IX. Voix poétiques du roman chez Assia Djebar et Maïssa Bey
- Par Mahaut Rabaté
Pages 153 à 168
Citer ce chapitre
- RABATÉ, Mahaut,
- MAGRI-MOURGUES, Véronique
- et BONHOMME, Béatrice,
- Rabaté, Mahaut.
- Rabaté, M.
- V. Magri-Mourgues
- et B. Bonhomme
https://doi.org/10.3917/herm.magri.2025.01.0153
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- Rabaté, M.
- V. Magri-Mourgues
- et B. Bonhomme
- Rabaté, Mahaut.
- RABATÉ, Mahaut,
- MAGRI-MOURGUES, Véronique
- et BONHOMME, Béatrice,
https://doi.org/10.3917/herm.magri.2025.01.0153
Notes
-
[1]
Dominique Rabaté, Poétiques de la voix, Paris, José Corti, 1999, p. 7.
-
[2]
Jean-Pierre Martin, La Bande sonore, Paris, José Corti, 1998, p. 35.
-
[3]
Jean-Michel Maulpoix, Du lyrisme, Paris, José Corti, 2000, p. 384.
-
[4]
Id., p. 39.
-
[5]
Id., p. 38.
-
[6]
Jean-Michel Maulpoix, op. cit., p. 157.
-
[7]
Voir à ce propos Dominique Rabaté, Louis-René des Forêts, la voix et le volume, Paris, José Corti, 1991, p. 21.
-
[8]
Émile Benveniste, Problèmes de linguistique générale, t. 1, chapitre xix, « Les relations de temps dans le verbe français », Gallimard, 1979 [1966], p. 237-250.
-
[9]
Assia Djebar, Nulle part dans la maison de mon père, Arles, Actes Sud, 2011 [Fayard, 2007] et Maïssa Bey, Surtout ne te retourne pas, La Tour-d’Aigues, éditions de l’Aube, coll. « poche », 2006 [2005].
-
[10]
Henri Meschonnic, Critique du rythme. Anthropologie du langage, Lagrasse, Verdier 2009 [1982], p. 72.
-
[11]
Id., p. 280. Voir notamment le chapitre « Le poème et la voix », p. 273-296.
-
[12]
Assia Djebar, op. cit., p. 393.
-
[13]
Id., p. 394.
-
[14]
Ibid.
-
[15]
Op. cit., p. 395.
-
[16]
Id., p. 391.
-
[17]
Ibid.
-
[18]
Op. cit., p. 392.
-
[19]
Id., p. 410.
-
[20]
Maïssa Bey, op. cit., p. 13.
-
[21]
Ibid.
-
[22]
Op. cit., p. 14.
-
[23]
Ibid.
-
[24]
Ibid.
-
[25]
Ibid.
-
[26]
La narratrice indiquera « la terre tremble et je vacille », Surtout ne te retourne pas, op. cit., p. 53.
-
[27]
Surtout ne te retourne pas, op. cit., p. 14.
-
[28]
Assia Djebar, op. cit, « Ce matin-là », p. 399-415.
-
[29]
Lorsque la jeune femme renoue avec sa mère à la fin de l’œuvre, elle se rend dans la maison familiale où s’est produit le meurtre. Le personnage est alors assailli par l’odeur du lieu : « Nous sommes accueillies par une odeur de renfermé, pire encore, une odeur de moisi qui semble avoir pris possession des lieux. Une odeur qui suggère indubitablement l’abandon. Incrustée sans doute depuis des décennies », Maïssa Bey, op. cit., p. 138. Pour une analyse plus approfondie du rôle de l’odeur dans Surtout ne te retourne pas, voir Hélène Julien, « “L’odeur est là” : odeurs et olfaction dans Surtout ne te retourne pas », The French Review, volume 91, number 4, May 2018, p. 83-93.
-
[30]
Maïssa Bey, Surtout ne te retourne pas, op. cit., p. 204.
-
[31]
Id., p. 205.
-
[32]
Assia Djebar, op. cit., p. 394.
-
[33]
Maïssa Bey, op. cit., p. 14.
-
[34]
Jean-Michel Maulpoix, Du lyrisme, op. cit., p. 384.
-
[35]
« La voix de l’homme m’a hélée. Trop tard ! Le fil est rompu », Assia Djebar, op. cit., p. 394.
-
[36]
Assia Djebar, op. cit., p. 384-385, l’écrivaine souligne « accompagnée ».
-
[37]
Cette interprétation de la voix comme image de la conscience du sujet est développée par Bruno Clément dans La Voix verticale, Paris, Belin, 2012.
-
[38]
Maïssa Bey, op. cit., p. 53.
-
[39]
Id., p. 52, en italique.
-
[40]
Assia Djebar, op. cit., p. 380.
-
[41]
Id., p. 381.
-
[42]
Maïssa Bey, op. cit., p. 52.
-
[43]
Id., p. 108.
À partir des années 1990, la présence de la voix dans le récit est étudiée par la critique de la vocalité qui cherche à penser les nouvelles modalités du genre narratif au xxe siècle. S’attachant à des textes d’écrivains occidentaux tels que Joyce, Beckett, Céline ou Camus, Dominique Rabaté définit la voix dans l’écriture comme « un effet de présence et d’accent » et Jean-Pierre Martin la caractérise comme « le bruit d’un mouvement intérieur ». Ces analyses sont tributaires d’une définition de la voix qui emprunte aux caractéristiques de la voix poétique. En effet, Jean-Michel Maulpoix, dont les travaux sur le lyrisme ont mis en avant la relation entre le sujet et la voix qui se tisse dans la poésie, écrit : « la voix doit enchanter par elle-même et pour elle-même. Elle doit traduire avec justesse, sans emphase ni pathos, les mouvements intérieurs de l’être. Il lui faut, en quelque sorte, substituer la présence à l’individu ». On observe ainsi que les « mouvements intérieurs » et la « présence » du sujet fondent la voix poétique comme la voix des récits. Jean-Pierre Martin explicite la filiation qui s’opère en indiquant que « le désir de voix, en quelque sorte consubstantiel à l’idéologie de la poésie, donne son impulsion première au geste du poème ». Si le roman fait entendre une voix c’est, pour Jean-Pierre Martin, parce que « l’idéologie du roman se conjugue avec celle de la poésie ». Qu’elle se déploie dans le poème ou dans le récit, la voix semble donc être l’élément essentiel permettant de définir ce qui fait poésie…
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