans la sphère professionnelle. La vulnérabilité demeure toutefois taboue dans le monde de l’entreprise comme dans la société. La vulnérabilité fait peur, agace et peut nous renvoyer à nos propres manquements. Cependant, il est important de reconnaître qu’elle constitue une part intrinsèque et naturelle de l’expérience humaine et qu’elle peut créer une occasion de compassion, de connexion et de croissance personnelle et collective. « L’être est structurellement et ontologiquement manquant » affirme l’écrivaine Mazarine Pingeot, partant du postulat que nous sommes structurellement et inévitablement tous exposés à nos vulnérabilités à un moment ou un autre de nos vies professionnelles.
Les questions de vulnérabilité ne sont ni anecdotiques ni marginales. Les fragilités émergent et se propagent quand les individus sont confrontés à des environnements de travail dysfonctionnels (marqués par le déni, la peur, la honte, l’insécurité, le harcèlement, etc.). La vulnérabilité n’est pas contagieuse ; mais la fragilité l’est. Ainsi, quand sa prise en charge pèche (manque de soutien de l’organisation et du système), un effet domino surgit. C’est tout un système qui se trouve à nu. Si la confiance et l’engagement sont difficiles à construire, ils sont très faciles à casser…
Date de mise en ligne : 06/05/2025
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